L’opéra de Sarah


Au théâtre, avec du talent, on peut faire des merveilles et
embarquer le spectateur dans une épopée magnifique avec un minimum de choses.
Le texte d’Alain Marcel sur la vie de Sarah Bernhardt réussit ce prodige. Un
acteur magnifique (Jérôme Pradon) et un pianiste (Damien Roche), et voilà l’un
des plus étonnants spectacles de cette saison.

 

Nul besoin d’être un fan d’art dramatique pour s’intéresser
à la vie d’une très grande actrice, quand l’histoire est restituée avec autant
de bonheur. Le texte d’Alain Marcel (il est aussi comédien à l’affiche de Perthus au Petit Marigny) fait revivre
la tragédienne au travers d’une narration de folie, mettant en avant des
aspects peu connus de sa vie, et on se régale ! Les dialogues, entrecoupés
de nombreux airs, donnent vie à cette saga musicale d’une vivacité et d’une
drôlerie peu communes. Et il faudrait être bien blasé pour ne pas voir dans ce
spectacle chanté, d’une incroyable richesse scénique, une inépuisable source de
jubilation. C’est aussi l’occasion de redécouvrir l’art de Jérôme Pradon qui
fait ici une prestation hors du commun et que les comédies musicales
londoniennes ont trop souvent tenu éloigné de Paris. Pour le reste, nous vous
laissons les joies de la surprise. Sachez seulement qu’il s’agit la première
partie de la vie de celle qui s’immortalisa aussi dans des rôles travestis,
dont celui de l’Aiglon. Une existence extravagante, amoureuse, mais toujours
marquée par le sceau de la générosité (Sarah Bernhardt prit le parti de Dreyfus
et se consacra aux blessés durant la guerre de 1870). Vigoureux démenti à ceux
qui pensent que la création a du plomb dans l’aile, L’Opéra de Sarah est indiscutablement un spectacle populaire tout
public synthétisant ce qui fait la beauté et la noblesse du théâtre.

Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr

 

Photo ERIC DEVERT

Théâtre de l’œuvre :
55, rue de Clichy 75009 Paris

Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h 30

01 44 53 88 88

 

La Framboise Frivole : Furioso


Elle a beau se donner de grands airs, la musique classique
n’en prête pas moins à rire. Peter Hens le prouve et vient plonger de nombreux
tubes musicaux dans un bain de folie furieuse dont les spectateurs sortent tout
ragaillardis.

La Framboise Frivole et les Parisiens, c’est une aventure de
plus de quinze ans. Quinze ans de délire sur de grands compositeurs classiques,
prétextes à des balades musicales nous faisant aller de Rossini à Dalida en
passant par Joe Dassin, Camille Saint-Saëns ou Edvard Grieg. Dans Furioso, son nouveau spectacle tout
public, Peter Hens raconte comment il a failli devenir cuisinier et commence
par entonner un lieder de Schubert (Leader
Maximo
) dont le texte, très loin de Goethe, semble copié sur la carte d’une
pizzeria. Quelques facéties plus tard, son Alléluia
de Haendel est soudain détourné par Freddy Mercury et tout le spectacle se
construit autour d’un mélange inattendu et réussi des styles musicaux les plus
divers. Peter Hens, accompagné de son violoncelle (qui parle !) et par les
doigts agiles du pianiste Yves Gourmeur (qui ne parle pas !), saute
allègrement d’une musique à une autre ; en l’espace d’une demi-seconde, il
change de style, d’époque et de voix. On reste subjugué et l’on s’amuse de ce
magistral mélange des genres. Étant ici entre mélomanes, personne ne nous
reprochera d’apporter un petit bémol, à savoir l’excès de calembours dont
visiblement Peter Hens raffole. Si l’on excepte ce petit travers, la balade
gastronomico-musicale de la Framboise Frivole mérite une excellente note.
Lorsqu’au moment de se séparer, le public, debout, est appelé à reprendre le
final de Traviatata de Verdi avec des
sonorités loufoques de basses wagnériennes sur la digestion, on peut entendre
dans ce délire commun toute la joie de l’assistance de s’être retrouvée
là !

