Du Haut-Bugey à Los Angeles, itinéraire d’un acteur qui a choisi de fabriquer lui-même les rôles que personne ne lui proposait
Au printemps 2024, son agente lui adresse un message de félicitations pour Cannes. Il faut un moment à Hugo Diego Garcia pour comprendre de quoi elle parle. Deux ans plus tôt, il a tourné quelques minutes dans un film dont il ignorait presque tout, décrochées par une bande d’essai filmée seul chez lui à Los Angeles. Un mois après ce message, il se trouve dans la salle du Grand Théâtre Lumière, et l’écran se remplit soudain du très gros plan de son postérieur. Voilà comment l’artiste est entré dans le champ de vision du public mondial, par accident, de dos, en quelques secondes d’un film très bruyant. Au même moment, dans un village du Haut-Bugey, dormait le vrai travail de sa vie, un long métrage qu’il écrivait, produisait, jouait et montait depuis cinq ans avec trois amis, une caméra achetée sur des économies maigres et la certitude tranquille que personne ne le ferait à sa place.
Un village, une lignée de partants
Hugo Diego Garcia naît le 17 août 1993 à Nantua, dans l’Ain, et grandit à Belleydoux, commune de quelques centaines d’âmes posée sur les hauteurs du Haut-Bugey, à la lisière du massif du Jura. Le pays est beau et fermé, fait de falaises calcaires, de combes et d’alpages, avec cette particularité d’offrir un horizon magnifique et très peu de portes de sortie.
Sa généalogie tient en trois migrations. Du côté maternel, un arrière-grand-père maquisard dans les monts de l’Ain, engagé sous le nom de guerre de Zamor, qui épousa plus tard une Italienne venue du Sud. Du côté paternel, des républicains espagnols passés en France après la guerre civile. L’un d’eux, son arrière-grand-père José, fut interné vers 1940 au camp du Vernet, en Ariège, dans les mêmes baraquements qu’Arthur Koestler, qui devait tirer de cette expérience La Lie de la terre. Hugo Diego Garcia mesure ce que cette coïncidence a de vertigineux, lui qui s’est nourri d’Ernest Hemingway et d’Arthur Koestler, l’un reporter de la guerre d’Espagne, l’autre exilé devenu écrivain. Des paysans, des mineurs, des vaincus qui repartent ailleurs, cette matière-là irrigue tout son cinéma.
Après le lycée à Oyonnax, ville industrielle du plastique où l’avenir se réduit à peu de chose, il monte à Lyon, où il entreprend des études de droit, un choix venu de ses parents. Il en garde le souvenir d’années creuses, passées à lire des codes pendant que la vie se déroule ailleurs. En parallèle, il s’inscrit à des cours de comédie et pousse la porte des salles obscures avec une boulimie de collectionneur. Il pratique aussi les arts martiaux depuis l’enfance, puis la boxe anglaise, sérieusement. À vingt ans, il a déjà laissé sur les rings une côte et un peu de cartilage nasal. Il travaillera plusieurs années comme entraîneur de boxe, métier qu’il n’a jamais tout à fait quitté.
La nuit du pont sur le Rhône
Le basculement porte une date imprécise et un décor très net. Un soir d’automne à Lyon, l’étudiant sort d’une projection de Drive avec un ami. Les deux garçons s’arrêtent sur un pont du Rhône, incapables de parler, les lumières de la ville tremblant sur l’eau. Il décide cette nuit-là de consacrer sa vie au cinéma. Il mène ses études de droit jusqu’au bout par acquit de conscience, renonce à passer professionnel en boxe alors qu’il s’entraînait sous la conduite de Fayçal Omrani, et prépare son départ pour les États-Unis. Il a vingt ans, nous sommes en 2013, et la règle du métier tient alors en une phrase, pour être vu, il faut se rendre sur place.
