Nicolas GOB

 

Par Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr


Après Un amour à taire, France 2 continue à montrer l’exemple et durant les trois journées du Sidaction lance la première partie de Sa raison d’être, un grand téléfilm témoignage abordant, avec beaucoup d’émotion, les années sida.

Réalisé par Renaud Bertrand, cette saga affiche une belle distribution dans laquelle nous retrouvons, dans un très beau rôle, Clémentine Célarié, absolument superbe. Autour d’elle, outre Valérie Mairesse, Michaël Cohen (un acteur talentueux venu du théâtre) et Nicolas Gob dans le rôle d’un hétéro séropositif. L’acteur de vingt-six ans, qui a déjà obtenu deux prix du jeune espoir et pour Sa raison d’être, un prix d’interprétation masculine au festival de Luchon, nous a fait quelques confidences à l’occasion de sa venue à Paris.

 

Comment s’est passé ce tournage ?

De la meilleure des façons. Renaud Bertrand est quelqu’un de très humain et nous avons passé deux mois agréables bien que le scénario ait été assez chargé. (Il se passe effectivement beaucoup de choses dans le téléfilm, ndlr.)

 

Comment expliquez-vous que l’on vous ait fait tourner dans deux grands téléfilms à sensibilité gay ?

Je ne me l’explique pas trop. Dans chacune de ces deux productions, j’ai un rôle qui n’est pas gay. Mais je vais vous dire, j’adore participer à ce genre de films parce que j’aime beaucoup être représentatif de quelque chose. La communauté gay, je la soutiens à cent pour cent, avec d’autant plus de force que je ne suis pas gay. Si je peux aider à représenter, aux yeux du public, cette communauté, cela ne m’ennuie absolument pas, bien au contraire, j’en suis très fier. Ceci dit, je ne me sens pas porteur d’un message, je fais aussi des films parce qu’on me les propose. Et puis, sans vouloir rien enlever à leurs mérites, ces deux téléfilms traitent plus largement de la vie et des sentiments.

 

Vous n’avez pas envie de jouer des rôles un peu à contre-emploi sur le plan physique ?

Si et d’ailleurs, dans Sa raison d’être, je suis déjà un peu à contre-emploi. J’ai un physique taillé pour jouer dans des films d’action ! Au début de ma carrière, j’étais très imposant, j’ai fait du karaté pendant des années et j’ai raté des rôles parce que j’étais trop musclé. Là, pour tourner, j’ai du perdre quinze kilos. Je pense que ce sont les productions qui n’ont pas assez d’imagination et qui nous cantonnent à certains types de rôles dans lesquels on nous place une fois pour toute ! C’est dommage, car se transformer physiquement n’est pas forcément le plus difficile dans ce métier. Sur ce film, je suis particulièrement heureux que Renaud Bertrand m’ait fait confiance en se disant que j’allais pouvoir incarner le personnage.

 

L’une de vos caractéristiques est aussi cette double casquette de sportif et d’artiste !

Le sport n’est pas tout ! Je travaille actuellement sur un album. Il est vrai que j’ai beaucoup fait de danse, aujourd’hui beaucoup moins. J’ai commencé par être prof de tennis, avant de devenir acteur. Mais tout cela ne m’apporte pas forcément des rôles en plus !

 

Que faites-vous quand vous ne tournez pas ?

Je vis avec ma compagne, nous avons une existence assez simple. J’aime bien lire, faire du sport mais pas trop non plus, vous l’avez compris !

 

Après le tournage, avez-vous les cheveux courts ou longs ? Dans le film, on vous voit avec une drôle de coupe et des cheveux frisés et longs !

Cela ne me gênait pas et mettre cette perruque contribuait à me faire entrer dans mon personnage. Même si ce n’est pas la plus belle coupe du monde, je vous le concède, mais on se coiffait un peu comme ça dans les années 80. 

 

DVD chez Optimale : 23,99 euros

Sortie le 3 avril 2008

Fabian Ballarin et Eric Jetner dans FAME

FAME

 

Par Philippe Escalier pour www.sensitif.fr

 

 

Fame débute le 28 mars au théâtre Comédia et dispose des atouts pour s’inscrire dans la lignée des comédies musicales réussies de ces derniers mois : volonté de créer un spectacle propre au public français, constitution d’une équipe de choc, appel à de jeunes talents. Parmi eux, nous vous faisons découvrir en avant-première Fabian Ballarin et éric Jetner.