Philippe Escalier pour : http://www.sensitif.fr

 

Théâtre des Bouffes Parisiens : 4, rue Monsigny 75002
Paris

Du mardi au samedi à 21 h et matinée le samedi à 16 h 15

01 42 96 92 42

 

 

 

 

 

L’ARTISHOW

 

En découvrant le nouveau spectacle de l’Artishow conçu par
Xavier Barboteu, on assiste à la transformation réussie d’un café-théâtre ayant
su garder l’esprit convivial et festif qui a fait son succès tout en se hissant
au plus haut niveau. Nouvelle immersion dans l’univers de l’incontournable
cabaret parisien.

 

Depuis des années, l’Artishow a su démontrer que
professionnalisme pouvait se conjuguer avec esprit de troupe et de famille.

C’est la même équipe, légèrement étoffée, que l’on retrouve
au fil des ans avec, pour les habitués, le sentiment de revoir des amis de
longue date. Si l’on découvre l’endroit pour la première fois, l’impression est
toujours la même, un bel étonnement devant ce spectacle unique en son genre.
Dans cette fête, rien de superficiel, tout est généreux et authentique, depuis
l’accueil jusqu’aux remerciements finaux. C’est la troupe qui vous reçoit sur
le perron du cabaret, c’est elle qui assure le service pendant le repas dans
une ambiance déjà un peu survoltée. Avec le pousse-rapière en guise d’apéritif,
tout ce que l’on vous sert est présenté simplement (pas de chichis) mais c’est
indiscutablement bon : du foie gras en entrée, une blanquette de veau avec
des petits légumes et un croustillant au caramel en dessert avec un bon choix
de vins et un pain de campagne bio. Le repas servi, le gong retentit plusieurs
fois : le spectacle peut commencer !

 Loin des numéros qui s’enchaînent, Xavier Barboteu a
toujours voulu s’inscrire dans une thématique et recréer un univers. Que ce soit
ses idées de mise de scène, les costumes (toujours plus riches et plus
étonnants, on pourrait s’imaginer parfois au carnaval de Venise), les
performances des artistes, on devine un travail considérable et le résultat est
(ô combien !) à la hauteur. Les références nombreuses dont chaque épisode
est émaillé plongent, cette fois-ci, leurs racines dans le cinéma. La parodie,
présente avec Framboise (qui unit à jamais Marie-Paule Belle et Sylvie Joly) et
Mamyta (incroyable Bardot et Mme de Fontenay), vient ponctuer des numéros qui
ne sont plus de l’imitation tant l’univers recréé est personnel et fort. Que ce
soit Tina Turner (avec Adam, l’un des deux petits nouveaux), Julie Pietri
(Galipette), Christophe Willem (Antoine), Charles Aznavour (Jean-Yves) ou Marilyn
Monroe, on croit aux personnages avec lesquels on vibre et on salue la
performance. Les danseurs Stéphane, François et Nicolas (qui fait également un
superbe Charlot) servent parfaitement les chorégraphies maison qui allient la
fantaisie, l’humour et la danse sous le regard de Pascal et Gregory, les deux
grooms tout de rouge vêtus, paraissant sortir d’un livre de Tintin et qui
passent de la salle à la scène pour agrémenter la soirée de leurs facéties.

Machine à donner du bonheur, l’Artishow devrait, par les
temps qui courent, être reconnu d’utilité publique ! Un peu caché dans le
XI
e arrondissement, le cabaret transformiste, en quelques années, a
su s’imposer et gagner une notoriété que beaucoup doivent lui envier
aujourd’hui.

Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr


3, cité Souzy 75011 Paris

01 43 48 56 04

http://www.artishowlive.com

Éric TRAONOUEZ

En 2008, à Taïwan, Éric Traonouez est devenu le premier
champion du monde français en patinage artistique sur roulettes. Interview d’un
sportif inconditionnel du roller depuis son enfance, arrivé à moins de trente
ans au sommet de son art et qui s’apprête à se consacrer maintenant à d’autres
activités.

 

Comment tout a
commencé ?