Il arrive à Los Angeles sans diplôme utile, sans crédit professionnel, sans réseau, avec un anglais approximatif, des papiers tout juste en règle, très peu d’argent et un physique d’adolescent qui ne l’aide pas. Il partage une maison de Venice avec cinq colocataires. Suivent des années qu’il décrit comme un désert, longues plages de vide ponctuées d’auditions sans lendemain. Il travaille pourtant, avec Scott Sedita la technique du casting, avec Annie Grindlay le jeu face à la caméra, avec Gary Imhoff l’analyse de scène. Les exercices d’école et les rendez-vous de sélection le laissent mécontent, persuadé de valoir mieux que ce que l’on veut bien lui montrer.

Tout faire soi-même
De cette impatience naît sa règle de conduite, la seule qui vaille à ses yeux, quand la porte reste close, on construit sa propre maison. Il refuse les étiquettes séparées d’acteur, d’auteur, de réalisateur, catégories dont il estime que le vocabulaire suffit à faire des cages. Un film est pour lui un mouvement unique, imaginer, écrire, produire, filmer, interpréter, monter, reprendre, un cycle complet dont il veut occuper chaque poste, avant, pendant et après.
Le corps commande. Homme de ring avant d’être homme de plateau, il tient la présence physique pour le premier argument d’une interprétation, la posture, la masse, l’appui, tout ce que le spectateur croit avant même d’entendre une réplique. La boxe lui a enseigné la discipline, la douleur et la patience, trois vertus qu’il juge transposables telles quelles au métier d’acteur, et il aime rappeler qu’Ernest Hemingway tenait son propre entraînement pour plus essentiel encore que sa table de travail.
Sa vulnérabilité, il la situe ailleurs que sur l’écran. Se voir jouer lui procure au pire une contrariété d’artisan devant une prise ratée, puisque l’acteur remet son sort entre les mains d’un metteur en scène. Montrer un film qu’il a écrit, produit et porté de bout en bout, voilà l’exposition véritable, celle où il se présente entier.
Ses influences appartiennent au grand récit populaire. Les maîtres américains des années soixante-dix forment son socle, Michael Cimino, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Brian De Palma, Steven Spielberg, auxquels il joint Sergio Leone. Enfant, il se nourrit indistinctement de mangas, de films d’arts martiaux, de comédies et de fresques, Le Dernier des Mohicans, Heat, Danse avec les loups, Braveheart, puis Gladiator, Le Dernier Samouraï, Le Seigneur des anneaux. Le réalisme français viendra plus tard, presque à contretemps. Une génération d’auteurs internationaux achève de le former, Darren Aronofsky, Paul Thomas Anderson, David Fincher, Denis Villeneuve, Nicolas Winding Refn, le cinéaste britannique Steve McQueen, tous gens capables de rester radicaux à l’intérieur du système. Deux chocs décisifs commandent son désir de mise en scène, Drive et Scarface, films d’atmosphère et de partition qui travaillent la mémoire par la sensation. En France, il revendique Romain Gavras et Kim Chapiron.
Trois films pour apprendre, faits avec ce qu’il avait
Faute de rôles, Hugo Diego Garcia écrit les siens. En 2018, il réunit de quoi tourner Tony, tragédie de banlieue industrielle d’une trentaine de minutes inspirée de la jeunesse violente de son père dans les années quatre-vingt, à Oyonnax. Il y joue Vincent Medina, dit Tony, aux côtés de Lorenzo Bentivoglio et de Pietro Mercieca, sur une musique de son frère Malo Garcia. Le film circule en festivals et lui vaut ses premiers regards de professionnels. Suit Cagnolino en 2019, vingt minutes tendues autour d’une bande de garçons désœuvrés qui, une nuit d’été, croisent quatre gosses de riches. Il apparaît aussi dans Imago, court métrage de Yann Perrin, et réalisera en 2020 le clip Mauve pour son frère.