 

 

FABIAN BALLARIN

 

 

Fait pour la comédie musicale, ce grand brun aux yeux bleu acier est aussi à l’aise sous les traits du Prince charmant dans Blanche-Neige que dans les trois rôles successifs qui lui ont été confiés dans Un violon sur le toit. Originaire d’Albi, Fabian Ballarin apprend le piano classique au conservatoire de Toulouse avant de s’orienter vers le jazz et d’écumer les pianos-bars du Sud-Ouest. Très amoureux de sa région, il la quitte à regret pour venir travailler à Paris où il décroche son premier contrat dans La Périchole mise en scène par Jérôme Savary. Il prend aussi des cours de chant et travaille sa technique afin de perfectionner sa voix de baryton-basse, tout en commençant à s’intéresser au théâtre : « En la matière, j’ai suivi quelques formations mais j’ai surtout appris sur le tas, notamment en côtoyant des metteurs en scène comme Jean-Luc Moreau qui m’ont fait évoluer. Généralement on fait une école et puis on bosse, eh bien, j’ai fait l’inverse ! »

 

Dans Fame, il interprète le rôle de Nick, élève à la notoriété gagnée grâce à une publicité venu à l’Académie pour prouver qu’il peut être un vrai comédien, mettant toute son énergie dans son travail jusqu’à refuser de voir, du moins dans un premier temps, la fille qui s’intéresse à lui.

 

Habitué des comédies musicales (Dracula, Musical Suspect), sa participation à Fame n’avait pourtant à ses yeux rien d’une évidence : « Je ne suis pas danseur, donc je ne pensais pas pouvoir être retenu » explique-t-il. C’est le directeur artistique Samuel Sené qui lui envoie un message sur Myspace pour lui dire son étonnement de ne pas le voir inscrit au casting. « J’ai envoyé mon CV mais j’étais malade le jour de l’audition et là, c’est Stéphane Laporte (auteur des paroles avec qui j’ai travaillé sur Un violon sur le toit) qui m’a rappelé afin que je vienne auditionner. Je suis donc bien là grâce à eux ! Ensuite, le chorégraphe Raphaël Kaney-Duverger (j’adore son travail et son sens de la pédagogie) et le metteur en scène Ned Grujic (il sait exactement où il va, c’est une très belle rencontre, autant artistiquement qu’humainement) ont su me mettre en confiance. On va beaucoup bosser m’ont-ils dit et ma foi, ils ont tenu promesse ! »

 

Ses loisirs, si l’ont fait exception des sports d’équipe (basket, hand-ball) sont consacrés à ses passions artistiques. Au piano, pour commencer, auquel il est resté fidèle même s’il a dû arrêter les cours et si la taille des appartements parisiens lui interdit d’en posséder un et aux spectacles (surtout musicaux) qu’il va voir lorsqu’il n’y participe pas : « J’ai fait aussi partie, en tant que basse, du quartette vocal à4 gospel avec qui j’ai tourné pendant presque deux ans. »

 

Fabian Ballarin, après avoir participé pour la Saint-Valentin à une pub originale et interactive signée Carte noire où, s’accompagnant au piano, il composait à la carte une chanson d’amour à la demande des internautes, s’apprête à remonter, à trente ans, sur les planches du théâtre Comédia. Avec visiblement toujours autant de plaisir.

 

 

Éric Jetner

 

« C’est en venant dans la capitale voir Starmania que j’ai compris ce que j’avais envie de faire. Je faisais déjà du saxophone et j’ai tout de suite commencé des cours de chant dans ma Normandie natale. » Éric Jetner parle ainsi de ses débuts et ceux qui ont vu Cabaret auront certainement remarqué le sourire et le charme naturel de ce jeune comédien-musicien précoce. À quinze ans, il quitte ses parents (qui le soutiennent, lui demandant juste de passer le bac) pour s’installer à Paris et entrer au Centre des arts vivants où pendant quatre ans, il suit une formation générale en prenant notamment des cours de danse et de chant. Les premiers rôles arriveront dans la foulée avec Plus belle que toi et Swinging Fantasy.

 

À vingt et un ans, c’est la divine surprise avec l’engagement dans Cabaret qui le pousse à se remettre au saxo. « C’est mon premier grand spectacle. Preneur de toutes les expériences de travail capable de m’enrichir, j’ai travaillé auparavant dans une compagnie, fait une comédie-ballet, bossé à Disney, comme beaucoup d’intermittents ! »

Ce seront pour lui des mois magnifiques, tant sur le plan artistique qu’humain avec de grands moments forts en adrénaline lorsqu’il doit, à quelques reprises, endosser le habits du Maître de cérémonie auquel il servait de doublure.

L’enchaînement avec Fame ne peut que le ravir même s’il aurait aimé pouvoir souffler un peu plus que les quarante-huit heures qui séparent les deux spectacles. Il se régale d’avance d’un rôle qui lui va comme un gant et dont il parle volontiers : « Je joue Goody, le bon copain un peu déjanté, étudiant en musique, blagueur et sympathique. À la fin, il obtient son diplôme et va certainement créer un groupe avec deux autres copains et devenir un artiste polyvalent. Finalement, il est assez proche de moi ! »

Même pour lui qui a fait six ans de danse, la partie chorégraphiée reste la plus dure : « Je m’éclate ! Avec son style particulier, Raphaël Kaney-Duverger a fait un superbe travail auquel personne ne peut s’attendre. J’ai dû me remettre à la danse à fond. C’est très physique, chanter et danser, il va falloir avoir une super-hygiène de vie pour tenir le coup, mais avec Cabaret, j’ai été à bonne école ! » Le tout se fait dans la bonne humeur, Éric ayant retrouvé sur Fame, outre sa meilleure amie, l’ambiance familiale et l’énergie de groupe qui l’ont séduit sur Cabaret.