Un peu par hasard, quand j’étais gamin, grâce à mon école.
J’ai essayé et j’ai bien accroché. Un entraîneur m’a remarqué et m’a pris sous
son aile. Un an après, à dix ans, j’étais champion de France. Très investi,
très souple, j’ai beaucoup travaillé (quatre fois par semaine, deux heures
d’entraînement accompagnées d’une préparation physique vraiment intense) et ma
progression a été constante.

 

N’avez-vous jamais
hésité avec le patin à glace ?

Le patinage sur glace ne m’a pas attiré au départ. La glace
est un sport qui coûte très cher et qui demande de très gros sacrifices,
notamment pour les entraînements. J’avais envie d’un sport un peu plus
accessible !

 

Le in-line est une
discipline très récente ?

Oui, quand j’ai arrêté le quad (un patin à quatre roues) en
2002 pour faire un break, ont été organisés en Allemagne les premiers
championnats du monde de in-line (patin avec trois roues alignées). J’ai trouvé
le in-line rigolo. La fédération m’a offert un équipement pour que je le teste
et j’ai beaucoup aimé. Après quatre années sans patiner, j’ai repris en 2006
avec le in-line et j’ai fini cette année-là champion d’Europe et troisième au
championnat du monde. Deux ans après, je termine premier dans les deux
compétitions !

 

Pouvez-vous nous
raconter un bon et un mauvais souvenir ?

Un mauvais souvenir : j’avais dix-neuf ans et le
passage de junior à senior s’est accompagné d’une année vraiment terrible. En
senior, le niveau est sensiblement différent. J’ai un peu perdu pied et il m’a
fallu un an de préparation pour rattraper ce retard.

J’ai eu au moins deux très bons souvenirs. Le premier, mes
derniers championnats de France en quad en 2002 pendant lesquels j’ai retrouvé
mon ancien entraîneur et où j’ai fait un programme parfait devant ma famille
venue pour la première fois me voir patiner en compétition. Le second (c’est le
meilleur), c’était il y a quelques semaines, en championnat du monde à Taïwan.
Moment inoubliable quand j’ai compris que j’étais devenu champion du monde en
voyant le petit 1 s’afficher sur l’écran devant mon nom.

 

Tous les pays sont
présents dans ces compétitions ?

Non, certains pays ne sont pas représentés comme la Russie,
par exemple, tellement focalisée « glace » qu’elle ignore les autres
disciplines sœurs. Au Canada, c’est un peu pareil, il fait froid, ils font de
la glace. En Europe, tous les pays sont représentés (notamment l’Italie qui a
toujours un peu dominé ce sport), mais aussi les pays d’Amérique du Sud, les
États-Unis, les pays asiatiques, mais aussi d’autres comme l’Iran et l’Irak.

 

Dans quelques mois,
quand la compétition sera terminée pour vous, comment cela va-t-il se
passer ? Vous allez entraîner ?

Devenir entraîneur ne m’attire pas du tout ! J’irai
voir les autres en compétition, je donnerai des galas et surtout je vais faire
autre chose. Pendant sept ans, j’ai été prof de fitness et là aussi, j’ai tout
arrêté pour me consacrer à mon activité d’intermittent du spectacle comme chanteur,
danseur et comédien.

 

Cela se passe
bien ?

Oui, j’ai joué dernièrement dans un opéra pour enfants, L’Arche de Noé, au théâtre des
Champs-Élysées. Je passe des castings pour les comédies musicales, même si
cette activité a ralenti du fait de la crise. À côté de ça, je suis assistant
de prod sur des émissions télé, figurant dans des films, danseur dans des clips
vidéo. Là aussi on peut dire que ça roule !

Photo Fred Leschallier

L’INSPECTEUR WHAFF

Il est impossible de résumer l’intrigue de L’Inspecteur Whaff pour une simple
raison : il n’y a pas d’intrigue dans la pièce déjantée de Tom Stoppard où
plus on avance et plus on s’enfonce dans le brouillard (anglais !). Le
délice de la pièce réside dans le plaisir de n’avoir rien à comprendre et de
déguster une mise en scène de folie signée Jean-Luc Revol, servie par une
superbe troupe.

