Catégorie : Théâtre

Au cœur de l’identité éditoriale de sensitif.org. Critiques des grandes scènes nationales comme des théâtres privés, du répertoire classique aux écritures contemporaines, des tragédies grecques aux créations les plus actuelles, dans le respect d’une tradition critique exigeante et d’un regard attentif aux interprètes.

  • Nos Belles Courgettes

    Nos Belles Courgettes

    Joseph Pélissier prête à Denis une candeur obstinée qui porte toute la pièce. À ses côtés, Clément Dury, Johan Guinot, Capucine Quitard, Marie Guyard et Tess Alessi (parfaite en employé surdouée) se partagent les seconds rôles avec un allant communicatif.

  • La Solitude d’un acteur de peep show avant son entrée en scène

    La Solitude d’un acteur de peep show avant son entrée en scène

    Il apporte à ce monologue une pudeur qui le grandit. Le déshabillage se fait sans hâte, la confession avance par vagues, douceur, ironie, puis colère brève quand la soupape lâche. Loris Freeman tient la note juste de l’émotion, et la salle, prise à témoin, épouse chaque inflexion.

  • Un soupçon d’amitié

    Un soupçon d’amitié

    Philippe Froget a écrit une pièce d’une économie redoutable. Chaque réplique dépose une pierre, chaque silence en pèse le poids, la température du salon monte d’un demi-ton à chaque scène. Chloé Froget épouse cette montée avec une belle précision, laissant aux visages le temps de se défaire, plaçant les corps à la distance juste et…

  • Le Schpountz

    Le Schpountz

    Comme souvent chez Marcel Pagnol, tout revient ici à la famille, et c’est elle que l’on emporte en sortant. L’oncle Fabre tempête, compte ses boîtes de sardines, traite son neveu de bon à rien et de mauvais à tout, mais l’affection perce à chaque réplique.

  • Quatrevingt-treize ou l’épopée en un souffle

    Quatrevingt-treize ou l’épopée en un souffle

    Une heure trente, six comédiens, et la guerre de Vendée sous nos yeux sur la petite scène du Poche-Montparnasse Quatrevingt-treize, selon la graphie que le poète voulait, parut en 1874 et demeure son testament romanesque. Le livre fut écrit à Guernesey entre décembre 1872 et juin 1873, lorsque l’écrivain regagna Hauteville House deux ans après…

  • Le Porteur d’histoire

    Le Porteur d’histoire

    Le dispositif tient dans une sobriété assumée, un plateau nu, cinq tabourets, deux portants de costumes. Rien d’autre. Alexis Michalik a compris que le décor le plus vaste se bâtit dans la tête du spectateur et qu’un mot bien placé suffit à ouvrir une bibliothèque ou à lever une tempête de sable.

  • Le Guide du parfait gentleman assassin

    Le Guide du parfait gentleman assassin

    Stéphane Laporte, qui porte ce projet depuis l’origine, se surpasse. Passé maître dans l’art de la traduction et de l’adaptation, il trouve ici la note juste, drôle et piquante que réclame ce boudoir criminel.

  • Isabelle Andréani fait renaitre Madeleine Béjart

    Isabelle Andréani fait renaitre Madeleine Béjart

    Le spectacle s’ouvre sur un cours de gaieté. Madeleine, praticienne accomplie, détaille devant nous les registres du rire et la façon de les faire sonner sur un plateau. L’entrée en matière donne le ton : on s’amuse beaucoup, on apprend davantage encore.

  • Nicolas Kaplyn, une voix pour toutes les scènes

    Nicolas Kaplyn, une voix pour toutes les scènes

    Itinéraire d’un artiste polyvalent qui a toujours refusé de choisir Un nom inventé, une vérité de scène KAPLYN. Ce nom, Nicolas, le forge de toutes pièces pour la musique, à partir du mot capeline, en référence à l’ombrelle que portait sa première petite amie sur la plage il y a quinze ans. Un pseudonyme qu’il…

  • Jérémie Lutz

    Jérémie Lutz

    Interrogé sur ce qu’il aimerait aborder, il désigne la tragédie, et l’argument qu’il en donne éclaire sa manière. « C’est assez excitant de pouvoir aller dans quelque chose qui est complètement à l’opposé de ce que l’on dégage. J’aime faire des choses qui sont loin de moi et de ce que je peux dégager physiquement.…