Journée Olympique 2018 pour Paris 2024

Samedi 23 juin 2018, avait lieu une série de démonstrations sportives à Paris pour célèbrer et préparer les prochains JO à Paris. On pouvait voir, notamment sur le pont d’Arcole et le parvis de l’Hôtel de Ville, sous un soleil éclatant, Renaud Lavillenie, Vincent Clerc (qui donnait un cours de rugby aux tous petits), Tony Estanguet et également le jeune espoir perchiste, Jules Cyprès. En présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Un rapide résumé en photos (© Philippe Escalier, tous droits réservés) :

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Les Crapauds fous

Prendre un moment peu connu de la seconde guerre mondiale concernant les juifs de Pologne, en faire une comédie adossée à une réflexion sur le courage, l’objectif est ambitieux. Melody Mourey qui signe le texte et la mise en scène, n’a pas reculé devant la difficulté offrant un spectacle foisonnant et surprenant.
Nous sommes en Pologne en 1942. C’est en découvrant qu’un vaccin du typhus donne dans la foulée un test positif à la maladie (hautement contagieuse et mortelle) qu’un médecin, Eugene Lazowski, secondé par son meilleur ami, le docteur Stanisław Matulewicz, a l’idée de se servir de ce subterfuge pour placer sa ville en quarantaine et sauver 8 000 juifs, soit six fois plus qu’Oskar Schindler.
« Les Crapauds fous » (on vous laisse aller découvrir le pourquoi de ce titre), retrace cet épisode particulier avec une bonne dose d’originalité. Le résultat est très dynamique, avec quelques scènes assez irrésistibles, rendant le sujet attrayant malgré sa charge dramatique. Si l’équilibre entre comédie et émotion est, par moments, un peu difficile à trouver, du fait d’un jeu d’acteurs parfois trop poussé, (surtout au début), la pièce qui nous est proposée reste marquée par l’inventivité de la mise en scène qui permet à deux époques de se chevaucher et par la générosité des comédiens incarnant plusieurs rôles. L’Histoire et le spectacle vivant font ici un mariage heureux, qui, au delà du divertissement, rend hommage à ceux qui ont refusé de subir et qui sont sortis du rang, par altruisme et sens de l’honneur. Ce faisant, ils ont démontré que derrière les héros, se cachaient des gens ordinaires mais audacieux, prenant leur destin en mains, pour ne faire que leur devoir. Le spectateur est plongé dans ce passé récent et sombre par la meilleure des voies, celle où le rire est appelé en renfort pour décrire et combattre le pire.

Philippe Escalier

Théâtre des Béliers : 14bis, rue Sainte-Isaure 75018 Paris
Du mardi au samedi à 21h et dimanche à 15 h – 01 42 62 35 00

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