La France lui offre ses premiers rôles sous la direction des autres. Il tourne dans Touchées, première réalisation d’Alexandra Lamy, un téléfilm consacré à la reconstruction de femmes victimes de violences, diffusé sur TF1 le 22 septembre 2022, et dans la série Sentinelles, chronique d’une section française engagée au Mali dans l’opération Barkhane, réalisée par Jean-Philippe Amar pour OCS.

Vache Folle, cinq ans dans les alpages
L’année 2020 le laisse à terre. La pandémie disperse le groupe de Los Angeles, il rentre en France sans argent et au sortir d’une rupture amoureuse dont il parle avec une franchise désarmante. Sans logement, il s’installe chez David Zivko. Lorenzo Bentivoglio les rejoint. Ils mènent une existence monacale dans la maison même qui deviendra celle du personnage, coupant le bois du poêle chaque matin, boxant, parlant cinéma jusqu’à la nuit. Hugo Diego Garcia y écrit Vache Folle en un mois, en intégrant au scénario tout ce qui se trouvait à portée de main, une voiture, une grange, un visage. Par une nuit de février, devant une cheminée en ruine, il demande à ses deux compagnons s’ils sont partants pour un long métrage. Le lendemain, ils achètent une caméra.
L’aventure durera cinq ans. Le film raconte Cédric Poncet, fils de boucher, ancien légionnaire abîmé par l’Afrique et par la guerre, revenu vivre à l’écart dans un village du Jura, entre ses vaches et le souvenir d’une famille perdue. Ses rivaux le surnomment Vache Folle, sobriquet d’enfance accroché à ses tics, réactivé par l’effondrement de la boucherie familiale lors de la crise de l’encéphalopathie spongiforme, en 1996. L’homme cherche à reconquérir son ex-femme et sa fille, désormais sous le toit d’un autre, et glisse vers des choix qui l’emportent. Le scénariste écarte d’emblée l’imagerie convenue du soldat traumatisé et compose un personnage tendre puis dur, rusé et naïf à la fois, dont l’étrangeté douce contamine tout le récit.
Le film est un objet de compagnonnage. Lorenzo Bentivoglio, comédien et cinéaste, en assure la coréalisation, l’image et la lumière, tient le rôle de Léo et cosigne le montage avec lui. Jordan Evrard, ami d’enfance devenu producteur et manager, veille sur l’ensemble. David Zivko, coproducteur de fait, apparaît en Zlatko. Malo Garcia compose une partition confiée à des violonistes de Londres, présence sonore qui suit la dérive mentale du personnage jusqu’à devenir un rôle à part entière. Autour d’eux, Laure Valax en Cheyenne, Emmy Decastro en Jennifer, Victor Nicolaï, Jo Prestia, Kélian Maréchaux, Mickaïl Yildiz. La production associe le collectif Karanta Zero à la société suisse Edelweiss Productions, avec Yves Kuperberg en producteur exécutif.
Diriger en étant de tous les plans exige une double dépense. Hugo Diego Garcia a décrit cette tension, celle d’un metteur en scène qui doit tout surveiller et d’un acteur qui doit tout lâcher, résolue par la présence de Lorenzo Bentivoglio, capable après des mois de tournage de le corriger d’un regard. Le film prend d’abord la route des festivals hexagonaux, présenté à l’automne 2025 au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, avant sa première à l’étranger, aux Nuits noires de Tallinn, dans la compétition Rebels with a Cause, en novembre de la même année. La compétition internationale de Mar del Plata lui décerne ensuite deux distinctions majeures, le prix spécial du jury Astor Piazzolla et le prix Astor Piazzolla d’interprétation masculine, double consécration rare dans un festival classé A, la plus haute catégorie reconnue par la Fédération internationale des associations de producteurs de films. Le Glasgow Film Festival l’accueille au printemps 2026. De tout ce que les spectateurs lui ont dit, l’expression qui revient le plus, « du vrai cinéma », reste celle qui le touche le plus.