 

Trop heureux de ces deux grandes comédies musicales qui se succèdent, Éric Jetner ne regarde pas trop vers le théâtre. « Pour l’instant ce n’est pas ma priorité, je me sens trop à l’aise dans ces spectacles mélangeant le théâtre, la musique, la danse et le chant. J’ai envie de m’ouvrir à un maximum de choses ! »

 

Reste alors un peu de temps pour s’occuper de soi : « Lorsque je ne travaille pas, je me repose et je dors. Le rythme avec Cabaret a été tel (une seule journée de repos dans la semaine !) que le temps libre était très rare d’autant qu’il fallait bien une partie de la journée pour récupérer de la fatigue de la veille. Ensuite, il faut gérer son temps au mieux si l’on veut voir ses amis ou sa famille, aller au cinéma, pouvoir se balader. » Ou encore prendre un peu de recul pour faire un premier constat sur ce début de carrière : « J’ai beaucoup travaillé, j’ai fait des sacrifices pour payer mes cours, je suis ravi d’en être là aujourd’hui » dit-il sans se départir de son joli sourire.

On ne peut qu’acquiescer : à vingt-trois ans, le parcours exemplaire d’Éric Jetner mérite un grand coup de chapeau !

 

http://www.myspace.com/ericjetner

Parsifal à Bastille

 

 

Très attendue, la nouvelle production du dernier opéra de Richard Wagner commencera mardi 4 mars 2008 à l’Opéra Bastille.

 

Plutôt irréprochable sur le plan vocal (Waltraud Meier interprète Kundry tandis que le rôle titre est confié à Christoph Ventris) et musical (Hartmut Haenchen dirige, inspiré, les chœurs et l’orchestre de l’Opéra de Paris), le Parsifal du Polonais Krzysztof Warlikowski est tout sauf indiscutable. Si son deuxième acte parvient à sauver les meubles avec la superbe scène (très Cotton Club) des Filles-Fleurs, son premier acte est un meli-mélo d’idées trop nombreuses et parfois inappropriées et son troisième acte atteint des sommets. Kundry couchée dans des poireaux, nous avons eu droit à une version « Liebig » de Wagner. C’est le bouquet…mais de légumes ! Ce sera toujours pour moi un mystère que de comprendre pourquoi les metteurs en scène (souvent dépassés par la grandeur de la musique) mettent autant d’acharnement à venir enlaidir ce qui est sublime.

À noter que le court extrait d’Allemagne année zéro en noir et blanc de Rossellini diffusé avant le début du troisième acte (et pour quelle raison ?) a suscité des remous dans l’assistance. Ils ont provoqué, à leur tour, une intervention publique de Gérard Mortier. De ce fait, aucun salut n’a eu lieu à la suite de cette générale dont je suis ressorti avec ce sentiment amer que c’était bien les mises en scène comme celle que je venais de voir qui m’interdisaient d’aller à l’opéra aussi souvent que je le souhaitais.

 

Philippe Escalier

Montserrat CABALLE

¡Viva la diva!

Par Felipe Sandonís pour Sensitif, www.sensitif.fr

 

« Montse », indispensable diminutif pour María de Montserrat Viviana Concepción Caballé i Folc, est née au sein d’une famille très modeste de Barcelone en 1933. Après des débuts quelque peu difficiles, ses professeurs Eugenia Kemmeny et Conchita Badia lui donnent suffisamment confiance pour qu’elle entreprenne douze années d’études au conservatoire de musique du Liceu de Barcelone. Et ce avant d’entamer sa carrière en Suisse où elle fait partie de la compagnie de l’opéra de Bâle de 1957 à 1959, avec un répertoire peu commun pour les chanteuses espagnoles qui fera son succès et lui apportera, dans un premier temps, un engagement pour trois ans en 1960 dans la compagnie résidente de l’opéra de Brême.

Son premier grand succès international a lieu en 1965, lors d’un remplacement de Marilyn Horne dans le rôle titre de Lucrèce Borgia au Carnegie Hall de New York. Son interprétation exceptionnelle séduit amoureux de l’opéra et critiques et se termine par vingt-sept minutes d’ovation. Le lendemain, un journal new-yorkais titre : « Callas + Tebaldi = Caballé ». Une formule que la Callas n’allait pas désavouer (elle qui détestait la Tebaldi, sa rivale) en lui offrant les boucles d’oreilles qu’elle portait dans Norma.

