Sensitif.org – Critiques, portraits et actualité du spectacle vivant
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Madeleine Béjart, une femme libre
Car le propos dépasse le simple hommage. À travers Madeleine, c’est toute la condition des femmes de théâtre que le texte de Pierre-Olivier Scotto interroge, celles qui inventèrent un art sans jamais recueillir la gloire promise aux hommes seuls.
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Lucas Berger, le jeu sans frontières
La suite tient d’un équilibre patiemment tenu entre la raison et le désir. Plutôt que de tout miser d’emblée sur les planches, Lucas Berger choisit de se donner le temps et les moyens de son ambition. « À vingt ans, j’ai fait en sorte de pouvoir monter à Paris, suivre une école de théâtre en…
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Dumas, la plume et l’épée
Le point de départ n’est pas biographique mais imaginaire. Lalanne part d’un fait longtemps escamoté par la mémoire nationale, celui d’un Alexandre Dumas métis, petit-fils d’esclave et fils du général Thomas Alexandre Dumas, ce « Diable noir » des armées de la Révolution.
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C’est pas si grave !
Louise Colette possède un art rare, celui d’écrire des comédies vraiment tous publics, où la mécanique de précision n’exclut jamais une part de folie. On songe à Feydeau et à la grande tradition du boulevard, mais l’autrice y ajoute une vivacité de ton et une façon très contemporaine de faire monter l’emballement.
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L’Amour est dans la salle
Après les applications de rencontre, Hervé Devolder invite à se retrouler « en vrai » dans une salle de théâtre. Installé à son piano, le compositeur maintes fois primé signe un seul en scène malicieux où les chansons inédites tiennent lieu de préliminaires.
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Le rappel des oiseaux
Danse, piano et théâtre s’entrelacent dans l’adaptation du Journal d’un fou signée Orianne Moretti. Une heure de grâce grave, portée par un danseur étoile et un pianiste d’exception.
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Un risque à prendre
L’autrice met en scène son texte avec un sens appréciable du rythme et des transitions. Rien n’est souligné de façon excessive, rien n’est abandonné non plus à la seule légèreté. Le spectacle avance avec souplesse, en faisant confiance aux situations, aux silences, aux légers déplacements du rapport de force.
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Sur le toit du monde
Dans ce dispositif volontairement dépouillé, les acteurs occupent tout le terrain. Romain Poli donne à Henry une densité intérieure qui emporte l’adhésion. Son jeu, contenu, précis, sans pathos, ancre la pièce dans une vérité sensible. Face à lui, Malou Gilbert impressionne par la sûreté de ses transformations. Il passe d’un rôle à l’autre avec une…
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Ninie, les combats d’une génération
Et puis il y a la troupe. C’est sans doute là que le spectacle touche le plus juste. Les six interprètes portent l’aventure avec toute leur force et leur authenticité, signe déjà très sûr d’une véritable maturité collective.