Le hasard des grands plateaux
Entretemps, la carrière d’acteur avance par éclipses. Il décroche son premier rôle récurrent dans Death and Other Details, diffusée en France sous le titre Meurtres et autres complications, série d’énigme créée par Heidi Cole McAdams et Mike Weiss pour Hulu, dont Marc Webb a réalisé le pilote, où il incarne Jules Toussaint face à Mandy Patinkin et Violett Beane. Six mois de tournage, de gros moyens, une diffusion en janvier 2024 accueillie dans un silence à peu près total. L’acteur y voit alors la fin d’un espoir. Un mois plus tard arrive le message sur Cannes.
The Substance, de Coralie Fargeat, lui doit peu et il lui doit beaucoup. Le rôle de Diego, petit ami à la misogynie tranchante, tient en une poignée de plans, obtenus par une bande d’essai envoyée depuis Los Angeles pour un profil très précis, un Européen installé sur place et capable de sonner américain. Il a failli perdre le rôle en se rasant le crâne pour des reprises de Vache Folle, et l’affaire lui parut secondaire, son film passant avant. The Substance est présenté en compétition à Cannes en mai 2024, et la même année, au mois d’août, sort The Killer, le remake par John Woo de son propre classique, tourné en France en 2023, où le réalisateur lui a confié le personnage de Coco.

Sebastian Moore, l’entrée dans la lumière
Le 9 septembre 2026, Prime Video met en ligne dans plus de deux cent quarante pays Attirés malgré nous, thriller sentimental d’Óscar Pedraza écrit par Sofía Cuenca, adapté de Marfil, premier volet du diptyque Enfrentados de Mercedes Ron, et produit par Pokeepsie Films, la société d’Álex de la Iglesia et de Carolina Bang. Hugo Diego Garcia y tient le rôle principal masculin, Sebastian Moore, garde du corps taciturne chargé de protéger l’héritière incarnée par Ester Expósito après un enlèvement resté sans explication. Lluís Homar, Eric Masip, Pablo Molinero, Zoe Bonafonte et Joaquín Ferreira complètent la distribution. Une suite, Ébano, est annoncée.
Le film repose sur un huis clos et sur la friction de deux tempéraments. Pour l’installer, les deux interprètes ont travaillé le corps avant le texte, Hugo Diego Garcia entraînant sa partenaire à la boxe et lui en transmettant les fondamentaux. Sur les scènes les plus dépouillées, celles où deux personnes se parlent dans une pièce, il explique avoir « surtout travaillé sur la complexité et la profondeur des personnages », convaincu que le désir seul ne fait pas tenir une histoire. Son Sebastian Moore, ancien militaire américain indifférent à l’apparence, se résume selon lui à une élégance de la simplicité, formule qu’il livre en riant.
La part gardée
Hugo Diego Garcia parle volontiers de son travail et peu de sa vie. Ce qu’il en dit, il le rattache toujours à une œuvre. La rupture de 2020 a nourri Vache Folle. La jeunesse de son père a produit Tony. Sa famille tient une place centrale et déclarée, son frère Malo Garcia, compositeur et artiste de musique électronique, Jordan Evrard, ami depuis l’âge de trois ans, avec lequel il partageait la même nourrice dans le quartier d’Oyonnax que l’on voit à l’écran, Lorenzo Bentivoglio et David Zivko enfin, qu’il désigne comme des frères choisis. Cette bande fonde en 2025 Karanta Zero, à la fois société de production et clan, dont le nom garde son secret.
La presse espagnole lui a prêté au printemps 2025 une liaison avec Ester Expósito, sa partenaire à l’écran, à partir de photographies prises à Madrid. Aucun des deux ne l’a jamais commentée. Interrogé au printemps 2026 sur la vie sentimentale de la comédienne, il s’est déclaré entièrement étranger à ces récits, avant de dire son estime pour elle et sa fierté d’avoir travaillé à ses côtés. On retiendra la mesure de la réponse. Il partage aujourd’hui son temps entre Madrid et Los Angeles.