D’importants succès et des engagements majeurs, comme l’interprétation de Norma à la Scala de Milan, viendront par la suite. Montserrat Caballé (spécialisée dans le répertoire belcantiste) a chanté plus de quatre-vingt-dix rôles, de l’opéra baroque à Verdi, Wagner, Puccini et Strauss, et aussi différents que Salomé, Violeta, la Maréchale, Sémiramis ou Isolde, à l’origine de nombreux enregistrements majeurs.

Montse surprend le public international en chantant l’hymne des jeux Olympiques de Barcelone avec Freddie Mercury en 1992. Comme l’a raconté la vedette rock, interpréter Barcelona aux côtés de Montserrat a été un immense défi : le respect éprouvé par le chanteur lui imposait une certaine retenue, mais s’apercevant que « la Caballé » s’investissait autant dans son rôle, il s’est déchaîné sur scène où, ce soir-là, on a assisté au duo de deux divas. L’admiration de Montse pour Freddie lui a fait chanter après son décès quelques tubes de Queen, notamment Bohemian Rhapsody, avec Bruce Dickinson du groupe Iron Maiden.

La voix de Montse a atteint des pianissimos exceptionnels. Sa maîtrise, sa pureté et sa puissance ont été cultivées par des années de travail et un instrument vocal inné incomparable.

Après le chant, elle a consacré son temps à des activités bénévoles. Elle est ainsi devenue ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco et a créé une association pour aider les enfants démunis de Barcelone. Montse est aussi le porte-drapeau de sa région, la Catalogne : chaque année, elle se rend au monastère de Montserrat, un écrin préservé à une quarantaine de kilomètres de sa ville natale.

Personnalité d’une grande simplicité, « apprentie de la vie », elle est aussi une femme courageuse et intrépide. La soprano – fait peu connu – vit depuis vingt ans avec une tumeur bénigne à la tête ; les médecins ont diagnostiqué une courte espérance de vie, mais loin de freiner la chanteuse, cela l’a poussée à aller plus loin encore dans son art.

De par son charisme impressionnant et sa voix grandiose, on ne risquera pas le discrédit en lui décernant le titre de meilleure soprano encore parmi nous. ¡Viva la diva!

Stéphane DOURET

 

Par Philippe Escalier pour Sensitif, www.sensitif.fr

 

 

Formé au Studio Théâtre d’Ansières, ce comédien doué ayant joué Molière, Feydeau, Ionesco s’est aussi fait remarquer par un magnifique travail de mise en scène dans Le Mandat. Il est actuellement à l’affiche des Mathurins dans Confidences où, avec l’auteure Florence d’Azémar, ils interprètent la vie de deux personnages homosexuels.

 

D’après ce que je sais, cette pièce va réserver des surprises !

Je le crois ! Confidences est la première pièce de Florence d’Azémar, ancienne chroniqueuse sur PinkTV, comédienne très énergique et plume très efficace. Son texte et la mise en scène d’Emmanuel de Sablet ont de quoi bluffer le public.

Alors oui, à la fois sur le fond et la forme c’est surprenant et intéressant, et pas seulement pour la communauté LGBT d’ailleurs. Sur le fond, le texte aborde l’homosexualité sans complaisance, apitoiement ou militantisme, avec un souci de vérité et de simplicité, ce qui est finalement assez rare. L’homosexuel, au cinéma ou au théâtre, est trop souvent représenté comme un personnage à problèmes ou au contraire « pouêt-pouêt tralala »… toujours dans l’excès, jamais dans la mesure. Sur la forme, c’est l’occasion de rappeler beaucoup de choses aux spectateurs. L’aspect fragmenté de l’œuvre permet de parler intimement de sujets variés et importants. Il peut se passer plein de choses inattendues pendant le spectacle. Lorsque nous l’avons joué pour la première fois, on a vu le public hétéro prendre quelques claques dans la gueule et sortir avec une autre idée de l’homosexualité. Et là, on peut se dire que c’est en grande partie gagné !

 

Revenons un instant sur Le Mandat, d’abord joué de façon confidentielle, puis repris avec Claire Nadeau. À ce moment-là, que ressent-on ?

D’abord j’étais absolument certain qu’elle allait nous dire non. Donc lorsqu’elle nous a dit oui, et avec un énorme sourire, j’étais aux anges. Pour l’anecdote, elle attendait les dates de tournage du film d’Isabelle Mergault Enfin veuve pour confirmer sa présence et elle m’avait demandé de ne proposer le rôle à personne d’autre avant qu’elle ne soit fixée !

Le contrecoup a été une pression d’enfer avec la peur de ne pas être à la hauteur. En vérité, c’est une femme adorable, d’une grande générosité, très drôle. On galvaude souvent le mot de « rencontres », mais là, il est tout à fait bienvenu. Et je pourrais en dire autant de Françoise Lépine.

 

Vous avez été peu présent dans des productions audiovisuelles…

Je ne fais pas grand-chose pour, je l’avoue. Je suis tellement bien au théâtre où j’ai vraiment le temps de travailler ! J’ai tout de même participé à un ou deux films et j’ai aussi fait une pub pour du prêt-à-porter indien. Maintenant, si, après avoir lu cette interview, un réalisateur pense à moi pour un long-métrage, je répondrai présent si le projet en vaut la peine !