Imaginez les Monthy Python menant une enquête dans le style Le cœur a ses raisons pour « Au
théâtre ce soir » et vous aurez une toute petite idée de ce qui se trame
sur la scène du Tristan Bernard où deux critiques de théâtre commentent une
pièce policière jouée par des acteurs ringards. Les deux critiques ne se
préoccupent que de leur ego jusqu’au moment où ce qui se déroule sous leurs
yeux les rattrape. Mais qu’importe ! L’essentiel est dans la mise en scène
de Jean-Luc Revol qui réussit le prodige de faire de L’Inspecteur Whaff un petit chef-d’œuvre, décalé, décapant et
surtout irrésistiblement drôle. L’on reste sidéré par l’exploit consistant à
rendre palpitante une pièce prétexte, écrite pour le seul plaisir de faire du
théâtre et de se moquer avec force de ceux qui en vivent. Il fallait une
distribution de choc et elle est là. Le vrai comique ne fonctionne qu’avec des
acteurs capables de faire dans la dentelle comme Jacques Fontanel (incroyable
en critique vaniteux), Anne Bouvier (en jeune nympho hystérique), Pierre
Deladonchamps (intense et tellement juste), Valérie Moureaux (excellente, et
après elle, vous ne prendrez plus le thé de la même manière !), Viviane
Marcenaro, Elrik Thomas et Éric Théobald. Tous nous font visiter un monde
excentrique, insensé et égoïste qui est, au fond, celui dans lequel nous
vivons !

Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr

Théâtre Tristan Bernard : 64, rue du Rocher 75008 Paris

Du mardi au samedi à 21 h et matinée le samedi à 18 h

01 45 22 08 40

L’Opération du Saint-Esprit

 

Au Ciel, rien ne va plus : Dieu ne supporte plus les
voix de castrat des anges, saint Pierre picole, Marie a envie de revenir sur
terre et Jésus est jaloux de saint Sébastien dont la plastique attire trop le
regard de certains hommes. Quant au Saint-Esprit (un peu comme Nicolas
Sarkozy), il court partout pour essayer de ramener la paix – sans grand
succès – et finit dans le coma à l’Hôtel-Dieu !

Cette comédie de Michel Heim (le papa des Caramels Fous et
l’auteur de La Nuit des reines
notamment) est un divertissement d’une heure qui chatouille allègrement la
question divine avec un texte truffé d’une multitude de citations (parfois un
peu cachées), d’allusions et de références diverses. Elle déclenche l’hilarité
en traitant la question qui n’en finit pas de faire trembler les religions, à
savoir le sexe. Comme toujours quand Michel Heim manie la plume, on entend un
texte savoureux, léger, pétillant mais disant toujours ce qu’il convient de
dire (pour les athées que nous sommes, c’est du pain béni !). Ici Dieu
jure copieusement, saint Pierre est un inactif confirmé, l’ange Gabriel réserve
bien des surprises  et Jésus, aux allures
de Dalida, en personnage édulcoré et dévêtu, désireux de se réincarner en
superstar, vaut son pesant d’hosties. Quant au diable, pragmatique, il est
avant tout soucieux de continuer « à
faire bouillir sa marmite
 ».

Autour de l’auteur, mis en scène par Jean-Pierre Rouvellat,
Laurent Plessi, Vincent Baillet, Jean-François Dewulf, Franck Isoart et Laury
André mènent cette comédie à un train d’enfer. Du coup, pour plébisciter L’Opération du Saint-Esprit, nos fidèles
(lecteurs) vont se faire une joie de mettre en pratique le fameux On ira tous au paradis !

Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr

Théâtre Clavel : 3, rue Clavel 75019 Paris

Jusqu’au 28 mars 2009 : mardi et mercredi à 21 h 30

Vendredi et samedi à 20 h

01 43 45 55 38

Aurélien WIIK


Enfant de la balle, à vingt-huit ans Aurélien Wiik compte
déjà plus de seize ans de métier. Après Frontière(s)
de Xavier Gens, Secret défense de
Philippe Haïm et Un homme et son chien de
Francis Huster, Étienne Faure, avec qui il a tourné In extremis en 2000, lui confie un premier rôle dans Des illusions, sorti le 4 février.
Rencontre avec un des comédiens marquants de la nouvelle génération.

Avec Étienne Faure, ce
sont des retrouvailles ?

