Catégorie : Théâtre

Au cœur de l’identité éditoriale de sensitif.org. Critiques des grandes scènes nationales comme des théâtres privés, du répertoire classique aux écritures contemporaines, des tragédies grecques aux créations les plus actuelles, dans le respect d’une tradition critique exigeante et d’un regard attentif aux interprètes.

  • L’Insolent Roland Garros au Studio Raspail

    L’Insolent Roland Garros au Studio Raspail

    Un aviateur retrouve les nuages Eric Bouvron met l’imaginaire en piste, dans une salle Art déco qui rouvre après quatre décennies de silence. Il est des soirs où le théâtre fête deux naissances. La représentation du 18 mai 2026 coïncidait, ou quasiment, avec l’inauguration du Studio Raspail flambant neuf, qui accueillait L’Insolent Roland Garros d’Eric…

  • Festival Komidi 2026, le bilan d’une dix-huitième édition

    Festival Komidi 2026, le bilan d’une dix-huitième édition

    Une île au trésor pour les spectateurs de demain Le festival Komidi a refermé ses portes le 2 mai 2026, après douze jours de représentations et près de quarante mille spectateurs accueillis sur l’ensemble de ses scènes. La saveur de cette édition tient à un équilibre savamment dosé. Entre retours triomphaux et paris tenus, la…

  • Courgette, l’adieu au Festival Komidi

    Courgette, l’adieu au Festival Komidi

    À onze mille kilomètres de Paris, sous les applaudissements d’une salle réunionnaise debout, l’ultime salut a pris la couleur d’une promesse tenue. La Compagnie Paradoxe(s) est venue refermer ici un cycle commencé en Bourgogne, et la générosité de cette traversée laissera longtemps sa trace.

  • J’ai 8 ans et je m’appelle Jean Rochefort

    J’ai 8 ans et je m’appelle Jean Rochefort

    « J’ai 8 ans et je m’appelle Jean Rochefort » nous permet de rencontrer un texte qui pense, un acteur qui porte haut la nuance et un théâtre qui demeure vivant parce qu’il choisit la simplicité sans renoncer à l’invention.

  • Deux rien, l’éloquence du silence

    Deux rien, l’éloquence du silence

    Voilà sans doute ce qui rend ce spectacle si surprenant. À l’heure où la scène française produit volontiers des objets bavards, saturés de discours et d’effets, « Deux rien » avance avec une humilité presque déconcertante. Il fait confiance au regard du spectateur, à sa capacité à compléter le geste, à inventer le récit, à…

  • Iphigénie à Splott de Gary Owen

    Iphigénie à Splott de Gary Owen

    Gwendoline Gauthier endosse ce rôle avec une vérité saisissante. Survêtement bariolé, bonnet relâché, elle compose, en quelques signes, une silhouette immédiatement identifiable, quelque part entre les héroïnes prolétaires de Ken Loach et les météores punk britanniques.

  • Je vis avec Freddie Mercury de Thierry Margot

    Je vis avec Freddie Mercury de Thierry Margot

    La présence d’un tel spectacle dans cette dix-huitième édition de Komidi dit avec netteté ce que le festival a de plus précieux, sa capacité à faire dialoguer l’exigence théâtrale et les formes populaires que l’on croit trop vite vouées au seul divertissement. Le pari est ici pleinement tenu. Car derrière les paillettes, les tubes, la…

  • Sens la foudre sous ma peau de Catherine Verlaguet

    Sens la foudre sous ma peau de Catherine Verlaguet

    Le dispositif imaginé par Philippe Baronnet, metteur en scène de la Compagnie Les Échappés vifs, abolit toute distance. Les bancs deviennent tour à tour estrade, refuge, tribune, et les deux comédiennes circulent, sollicitent les regards, s’adressent parfois directement à un élève.

  • Le Chœur des femmes, un théâtre d’écoute et de vérité

    Le Chœur des femmes, un théâtre d’écoute et de vérité

    À l’heure où la médecine traverse ses propres crises et où la parole des femmes s’affirme avec une nécessité accrue, « Le Chœur des femmes » s’impose comme un spectacle d’une rare acuité, qui n’oublie jamais d’être du théâtre : vivant, incarné, un lieu de parole partagée.

  • Quintetto enchante le festival Komidi

    Quintetto enchante le festival Komidi

    On rit beaucoup mais cette hilarité n’annule jamais la pensée. Sous le burlesque, on perçoit une écriture précise ; sous l’autodérision, une véritable charge contre l’appauvrissement du vivant ; sous l’apparente légèreté, une éthique de la scène. « Quintetto » fait de l’absence un principe actif.