 

Avez-vous actuellement sous le coude d’autres pièces aussi remarquables que Le Mandat ?

(Rires) Oui, j’ai des projets mais je suis avant tout comédien, c’est-à-dire sans plan de carrière. Je fais les choses à mon rythme en fonction des envies du moment. Depuis un an et demi, avec Olivier Fredj, nous travaillons sur La Tempête de Shakespeare en espérant parvenir à monter cette pièce magnifique. Mais il est vrai que depuis Le Mandat, j’ai beaucoup de propositions, j’ai pu rencontrer plein de gens nouveaux… et me retrouver sur Confidences, ce qui n’est pas rien ! Pour l’heure je suis impatient de rencontrer le public aux Mathurins et de recueillir son sentiment sur ce spectacle un peu atypique.

 

Théâtre des Mathurins : 36, rue des Mathurins 75008 M° Havre-Caumartin

Du mardi au samedi à 19 h et le dimanche à 17 h

01 42 65 90 00

Arnaud DENIS

Par Philippe Escalier pour Sensitif, www.sensitif.fr

 

 

Depuis ses débuts, Arnaud Denis, âgé de vingt-quatre ans, a toujours étonné. La qualité de son jeu et l’ingéniosité de ses mises en scène ont su redonner le goût du théâtre à un public ouvert, fidèle et de plus en plus nombreux. Après La Cantatrice chauve et Les Fourberies de Scapin, il nous offre une très belle adaptation de L’Ingénu de Voltaire par Jean Cosmos. L’occasion pour nous de faire le point sur son travail.

 

Comment avez-vous réussi à monter L’Ingénu ?

Récolter de l’argent, obtenir une subvention prend beaucoup de temps et d’énergie. On investit de moins en moins dans le théâtre. Nous avons eu une chance énorme qui a permis de monter ce spectacle : Les Fourberies de Scapin ont remporté le premier prix des jeunes compagnies du Festival d’Anjou organisé par Nicolas Briançon. C’est grâce à cet argent que nous sommes là !

 

D’où viennent les membres de votre compagnie Les Compagnons de la Chimère ?

Le noyau dur, une dizaine de comédiens, est très majoritairement constitué d’anciens élèves de Jean-Laurent Cochet. Nous sommes ensemble depuis quatre ans et même lorsque nous ne jouons pas, nous nous retrouvons pour travailler. J’ai eu la chance de les réunir pour leur talent et leurs qualités humaines. Avec eux, l’osmose est totale : nous sommes tous voués à ce métier, avec de la passion et de l’humilité. Dans un second temps, j’ai rencontré Jean-Pierre Leroux (il administre et il joue) et son expérience nous a fait gagner dix ans !

 

Créer des spectacles est très compliqué et onéreux, vous venez de le dire. Dans ces conditions, comment gagnez-vous votre vie ?

Nos spectacles ont eu la chance de partir en tournée. Ce sont des moments où l’on peut être enfin correctement payé ! On a fait les festivals d’été, on a pu jouer devant des salles de mille cinq cents personnes. Il y a aussi le cinéma et la télévision, qui sont plus rémunérateurs. J’ai tourné dans Monsieur Max, le dernier film avec Jean-Claude Brialy, dans Elles et moi avec Danielle Darieux et Jean-Pierre Marielle. Et puis nous sommes payés par la compagnie tous les soirs de représentation par un cachet minimum.

 

Vous enseignez aussi. Quelle serait, selon vous, votre marque de fabrique ?

Je n’en ai pas ! Je n’aime pas le rapport professeur-élève. Je ne peux pas témoigner d’une grande carrière mais je me retrouve en eux, je sais la difficulté qu’ils peuvent ressentir et je leur apporte mon expérience de terrain. Ma compagnie, par exemple, s’est vraiment formée dans les tournées. Quand on a soixante dates dans soixante lieux différents, c’est une école extraordinaire que des années de cours ne peuvent remplacer !

 

Y-a-t-il un moment où vous avez besoin de déconnecter et où vous ne voulez plus entendre parler de théâtre ?

Non, jamais ! La diversité des aventures fait que c’est toujours passionnant. Je change de registre (j’ai joué Ionesco, Molière, Ibsen), de lieux, de fonctions, je suis en émerveillement constant. Parfois, j’ai des moments de fatigue et pour me recentrer, je reprends un spectacle seul, comme j’ai pu le faire avec Les Fables de La Fontaine au Lucernaire. Actuellement nous arrivent diverses propositions passionnantes faites par de très beaux théâtres qui dépassent tout ce que nous pouvions espérer et qui vont me permettre d’être un peu moins surmené. Mais j’ai toujours soif de découvrir, de construire, de jouer, je ne peux pas m’en lasser !

