Arnaud Denis est auteur, acteur, metteur en scène et professeur de théâtre.
Avec Thomas Le Douarec, Jonathan Bizet, Valentin de Carboonniéres, Brice Hillairet, Matthieu Charneau







Arnaud Denis est auteur, acteur, metteur en scène et professeur de théâtre.
Avec Thomas Le Douarec, Jonathan Bizet, Valentin de Carboonniéres, Brice Hillairet, Matthieu Charneau







Vue avec un peu d’humour, l’affiche de son spectacle semble dire au moins deux choses : c’est un show qui décoiffe et Gérémy Crédeville aime les belles plantes ! Il se trouve que sur scène, on découvre bien d’autres choses, dont un texte parfaitement écrit avec une plume vive et acérée, trempée dans le double encrier de la férocité, (il y va franco le bougre mais en évitant piège de la vulgarité tant lequel tant sont tombés !) et de la tendresse (autodérision et d’absence d’autosatisfaction à la clé !). Car Gérémy Crédeville a l’art, tout en alignant des saillies toujours d’une grande drôlerie, de nous mettre dans sa poche et de faire de nous les compagnons de ses délires auxquels je vous mets au défi de résister. Ces thèmes sont nouveaux ? Non, d’ailleurs, qu’est ce que l’humour sinon une façon différente de voir les mêmes choses. Mais ce qui fait tout le sel de son spectacle, c’est sa façon d’être, à la fois tendre et caustique (mais jamais ni trop l’un ni trop l’autre), infernal et raisonné, de jouer sur son physique, sans une seconde se prendre au sérieux. Et d’être formidablement drôle, ce qui est le minimum syndical pour un humoriste mais parfois loin d’être évident ! Gérémy Crédeville nous laisser voir le monde avec ses propres lunettes (et ce monde devient tout d’un coup bien plus joyeux), ne nous parle pas d’actualité ou de politique ni ne cherche à nous expliquer la vie (c’est reposant ! ). Bref, il nous donne une féroce envie de revenir l’applaudir. Cela tombe bien, car si vous voulez m’en croire, nous n’en avons pas fini avec lui. Et c’est tant mieux !
Texte et photos : Philippe Escalier
Théâtre du Marais : 37, rue Volta 75003 Paris
Jeudi, vendredi, samedi à 20 h – 01 71 73 97 83
http://www.theatredumarais.fr



Grâce aux studios Disney, le roman de Rudyard Kipling est devenu mondialement célèbre. La troupe réunie par le metteur en scène Ned Grujic au théâtre des Variétés nous donne à en voir une adaptation musicale réussie.
Il fallait séduire enfants et adultes. Le pari est gagné grâce à une lecture duale de ce spectacle que l’on peut résumer ainsi : un livret plein d’humour (les jeux de mots foisonnent) aux multiples allusions, notamment à l’écologie, propres à réjouir les adultes et des chorégraphies et des scènes de combats faisant la joie des plus petits. Énergie oblige, il convenait de simplifier un peu l’intrigue originelle pour boucler un spectacle en une heure vingt. Tout le monde y gagne, surtout les enfants qui, du coup, vivent pleinement les nombreuses scènes animées, et ce, vous le verrez, de façon touchante. On saluera au passage les très beaux costumes de Corinne Rossi et les chorégraphies de Julia Ledl. Dans de telles conditions, la troupe a toute latitude pour laisser son talent s’exprimer. Tom Almodar est un Mowgli juvénile et convaincant, protégé par une Bagheera interprétée avec beaucoup de classe par Terja Diava. Sébastien Duchange se glisse avec aisance dans la peau d’un Baloo fort amical, forcément plus que le Shere Khan de Cédric Revollon tout en finesse et le très retors Kaa qu’Antoine Lelandais (qui joue aussi le Roi Louis) transforme, avec brio, en grand manipulateur. Autour d’eux, trois excellents chanteurs, danseurs, comédiens qui, tantôt loups, vautours, singes ou éléphants, complètent parfaitement la distribution (Lorna Roudil, Adrian Conquet et Max Carpentier).
Si l’on ajoute une musique pleine d’entrain fort agréable à entendre, signée Raphaël Sanchez, l’on ne s’étonnera pas que le public, jeune ou moins jeune, sorte ravi d’une comédie musicale qui va faire l’unanimité !
Texte et photos : Philippe Escalier
Théâtre des Variétés : 7, boulevard Montmartre 75002 Paris
Samedi et dimanche à 14 h
Durant les vacances scolaires : tous les jours à 14 h, y compris le lundi – 01 42 33 09 92 – http://www.theatredesvarietes.fr
Si vous aimez les magiciens, c’est le spectacle qu’il faut voir. Si vous n’aimez pas les magiciens et leur côté un peu formaté, c’est aussi le spectacle qu’il faut voir ! Vincent C a une façon bien à lui de présenter sa discipline (lui qui est pourtant fort indiscipliné !) passant par le gag, par un sens aigu de la dérision, par les clowneries (pour rester poli) et le rire. Sa présentation des numéros les plus étonnants se fait par le biais d’une mise scène délirante, avec une énorme déco faite de bric et de broc, des numéros parfois un peu trash (et pourtant j’ai aimé, c’est dire s’il est bon !). Sa façon d’inclure le public dans tout ce qu’il fait est juste magique ! Son spectacle ressemble à un show fait devant une bande de copains et pourtant sa maîtrise de son art reste bluffante. Il nous donne le meilleur de la magie tout en désacralisant, avec quel humour et quelle force, un domaine resté parfois trop compassé. Redécouvrir que l’on peut rire à gorge déployée dans un spectacle de magie digne de ce nom est l’un des exploits de cet artiste venu du Quebec, avec ce petit accent charmant que nous aimons tous. Donnons, pour finir, un coup de chapeau à cet adepte de la casquette et finissons en écrivant : Vincent C le meilleur !
Ce ballet, d’une formidable énergie, avec une chorégraphie d’une grande richesse, à la fois classique et moderne, mais pouvant aussi, par moments, rappeler le brio des meilleures revues de Broadway, s’est installé pour trois jours dans la belle salle des Folies Bergére. « The Great Gatsby » qui fait actuellement une tournée européenne, est dansé par une troupe de danseurs russes et américains étonnants dont Denis Matvienko (Etoile du Mariinsky Ballet) Clifford Williams Ivan Zhuravlev Ekaterina Alaeva, Ekaterina Kalchenko, Stanislav Skrinnik, Olga Grishenkova. Le tout sur une musique originale de Konstatin Meladze et J. Shepeta.







