Fabian Ballarin et Eric Jetner dans FAME

FAME

 

Par Philippe Escalier pour www.sensitif.fr

 

 

Fame débute le 28 mars au théâtre Comédia et dispose des atouts pour s’inscrire dans la lignée des comédies musicales réussies de ces derniers mois : volonté de créer un spectacle propre au public français, constitution d’une équipe de choc, appel à de jeunes talents. Parmi eux, nous vous faisons découvrir en avant-première Fabian Ballarin et éric Jetner.

 

 

FABIAN BALLARIN

 

 

Fait pour la comédie musicale, ce grand brun aux yeux bleu acier est aussi à l’aise sous les traits du Prince charmant dans Blanche-Neige que dans les trois rôles successifs qui lui ont été confiés dans Un violon sur le toit. Originaire d’Albi, Fabian Ballarin apprend le piano classique au conservatoire de Toulouse avant de s’orienter vers le jazz et d’écumer les pianos-bars du Sud-Ouest. Très amoureux de sa région, il la quitte à regret pour venir travailler à Paris où il décroche son premier contrat dans La Périchole mise en scène par Jérôme Savary. Il prend aussi des cours de chant et travaille sa technique afin de perfectionner sa voix de baryton-basse, tout en commençant à s’intéresser au théâtre : « En la matière, j’ai suivi quelques formations mais j’ai surtout appris sur le tas, notamment en côtoyant des metteurs en scène comme Jean-Luc Moreau qui m’ont fait évoluer. Généralement on fait une école et puis on bosse, eh bien, j’ai fait l’inverse ! »

 

Dans Fame, il interprète le rôle de Nick, élève à la notoriété gagnée grâce à une publicité venu à l’Académie pour prouver qu’il peut être un vrai comédien, mettant toute son énergie dans son travail jusqu’à refuser de voir, du moins dans un premier temps, la fille qui s’intéresse à lui.

 

Habitué des comédies musicales (Dracula, Musical Suspect), sa participation à Fame n’avait pourtant à ses yeux rien d’une évidence : « Je ne suis pas danseur, donc je ne pensais pas pouvoir être retenu » explique-t-il. C’est le directeur artistique Samuel Sené qui lui envoie un message sur Myspace pour lui dire son étonnement de ne pas le voir inscrit au casting. « J’ai envoyé mon CV mais j’étais malade le jour de l’audition et là, c’est Stéphane Laporte (auteur des paroles avec qui j’ai travaillé sur Un violon sur le toit) qui m’a rappelé afin que je vienne auditionner. Je suis donc bien là grâce à eux ! Ensuite, le chorégraphe Raphaël Kaney-Duverger (j’adore son travail et son sens de la pédagogie) et le metteur en scène Ned Grujic (il sait exactement où il va, c’est une très belle rencontre, autant artistiquement qu’humainement) ont su me mettre en confiance. On va beaucoup bosser m’ont-ils dit et ma foi, ils ont tenu promesse ! »

 

Ses loisirs, si l’ont fait exception des sports d’équipe (basket, hand-ball) sont consacrés à ses passions artistiques. Au piano, pour commencer, auquel il est resté fidèle même s’il a dû arrêter les cours et si la taille des appartements parisiens lui interdit d’en posséder un et aux spectacles (surtout musicaux) qu’il va voir lorsqu’il n’y participe pas : « J’ai fait aussi partie, en tant que basse, du quartette vocal à4 gospel avec qui j’ai tourné pendant presque deux ans. »

 

Fabian Ballarin, après avoir participé pour la Saint-Valentin à une pub originale et interactive signée Carte noire où, s’accompagnant au piano, il composait à la carte une chanson d’amour à la demande des internautes, s’apprête à remonter, à trente ans, sur les planches du théâtre Comédia. Avec visiblement toujours autant de plaisir.