 

L’Ingénu se joue au Vingtième Théâtre

7, rue des Plâtrières 75020 Paris M° Ménilmontant

Du mardi au samedi à 21 h 30 et le dimanche à 17 h 30

01 43 66 00 13

http://www.lescompagnonsdelachimere.com

UNE SOURIS VERTE

 

 

Par Philippe Escalier pour le magazine Sensitif  de février 2008 : www.sensitf.fr 

 

 

Quel pied ! Trivialement, voilà bien résumé le sentiment de jubilation qui accompagne la vision de ce spectacle. Adaptée par Jean-Marie Besset et mise en scène par Jean-Luc Revol, Une Souris verte écrite par Douglas Carter Beane aborde le sujet de l’impossible coming-out d’un célèbre acteur. Avec son style vivant et délicieusement corrosif, cette comédie de mœurs, faisant fi des contraintes habituelles du théâtre, est une remarquable réussite.

 

Diane est une productrice lucide et cynique très attachée, quoi que lesbienne, à Michaël, acteur jeune et brillant. Il est gay, elle le sait et l’assume, consciente de détenir les moyens professionnels de le garder pour elle. Pourtant, Michaël tombe amoureux d’Alex, jeune gigolo au cœur tendre, mettant ainsi en péril les nouveaux projets de Diane, désireuse d’adapter au cinéma une pièce à succès bâtie autour de deux homos.

 

Parce que la réussite d’une belle carrière interdit que l’on dévoile son homosexualité, Diane met son énergie à détruire l’équilibre affectif que Michaël tente de construire, malgré ses peurs et les tentations de l’alcool. Arguments imparables énoncés avec grands sourires carnassiers à la clé, elle évacue Alex et le sujet gay du film pour recréer, à la vie comme à l’écran, un gentil petit couple hétéro.

 

Cette histoire, finalement commune, tant elle a dû se produire de fois dans la réalité du showbiz, se construit sur des dialogues cyniques mais jamais racoleurs, drôles et savoureux, magistralement orchestrés par Jean-Luc Revol. Le quatuor qui s’affronte sur scène est parfait. Raphaëline Goupilleau, avec sa voix si particulière, fait un immense numéro, digne des plus grandes actrices, donnant à ce sublime rôle la dimension qu’il mérite et l’on reste, devant sa prestation, béat d’admiration. Face à elle, Arnaud Binard est parfait en jeune premier que ses faiblesses rendent séduisant. L’on est heureux de le retrouver dans une telle pièce. Là, il craque (et on le comprend !) pour Édouard Collin qui, avec Alex, tient son plus beau rôle depuis ses débuts. Transformé (sans grand mal) en bombe sexuelle, Édouard Collin sait se montrer déjanté mais aussi attendrissant et humain et l’on trouve chez ce jeune acteur l’étendue d’une palette de jeu très prometteuse. Enfin, dans la peau de la copine qui vient semer la panique (les compromis ont toujours un prix !), Julie Debazac s’impose avec une grande finesse naturelle. Jean-Luc Revol, dont il convient de saluer la qualité du travail entrepris depuis des années, vient donner à cette pièce, intelligente et hautement divertissante, les allures énergiques et subtiles qui lui vont à merveille.

Rater ce spectacle ne serait pas une faute, ce serait un crime !

 

Tristan Bernard : 64, rue du Rocher 75008 Paris M° Villiers

Du mardi au samedi à 21 h et le dimanche à 18 h

01 45 22 08 40

Isabelle Mergault

 

 

Par Philippe Escalier pour le magazine Sensitif : www.sensitif.fr

 

La langue bien pendue, Isabelle Mergault est passée pendant longtemps pour la comique de service. Le succès magistral de son film Je vous trouve très beau a remis un peu les pendules à l’heure. Elle reprend dans quelques jours le rôle principal dans Croque-Monsieur de Marcel Mithois, tenu naguère par Jacqueline Maillan. Très simple, passionnante et subtile, la comédienne nous a donné une vraie interview, loin de toute promotion, avec le cœur, la sincérité et la fougue que nous aimons tant !

 

Quand on vous voit, que l’on vous regarde agir dans la vie quotidienne, on se dit – et c’est un compliment – que vous n’êtes pas une star !

Vous savez, quand on est sur scène et que l’on fait rire les gens qui viennent ensuite vous prendre l’avant-bras en disant « merci », ça me donne le sourire. Je ne me dis pas que je fais partie de l’élite, bien au contraire, je me dis que je fais partie d’eux puisque je leur parle directement au cœur. Le succès fait que je me sens plus proche de toutes ces personnes !

 

Un succès qui vous a surprise, je pense au film ?

