Danse Sing


Musiques sans intérêt, costumes horribles (on a le sentiment que les vrais ont été oubliés au Canada !), chorégraphies sous-développées et places hors de prix, ce spectacle qui s’impose à grands renforts de pub et se joue en alternance avec
Il était une fois un cabaret est à proscrire absolument. À la question de savoir pourquoi l’on monte de pareils spectacles, nous n’avons pas trouvé d’autres réponses que : pour faire de l’argent !
Ce sera sans le nôtre !

Philippe Escalier
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Trianon : 80, boulevard de Rochechouart 75018 Paris M° Anvers – à 14 h 30 et 20 h 30 du mardi au samedi et dimanche à 16 h – 01 44 92 78 03

Les étés de la danse de Paris

Ce nouveau festival, implanté dans la prestigieuse cour de l’hôtel des Archives, a connu un énorme succès populaire lors de sa création l’an dernier. Sa deuxième édition met l’Alvin Ailey American Dance Theater à l’honneur. En vingt jours, le public parisien va découvrir le travail d’une des plus célèbres compagnies des États-Unis.

Alvin Ailey fonde sa troupe en 1958 autour de jeunes danseurs, noirs pour la plupart. Son but est de développer la danse moderne américaine en l’enrichissant de diverses techniques (jazz aussi bien que classique), en s’inspirant du monde contemporain et de la condition des Noirs.

Des danseurs d’exception (Judith Jamison, Duddley Williams, Clive Thompson et Donna Wood) contribuent à donner une réputation mondiale à cette compagnie dirigée par Judith Jamison depuis la mort de son fondateur en 1989.

Débutant par une soirée caritative au profit de Care, fondation œuvrant depuis soixante ans en faveur des victimes de la pauvreté, le festival permettra de découvrir toutes les facettes de l’œuvre d’Alvin Ailey au travers de plusieurs séries de représentations à thèmes : « Autour du jazz », « Créations françaises », « Hommage à Alvin Ailey », ou encore « Pas de quartier », trois soirées autour du hip-hop.

Le public sera (royalement) installé sur des gradins au sein des jardins de l’hôtel de Rohan-Soubise. Pour éviter les désagréments de la pluie, un toit de cristal a été, cette année, spécialement aménagé.

Philippe Escalier

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Centre historique des Archives nationales : 60, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris M° Rambuteau – du 3 au 23 juillet à 21 h 30 – 01 42 68 22 14 – bar avec restauration rapide à partir de 19 h – http://www.lesetesdeladanse.com

Marie-Antoinette

D’abord Versailles qui s’enflamme avec les banlieues, et maintenant le film sifflé à Cannes, «
Marie-Antoinette » est plus que jamais d’actualité. Il ne nous en
fallait pas davantage pour vouloir un entretien très personnel avec la
dernière Reine de France.

Majesté,
on vient de fêter le 250éme anniversaire de votre naissance, on écrit
des tas de livres sur vous, des articles, (des interviews !), une
américaine produit un film dont vous êtes l’héroïne, vous voici à la
mode !

J’ai
toujours été à la mode : au début encensée, ensuite haïe mais l’on ne
parlait que de moi …J’ai essayé de m’émanciper du statut d’esclave de
luxe que constitue le métier (infernal) de Reine. Quant au film, ma
foi, qu’une américaine parle d’Histoire, n’est-ce pas comme si une
anorexique faisait des livres de recettes ?

Il
est surprenant de constater que vous avez été largement victime de
rumeurs en tous genres, de libelles remplis de propos orduriers
imaginables aujourd’hui. Finalement, vous avez été la première
princesse, pourchassée par la presse, quelle modernité !

Je
m’en serais bien passé ! On a tout dit sur moi, y compris que j’avais
couché avec mon fils ! C’était une vraie chasse à courre, on m’a livré
aux chiens ! Mais vous savez que les peuples ont toujours besoin de
boucs émissaires. Nous sommes, Louis et moi, tombés au plus mauvais
moment : une situation économique terrible, un royaume très endetté, il
fallait tout réformer et personne ne voulait bouger…..cela ne vous
rappelle rien ?

Ainsi donc, vous avez maintenant la tête politique !

Ne soyez pas impertinent… ! Mais
je vais vous donner un scoop : là où nous sommes, Karl Marx a insisté
pour me donner des cours particuliers… Ce brave homme (très macho soit
dit en passant) est tombé amoureux de moi !

Puisque vous abordez le thème de l’amour, plane le doute sur vos liens avec Axel de Fersen…

Un gentilhomme ne poserait pas pareille question !

Je ne suis qu’un roturier !

Ce
fut l’homme de ma vie, cependant les passions ne s’accommodent pas
toutes de la même façon…J’avais pour le Roi une vraie tendresse et il
savait tout, la franchise a toujours été mon plus grand défaut ! Si je
ne lui ai jamais rien caché, il n’a jamais rien eu à connaître qui
aurait pu l’offenser.

Vous considérez-vous comme responsable de la Révolution ?

Que de pouvoirs, Monsieur, vous prêtez aux femmes !

Mis à part ces questions, qu’est ce qui vous amuse avec le recul ?

Qu’après
mille ans d’un même régime, notre pays ait connu 15 constitutions, que
votre République soit si régalienne (et pratique toujours le droit de
grâce !) que votre Premier ministre ait une particule, qu’une de vos
femmes politiques ayant le vent en poupe porte le nom de Royal et
qu’enfin, que les Français achètent en masse des journaux où il n’est
question que de têtes couronnées. Si je vivais aujourd’hui, je serais
une star !

Mais vous l’êtes, Madame, vous l’êtes !

Propos recueillis par télépathie (c’est moins cher que par téléphone !) par Philippe Escalier

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À lire :

Marie-Antoinette. Correspondance (1770-1793), établie et présentée par Evelyne Lever, aux éditions Tallandier – 912 pages – 35 €

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