 

 

Éric Jetner

 

« C’est en venant dans la capitale voir Starmania que j’ai compris ce que j’avais envie de faire. Je faisais déjà du saxophone et j’ai tout de suite commencé des cours de chant dans ma Normandie natale. » Éric Jetner parle ainsi de ses débuts et ceux qui ont vu Cabaret auront certainement remarqué le sourire et le charme naturel de ce jeune comédien-musicien précoce. À quinze ans, il quitte ses parents (qui le soutiennent, lui demandant juste de passer le bac) pour s’installer à Paris et entrer au Centre des arts vivants où pendant quatre ans, il suit une formation générale en prenant notamment des cours de danse et de chant. Les premiers rôles arriveront dans la foulée avec Plus belle que toi et Swinging Fantasy.

 

À vingt et un ans, c’est la divine surprise avec l’engagement dans Cabaret qui le pousse à se remettre au saxo. « C’est mon premier grand spectacle. Preneur de toutes les expériences de travail capable de m’enrichir, j’ai travaillé auparavant dans une compagnie, fait une comédie-ballet, bossé à Disney, comme beaucoup d’intermittents ! »

Ce seront pour lui des mois magnifiques, tant sur le plan artistique qu’humain avec de grands moments forts en adrénaline lorsqu’il doit, à quelques reprises, endosser le habits du Maître de cérémonie auquel il servait de doublure.

L’enchaînement avec Fame ne peut que le ravir même s’il aurait aimé pouvoir souffler un peu plus que les quarante-huit heures qui séparent les deux spectacles. Il se régale d’avance d’un rôle qui lui va comme un gant et dont il parle volontiers : « Je joue Goody, le bon copain un peu déjanté, étudiant en musique, blagueur et sympathique. À la fin, il obtient son diplôme et va certainement créer un groupe avec deux autres copains et devenir un artiste polyvalent. Finalement, il est assez proche de moi ! »

Même pour lui qui a fait six ans de danse, la partie chorégraphiée reste la plus dure : « Je m’éclate ! Avec son style particulier, Raphaël Kaney-Duverger a fait un superbe travail auquel personne ne peut s’attendre. J’ai dû me remettre à la danse à fond. C’est très physique, chanter et danser, il va falloir avoir une super-hygiène de vie pour tenir le coup, mais avec Cabaret, j’ai été à bonne école ! » Le tout se fait dans la bonne humeur, Éric ayant retrouvé sur Fame, outre sa meilleure amie, l’ambiance familiale et l’énergie de groupe qui l’ont séduit sur Cabaret.

 

Trop heureux de ces deux grandes comédies musicales qui se succèdent, Éric Jetner ne regarde pas trop vers le théâtre. « Pour l’instant ce n’est pas ma priorité, je me sens trop à l’aise dans ces spectacles mélangeant le théâtre, la musique, la danse et le chant. J’ai envie de m’ouvrir à un maximum de choses ! »

 

Reste alors un peu de temps pour s’occuper de soi : « Lorsque je ne travaille pas, je me repose et je dors. Le rythme avec Cabaret a été tel (une seule journée de repos dans la semaine !) que le temps libre était très rare d’autant qu’il fallait bien une partie de la journée pour récupérer de la fatigue de la veille. Ensuite, il faut gérer son temps au mieux si l’on veut voir ses amis ou sa famille, aller au cinéma, pouvoir se balader. » Ou encore prendre un peu de recul pour faire un premier constat sur ce début de carrière : « J’ai beaucoup travaillé, j’ai fait des sacrifices pour payer mes cours, je suis ravi d’en être là aujourd’hui » dit-il sans se départir de son joli sourire.

On ne peut qu’acquiescer : à vingt-trois ans, le parcours exemplaire d’Éric Jetner mérite un grand coup de chapeau !

 

http://www.myspace.com/ericjetner

A propos Sensitif

Journaliste, photographe, éditeur du magazine Sensitif : www.sensitif.fr
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