LES VICE VERSA : tout ce qu’on imagine

Magiciens de l’expression visuelle, ils sont aussi des surdoués du bruitage, des mimiques et des contorsions. Belle surprise, le spectacle des Vice Versa à l’Alhambra ressemble à une grande bande dessinée sonore survitaminée qui a tout pour gagner le cœur des spectateurs.

Anthony Figueiredo et Indiaye Zami débutent leur spectacle en listant en humour leurs différences. Mais, en les voyant sur scène, ce sont bien sûr leurs ressemblances qui sautent aux yeux : complémentaires et complices, ce duo de choc était visiblement fait pour se rencontrer et additionner leur fougue et leurs qualités. Capables d’être, tout à la fois, clowns, danseurs et acrobates, ils nous proposent un voyage hilarant à travers leur univers imaginaire, forcément déjanté. Aucun décor, juste deux corps prodigieusement agiles, maîtres dans l’art du mime, accoucheurs de toutes les sonorités, faisant partager leurs histoires folles avec des mots mais surtout une profusion de gestes, de bruits et d’expressions irrésistibles. S’il nous prenait l’envie de pinailler, nous noterions quelques petites baisse de régime, par moment, au niveau du texte. Ce péché véniel sera corrigé avec le temps, la fougue et le talent des deux artistes ne permet pas d’en douter. On retient surtout ces rires incessants, venus de la salle, témoins de l’indéniable réussite d’un show aussi séduisant qu’interactif. Durant plus d’une heure, les numéros s’enchainent avec bonheur pour finir sur un vrai feu d’artifice, Anthony Figueiredo et Indiaye Zami étant diablement à l’aise et terriblement expressifs dans le sans parole, portés par leur seule dextérité et des musiques toujours bien choisies. Dans le lot des spectacles à découvrir, les Vice Versa figurent en bonne place avec ce premier opus, drôle tout du long, qui nous a transformés, comme par enchantement, en supporters acharnés, bien décidés à ne rater aucune des prochaines aventures de ces bêtes de scène.

L’Alhambra : 21, rue Yves Toudic 75010 Paris
Vendredi & samedi à 19 h 30 – 01 40 20 40 25
Un tarif découverte est offert sur : http://www.alhambra-paris.com
Texte et photos : Philippe Escalier, tous droits réservés

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La Rivière rouge

Si comme moi, vous êtes amateur de westerns classiques, la nouvelle va vous ravir !
A partir du mercredi 17 janvier, à Paris, au Christine 21, « La Rivière Rouge » d’Howard Hawks est reprise en version restaurée. Sorti en 1948, ce film en noir et blanc met à l’affiche John Wayne, Montgomery Clift (qui tourne là son premier long-métrage et sur lequel nous allons revenir à l’occasion de la sortie d’un livre qui lui est consacré) et Joanne Dru, notamment
C’est un classique que l’on n’a pas l’occasion de voir souvent et que Télérama résume bien ainsi :
« Le génie de Hawks est d’avoir réuni tous les ingrédients du western, d’y avoir ajouté une évidente dimension psychanalytique, sans perdre pour autant ni son brio ni son humour ».
J’ajouterai que le génie de Hawks est aussi d’avoir choisi John Wayne et Montgomery Clift, le second prouvera, sans attendre, l’étendue de son talent (il va s’épanouir dans les années 50), qui va lui permettre de gagner l’estime et le respect du premier, ce qui, vu les différences d’âge, de formation, de sensibilité, et le degré d’exigence qui caractérisait John Wayne, n’était pas couru d’avance !

Philippe Escalier

Christine 21 : 4 Rue Christine, 75006 Paris – 01 43 25 85 78

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