Catégorie : Théâtre

Au cœur de l’identité éditoriale de sensitif.org. Critiques des grandes scènes nationales comme des théâtres privés, du répertoire classique aux écritures contemporaines, des tragédies grecques aux créations les plus actuelles, dans le respect d’une tradition critique exigeante et d’un regard attentif aux interprètes.

  • Pourquoi les gens qui sèment

    Pourquoi les gens qui sèment

    La mise en scène avance à la vitesse d’un fil d’actualité. Sébastien Bizeau tresse le face à face amoureux et le vacarme collectif, convoque la vidéo pour faire surgir l’écho de Sainte-Soline et des méga-bassines, sans jamais transformer le plateau en tribune.

  • Splendeurs et misères

    Splendeurs et misères

    Sous ses dehors de farce, le spectacle interroge notre époque autant que le siècle de Balzac. La corruption de la presse, la marchandisation des talents, le vertige des ambitions déçues, tout cela résonne avec une actualité troublante.

  • Le Château d’Orgon

    Le Château d’Orgon

    Le grand mérite de Guillaume Gallix, dont le parcours en droit et en communication de crise n’est sans doute pas étranger à la justesse de cette galerie de portraits, est de ne jamais choisir son camp. La satire cogne à droite comme à gauche, elle épingle l’arrogance de l’argent aussi bien que les postures de…

  • Souvenirs d’un jeune homme, Jean Anouilh

    Souvenirs d’un jeune homme, Jean Anouilh

    Le mérite de Souvenirs d’un jeune homme est de ne pas sanctifier son sujet. Le spectacle préfère montrer l’artisan avant la consécration, l’écrivain avant la légende, celui qui gagne sa vie comme il peut et dont l’œuvre se prépare en silence.

  • Mon Cowboy, le duel intérieur de Clémentine Célarié

    Mon Cowboy, le duel intérieur de Clémentine Célarié

    C’est là que le spectacle trouve sa justesse. Il ne cherche ni la confidence plaintive, ni la leçon de courage. Il choisit une voie plus singulière, celle de la transposition. L’épreuve devient récit, la peur devient personnage, et l’imaginaire, loin d’adoucir le réel, permet de lui tenir tête.

  • Kennedy, des hommes de courage

    Kennedy, des hommes de courage

    Au-delà du polar, la pièce interroge la mémoire des démocraties et le poids des secrets d’État. En octobre 2025, alors que les derniers documents restaient partiellement censurés, la vérité sur Dallas demeure suspendue.

  • Madeleine Béjart, une femme libre

    Madeleine Béjart, une femme libre

    Car le propos dépasse le simple hommage. À travers Madeleine, c’est toute la condition des femmes de théâtre que le texte de Pierre-Olivier Scotto interroge, celles qui inventèrent un art sans jamais recueillir la gloire promise aux hommes seuls.

  • Lucas Berger, le jeu sans frontières

    Lucas Berger, le jeu sans frontières

    La suite tient d’un équilibre patiemment tenu entre la raison et le désir. Plutôt que de tout miser d’emblée sur les planches, Lucas Berger choisit de se donner le temps et les moyens de son ambition. « À vingt ans, j’ai fait en sorte de pouvoir monter à Paris, suivre une école de théâtre en…

  • Dumas, la plume et l’épée

    Dumas, la plume et l’épée

    Le point de départ n’est pas biographique mais imaginaire. Lalanne part d’un fait longtemps escamoté par la mémoire nationale, celui d’un Alexandre Dumas métis, petit-fils d’esclave et fils du général Thomas Alexandre Dumas, ce « Diable noir » des armées de la Révolution.

  • C’est pas si grave !

    C’est pas si grave !

    Louise Colette possède un art rare, celui d’écrire des comédies vraiment tous publics, où la mécanique de précision n’exclut jamais une part de folie. On songe à Feydeau et à la grande tradition du boulevard, mais l’autrice y ajoute une vivacité de ton et une façon très contemporaine de faire monter l’emballement.