En effet, In extremis
avec Sébastien Roch et Julie Depardieu était son premier long-métrage, il y a
pratiquement dix ans. À l’époque, nous nous étions promis de travailler à
nouveau ensemble. Il m’a appelé pour me dire qu’il voulait faire un film avec
moi sur Ibiza. J’ai tout de suite beaucoup accroché avec ce rôle d’auteur à
succès au physique de jeune premier venu écrire son troisième bouquin sur le
milieu hippie d’Ibiza dans les années 60. L’idée de partir avec une petite
équipe en improvisant au fil du tournage m’a séduit et je suis d’autant plus heureux
que c’est un état d’esprit qui me ressemble.

Ces retrouvailles sont agréables. Étienne est un joli poète
qui travaille quand l’inspiration est là. Avec lui, c’est toujours un mélange
de cinéma et de vie (un film que l’on veut faire mêlé à des expériences que
l’on a envie de vivre). Ses films marchent bien sur la durée et vivent du désir
des gens.

Des illusions correspond au souhait d’être sur des projets un peu
décalés ?

Non, pas forcément, mais là, j’ai eu envie de vivre cette
expérience et de la faire partager. C’est un grand besoin de liberté, de ne pas
avoir de scénario, de faire confiance à quelqu’un, de s’amuser et de sortir du
carcan de la grosse équipe avec beaucoup de moyens. Je suis content que l’on
puisse voir ce film qui pose des questions importantes et qui montre que l’on
peut s’affranchir du statut social pour aller vers des choses plus essentielles
qui font du bien.

Peut-on dire
aujourd’hui que vous êtes centré sur le cinéma ?

Oui, j’ai commencé à refuser pas mal de choses pour la télé
qui stagnaient, alors que pour moi, mon métier est un combat. J’ai un rapport
passionnel avec lui, presque familial puisque j’ai vécu mon enfance sur des
plateaux de cinéma. Je n’ai pas envie d’être indulgent face à des projets qui
ne sont vraiment pas géniaux. Aujourd’hui, on entend dire que l’on veut
transformer la télé en faisant des choses plus fortes. Or c’est faux, dans
l’absolu l’envie existe peut-être, mais on ne va pas au-delà, sauf parfois sur
France 2. Ce n’est jamais simple de choisir, de refuser du travail et de
l’argent pour ne pas faire partie de ces gens qui parlent beaucoup et ne font
pas. De plus, j’ai toujours l’impression que je vais être mauvais si je ne suis
pas intéressé par le scénario. Même si je peux me tromper, j’ai envie de choisir
des films qui vont durer et qui vont interpeler les gens.

Pour autant, le
théâtre reste présent ?

Bien sûr ! J’ai eu envie de me retrouver sur des
one-man shows et les scènes ouvertes que j’organise m’apportent un sentiment de
peur et d’excitation indispensable. Et aussi le plaisir de donner la parole aux
autres.

Comment cela
fonctionne-t-il ?

Le principe consiste en des scènes ouvertes deux fois par
semaine et le jeudi un best of qui fait tourner les meilleurs. Chaque fois,
entre treize et vingt personnes se succèdent pendant cinq minutes avec une
totale liberté. À la télé, impossible de vraiment dire ce que l’on veut. Là,
c’est une petit espace d’expression non censuré, et l’artiste qui arrive avec
son humour et le travail qu’il a fait (ou pas fait !) se débrouille avec
le public.

Mon rôle consiste à présenter les spectacles, chauffer la
salle avec laquelle il existe un rapport de franchise, mais dépourvu de
méchanceté. Les artistes se sentent valorisés, respectés et le public est très
fidèle. Ma mère s’occupe des réservations, mon père est à la caisse, c’est une
cour de récréation familiale et conviviale !

www.des-illusions.com

 

Chinchman Comedy Club : chaque lundi et mardi à 20 h 30

Café de Paris, 158,
rue Oberkampf 75011 Paris

M° Ménilmontant ou
Saint-Maur – 06 12 24 23 18

 

Chinchman Cabaret Club : pour les best of du jeudi

Le Pranzo, 35, boulevard Bonne Nouvelle 75002 Paris

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