Non, je ne pensais pas que j’allais me planter, sinon je ne l’aurais pas fait. Quand vous faites quelque chose, vous devez y croire. Une fois mon premier film fini, j’ai dit aux copains : « J’espère que vous allez venir le voir, je le trouve vachement bien ! » sans me prendre pour une diva du cinéma. Mon film, je l’ai fait d’une façon artisanale et du mieux possible. Je pourrais être étonnée de gagner au Loto mais pas que mon travail porte ses fruits. D’autant que ce n’est pas mon premier scénario, j’en ai écrit une quinzaine. Du coup, la profession vous regarde avec envie, parfois avec jalousie ou aigreur, en se disant : « Elle n’a jamais rien fait et là, 3,6 millions d’entrées ! » Oui, sauf que j’ai vraiment beaucoup bossé et que visiblement, ce que j’ai dans le ventre parle au plus grand nombre.

 

Votre domaine, c’est la comédie !

Oui, sur scène, je suis contente de faire rire. Je sais jusqu’où je peux aller, je sais pourquoi je suis faite, je n’ai pas la palette suffisante pour faire de la tragédie. J’ai quelques couleurs dans mon jeu et je les joue à fond. Il n’y a pas d’imposture, je ne sais pas faire grand-chose mais ce que je fais, je crois que je le fais bien. J’ai une nature comique, je l’exploite, point barre !

 

 

Croque-Monsieur mis en scène par Alain Sachs, c’est ce qu’on appelle un vrai cadeau !

C’est une merveille, nous sommes dix sur scène, tout est très beau, c’est du vrai théâtre, ce n’est pas deux ego qui se retrouvent pour s’affronter face au public. C’est un festival, un feu d’artifice. Alain Sachs est au service des comédiens, du texte. Tous les rôles sont mis en valeur. J’adore cette aventure, que tous les rôles soient mélangés. Je n’ai pas envie que l’on parle de moi, je veux que les spectateurs sortent en disant qu’ils ont vu un superbe spectacle.

 

Que faites-vous dans la pièce ?

C’est simple, je joue une femme qui ne pense qu’au fric. Son mari vient de mourir ruiné et elle entend mettre le grappin très vite sur un milliardaire avant que la nouvelle du décès ne soit éventée.

 

Vous arrivez à combiner cinéma et théâtre sans problème ?

Oui, je n’ai que ça à faire ! (Rires) Je n’ai pas d’enfants. Quand vous n’avez qu’à gérer votre propre industrie, c’est confortable. Je n’ai pas à aller gagner mon pain avec un boulot qui me déplairait. On a l’impression que lorsqu’on fait un film et une pièce par an, c’est énorme… Je trouve que l’on est une génération oisive par rapport à d’autres époques.

 

Vous avez dit que quand vous étiez amoureuse, vous ne pouviez plus rien faire. Or depuis quelques temps, vous travaillez énormément ! Que faut-il en conclure ?

Ah ! Il est vrai que pour moi, le début d’une période amoureuse ne me permet pas de travailler. J’ai besoin que le sang qui coule dans mes veines s’apaise. Je ne peux pas écrire en me disant « Mais pourquoi il ne m’appelle pas ? ». Je suis d’un tempérament un peu passionné. L’idéal c’est quand tout roule bien, quand cette période d’amour fou – que j’adore – est un peu retombée.

 

Avoir de l’humour et de la personnalité, cela ne fait pas peur aux hommes ?

Si cela fait peur, c’est que la personne en face n’a pas une personnalité assez forte. Maintenant je dois dire qu’il ne faut pas confondre faire rire à la radio ou à la télé et avoir de la personnalité. Dans la vie, je suis un peu chique molle, je ne suis pas grande gueule, c’est sûr. Ce qui peut être troublant c’est l’image que l’on se fait de moi. Je suis quelqu’un d’assez vulnérable. Devant une caméra, si vous me faites une réflexion, du tac au tac, je vous réponds. On est en représentation, j’ai été maquillée pour ça et je suis payée pour ça la plupart du temps ! C’est comme sur un ring, le boxeur ne se laisse pas faire. Mais peut-être qu’en dehors, il sera troublé parce qu’on lui donnera une tape dans le dos ! Sur une réflexion, je peux m’écrouler et me mettre à pleurer.

 

Quel rapport avez-vous avec les homos ?

Je connais beaucoup de gays. Je ne connais pas de lesbiennes, je dois en fréquenter sans le savoir. Deux hommes ensemble, j’ai tellement l’habitude que je n’analyse même pas, je m’en fous ! Parfois je me dis « tiens il est pédé, je ne savais pas ». Mais à Paris, maintenant, c’est tellement courant. La seule chose que j’aime moins, homos ou hétéros confondus, c’est le manque de pudeur de ceux qui peuvent se rouler des patins devant tout le monde, dans tous les endroits.

Ce que je voudrais dire, c’est qu’il me semble que les gays, qui savent ce qu’oppression veut dire, ne se battent pas toujours assez, par exemple pour les femmes, qui sont tellement maltraitées, je ne sais plus combien de viols toutes les heures… Les femmes subissent aujourd’hui encore des choses dingues, il ne faut pas l’oublier. Maintenant, pour rester dans un ton un peu plus léger, je dirais que ce qui m’énerve c’est quand un type me plaît et que j’entends « ah, lui, il n’est pas pour toi » !

