Exposition Théâtre du Pouvoir

DSC_8088DSC_8082Musée du Louvre, exposition Théâtre du Pouvoir dans la Petite Galerie, aile Richelieu, le vendredi en nocturne. – photos © Philippe Escalier DSC_7846DSC_7851DSC_7857DSC_7859DSC_7862

L’art et le pouvoir politique ont toujours noué des liens étroits, comme le révèle la nouvelle exposition de la Petite Galerie. Pour sa troisième saison, l’espace dédié à  l’éducation artistique et culturelle du Louvre s’intéresse ainsi aux codes de représentation du pouvoir politique, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Mettant en scène des oeuvres du Louvre et celles de grandes institutions culturelles françaises, l’exposition présente aussi bien des figures du prince « guerrier », «  bâtisseur » ou « héroïsé », en référence aux modèles antiques, que des objets symbolisant la puissance.

Le parcours montre tout d’abord comment les images sont utilisées pour légitimer le pouvoir, notamment à travers la figure d’Henri IV qui fait l’objet d’une étude particulière, ou quelques célèbres portraits de monarques et d’empereurs comme Louis XVI ou Napoléon. Des objets emblématiques de la monarchie, tels que les regalia, objets du sacre des rois de France, sont également mis en avant. La dernière partie met enfin en lumière les ruptures historiques et iconographiques nées avec la Révolution française.

Commissaire(s) :

Paul Mironneau, directeur du musée national et domaine du Château de Pau, et Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre.

Chef de projet :

Florence Dinet, musée du Louvre.

http://www.louvre.fr

 

LES CARAMELS FOUS : CIRQUE PLEIN D’AIRS

Les temps changent. Les Caramels aussi ! L’arrivée du metteur en scène Stéphan Druet et les costumes fabuleux de Denis Evrard, contribuent grandement à faire de « Cirque plein d’airs » à l’affiche du13eme Art, un musical digne de ce nom, toujours bien déjanté, d’une qualité scénique et visuelle remarquables.

Après le western, pour fêter leurs trente-cinq ans, les Caramels Fous (une quinzaine de spectacles à leur actif), ont décidé de s’attaquer au cirque. Cette compagnie gay d’amateurs reconnus (« Les Dindes Galandes » ont été nommées aux Molières) fait un nouveau pas vers l’excellence. Impossible de résumer sérieusement en quelques mots ce qui leur passe par la tête pour accoucher d’1h40 de folie ! Disons simplement que sous le chapiteau Torticoli, la femme à barbe vient de mourir. Son fils, (Monsieur Loyal), le clown, une dompteuse, une écuyère, un magicien et athlète de foire restent désemparés : comment retrouver un numéro phare de remplacement ce qui ne va pas sans mal ni romances et crêpage de chignons ? Mais il faut faire fissa et voilà que débarque une troupe de tziganes qui pourraient apporter la solution miracle tant espérée. Happy end et rires garanties !

La solution miracle, les Caramels la détiennent depuis longtemps : pirater les grands airs du répertoires (un peu de classique, beaucoup de variétés : Abba, Claude François, Michaël Jackson, France Gall…) et en réécrire les paroles. Ces détournements sont réjouissants. Si l’on ne retrouve pas toujours l’irrésistible subtilité de Michel Heim qui fut le parolier jusqu’en 2010, Anthony Puiraveaud malgré quelques faiblesses s’en sort pas trop mal et nous délivre quelques pépites. Plus encore, les connaisseurs auront le plaisir de voir les étoiles de la troupe mises en avant, Thierry Quessada, Vincent Baillet et Jérôme Cuvilliez notamment. Mais c’est l’intégralité de la compagnie qui entraine la salle grâce à un talent qui n’a rien à envier à certains professionnels. Les qualités vocales sont là aussi, profitant sans doute de l’arrivée du coach David Jean. Après mille péripéties, anticipant peut-être une pluie d’éloges somme toute méritées (pour une troupe d’amateurs, redisons-le !), le show se termine par un ballet de parapluies digne de « Singin’in the rain ». Autant dire que le rendez-vous avec Les Caramels Fous est une nouvelle fois réussi. Leur implication, leur travail et leur talent, la mise en scène riche et chatoyante de Stéphan Druet, sans oublier la force de leur message, toujours militant et jamais inutile, « Soyons nous-mêmes » chantent-ils en chœur, sont autant de raisons expliquant pourquoi nous sommes de plus en plus nombreux à les aimer et à leur être fidèles !

Théâtre 13eme Art, centre commercial place d’Italie 2
Voir les dates sur  www.le13emeart.com – 01 31 53 13 13

Texte et photos © Philippe Escalier

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