Une place à part dans le paysage
Sa génération a compris avant les autres que l’attente est un luxe. Elle produit, filme, monte et diffuse elle-même, quitte à travailler cinq ans sur un film de soixante-dix-neuf minutes. Hugo Diego Garcia appartient à cette famille de cinéastes acteurs venus des marges géographiques et sociales, qui tiennent leur formation d’une culture populaire assumée et leur liberté d’une indépendance totale. Il revendique une formation faite de dessins animés, de films de genre et de grandes fresques venues de Hollywood, le cinéma d’auteur français arrivant chez lui en dernier. Le paradoxe lui va bien, cet homme du Haut-Bugey qui rêvait la Californie d’après les images de La Fureur de vivre et de Point Break est revenu filmer les alpages de son enfance sur un mode crépusculaire, et c’est de là qu’il a été vu.
Dans son film, Cédric Poncet rêve d’un camping-car pour rouler jusqu’à la mer. Hugo Diego Garcia accepte volontiers l’idée que Vache Folle soit son propre véhicule, un objet lentement construit pour aller ailleurs. Il en tire une leçon simple, on croit devoir prouver quelque chose au monde alors que l’on avait à se le prouver à soi. Le balancier, longtemps immobile, a commencé à bouger. La suite, il l’annonce clairement, des films plus amples, toujours entiers, faits avec les mêmes.
Chronologie
1993 — Naissance le 17 août à Nantua, dans l’Ain. Enfance à Belleydoux, dans le Haut-Bugey.
2011-2013 — Baccalauréat à Oyonnax, puis études de droit à Lyon, cours de comédie en parallèle et entraînement de boxe anglaise sous la conduite de Fayçal Omrani.
2013 — Installation à Los Angeles.
2016-2018 — Formation d’acteur à Los Angeles, technique de casting avec Scott Sedita, jeu face à la caméra avec Annie Grindlay.
2018 — Tony, premier court métrage, écrit, réalisé et interprété, produit par ILLIS. Rencontre décisive avec Lorenzo Bentivoglio.
2018-2021 — Analyse de scène avec Gary Imhoff.
2019 — Cagnolino, deuxième court métrage, écrit, réalisé et interprété. Imago, court métrage de Yann Perrin.
2020 — Retour en France. Écriture de Vache Folle en un mois. Réalisation du clip Mauve pour Malo Garcia.
2021 — Sélection au programme BAFTA Newcomers, volet Los Angeles. Tournage de Touchées, première réalisation d’Alexandra Lamy, et de la première saison de Sentinelles pour OCS. Début du tournage de Vache Folle dans le Jura.
2022 — Diffusion de Sentinelles en avril sur OCS, puis de Touchées le 22 septembre sur TF1.
2023 — Tournage en France du Killer de John Woo, dans le rôle de Coco.
2024 — Death and Other Details, série créée par Heidi Cole McAdams et Mike Weiss pour Hulu, dans le rôle de Jules Toussaint, avec Mandy Patinkin et Violett Beane. The Substance de Coralie Fargeat, présenté en compétition à Cannes en mai. Sortie du Killer de John Woo en août.
2025 — Fondation de Karanta Zero avec Lorenzo Bentivoglio, Malo Garcia et Jordan Evrard. Tournage de Marfil et d’Ébano pour Prime Video. Vache Folle présenté en octobre au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, puis en novembre aux Nuits noires de Tallinn, dans la compétition Rebels with a Cause. Compétition internationale de Mar del Plata, prix spécial du jury Astor Piazzolla et prix Astor Piazzolla d’interprétation masculine.
2026 — Vache Folle au Glasgow Film Festival en mars. Sortie mondiale d’Attirés malgré nous sur Prime Video le 9 septembre, sous la direction d’Óscar Pedraza, face à Ester Expósito.
2027 — Ébano, suite annoncée du diptyque, pour Prime Video.




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