 

Quel serait votre type d’homme ?

Je n’en ai pas ! Flasher très vite sur un physique, c’est une chose qui ne m’est jamais arrivée. Si je ne le connais pas, si je ne lui pas parlé, les yeux dans les yeux, il ne peut rien se passer ! Et quelqu’un qui est intelligent a pour moi un énorme pouvoir, surtout s’il est altruiste en prime. La façon de raisonner, la culture, c’est la vraie séduction ! J’ai eu des mecs très beaux, des mecs beaucoup moins. Faut juste que la personne soit quelqu’un de bien !

 

Isabelle Mergault sera à partir du 24 janvier 2008 au théâtre des Variétés dans Croque-Monsieur, mis en scène par Alain Sachs.

 

 

 

 

 

Entre Fous émois

 

Avant même que Jarry n’entre en scène, avec sa fougue et son énergie, on comprend que le spectacle ne va pas être comme les autres. Et de fait, avec lui c’est un grand bol d’air pur que nous respirons. Le spectacle est authentique, il retrace une vie avec des mots empreints de beaucoup de sensibilité et une grande drôlerie. Lui qui affirme que la seule fois où il a fait tourner la tête d’une femme c’était dans un manège, entend raconter comment, alors que tout le poussait vers la terre et la vigne, il a pris le chemin de Paris, des planches et des garçons.

Sa différence, il la met en avant avec une infinie délicatesse et un humour décapant. Son spectacle décoiffe, avec un rythme plus que soutenu, toujours émouvant, sans démagogie. On se laisse prendre au jeu et, séduit par sa capacité à changer de personnages, on le suit dans sa promenade autobiographique qui nous fait rire, souvent et de bon cœur.

L’on reproche souvent aux jeunes artistes d’être un peu formatés. Avec Jarry, on est loin de tout ça. On passe avec lui un formidable moment à découvrir l’être humain derrière l’acteur capable de tout donner l’espace d’une soirée.

Nos applaudissements en retour semblent alors une bien maigre récompense pour un si beau travail.

Philippe Escalier 

Théâtre du Gymnase : 38, boulevard Bonne-Nouvelle

M° Bonne-Nouvelle 75010 Paris

Tous les lundis à 20 h 30

01 42 46 79 79

 

Mathieu Renard

 

À vingt-deux ans, ce jeune étudiant termine au Mans, où il est né, une licence de sport. Dans le même temps, il prépare le concours de pompier professionnel (il est sapeur-pompier volontaire depuis l’âge de dix-neuf ans) et continue à faire ses premiers pas dans le domaine de la photo.

 

Si le sport tient une grande place dans sa vie (il fait beaucoup de natation, du judo, d’escalade, sans oublier le rugby), il a laissé s’exprimer son goût de servir concrétisé par un engagement chez les pompiers et un brevet de sauveteur. Mathieu est aussi habité par l’envie de devenir mannequin. « Il y a cinq ou six ans, je n’étais pas forcément très heureux. Maintenant j’ai envie de profiter de la vie, de faire des photos et de montrer de quoi je suis capable, sans tomber dans le narcissisme ou devenir prétentieux », dit-il avec ce sourire qui ne le quitte jamais. Plus largement, il entend s’intéresser à la télévision ou au cinéma. Ses premiers contacts lui ont permis de passer divers castings, dont l’un est en cours, pour un téléfilm. « Pour l’heure, je n’ai pas envie de me spécialiser, tout au contraire, je souhaite aller dans plusieurs directions, en travaillant toutes les opportunités », précise-t-il.

 

Lui qui aime foncer, et pas seulement sur les pistes de ski, a organisé les mois qui viennent avec beaucoup de soin. Outre la préparation de son concours pour intégrer le corps des officiers sapeurs-pompiers, Mathieu va se consacrer dans les prochaines semaines à s’inscrire dans deux ou trois agences parisiennes de mannequins. Si sa taille (1,80 mètre) ne lui permettra pas de participer à certains défilés, il dispose de tous les atouts pour s’imposer dans le domaine de la publicité et son charisme devrait aussi impressionner la caméra. Ses nouvelles activités devraient entraîner un prochain déménagement : pour lui, Paris brille de mille feux et s’installer dans la capitale, lieu idéal pour le travail comme pour les loisirs, fait partie de ses objectifs à court terme.

 

Pour l’avoir découvert durant les trois jours passés en Savoie, dans la station des Arcs, le choix de Mathieu pour le numéro de février s’est révélé judicieux. Pas uniquement parce qu’il a été superbement mis en valeur par le talent de photographe de Fred Goudon, mais aussi du fait de sa personnalité dynamique, enthousiaste, généreuse et spontanée, faisant de cette collaboration un moment vraiment à part. Il est probable que vous aurez autant de plaisir à le découvrir que nous en avons eu, Fred Goudon et moi-même, à travailler avec lui.

Philippe Escalier

Article paru dans Sensitif, février 2007

http://www.sensitif.fr


 

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