Paul «Magic» Distefano

Avec Shadowland, la Compagnie Pilobolus nous offre LE spectacle de danse  de ce début d’année, aux Folies Bergère. Invités d’honneur de la cérémonie des Oscars, cette troupe vient (enfin !) faire vibrer Paris avec son univers ludique, musical et poétique. Pour vous présenter Shadowland, ce moment de rêve actuellement en tournée européenne, le danseur Paul « Magic » Distefano a répondu à quelques-unes de nos questions.

Paul, quel est votre parcours ? 

Je viens du Colorado où ma famille est installée. Au départ, j’ai commencé une formation de danse classique. J’ai fait une école de ballet à New York. En parallèle, j’ai aussi étudié l’art circadien, l’acrobatie est l’une de mes spécialités et j’ai créé un spectacle de rue qui mélange un peu tout ce que je sais faire. Du reste, si Shadowland me plait autant, c’est bien parce qu’il s’agit d’un show très multidisciplinaire.

Vous avez 24 ans. Pour vous, Shadowland est tout nouveau ?

En effet, j’ai rejoint la troupe il y a quelques mois. Il m’a fallu beaucoup m’entrainer pour acquérir la technique spécifique du show. Le travail des ombres est très difficile parce que d’une précision terrifiante. Nous oscillons constamment entre le monde réel et celui des ombres et nous sommes projetés sur un écran géant, donc le moindre petit mouvement se voit parfaitement. Il ne faut surtout pas faire d’erreurs. D’autre part, il faut penser en terme de groupe, on ne peux pas uniquement être concentré sur soi, c’est vraiment un spectacle global.

Quand on vous voit sur scène on comprend votre surnom de « Magic » ! Mais à quand remonte-t-il ? 

Ma famille m’a toujours appelé « Magic » parce que j’ai un gout pour les tours de magie. Quand j’ai commencé à danser, on m’a aussi appelé comme ça et le surnom m’est resté.

Où habitez-vous ?

J’habite à New York, j’étais auparavant à Los Angeles et maintenant je suis en tournée ! Ce sera ma première avec une troupe. Je suis venu déjà quatre  fois à Paris pour y faire mon spectacle de rue, devant Beaubourg, à Saint-Michel et au Trocadero. C’est une ville que j’adore… ! C’est extraordinaire d’être dans Shadowland et j’espère revenir à Paris très vite. Pour moi, c’est une ville spéciale, la première où je me sois produit tout seul en Europe.

Que faites-vous de vos loisirs ?

Je suis tout le temps en train de créer quelque chose. Je ne peux pas rester tranquille. Je prends des cours de danse brésilienne, je travaille mon style et je pense à mes prochains shows en solo.

Shadowland se joue au Folies Bergères : 32, rue Richer 75009 Paris du 13 au 25 mars 2012

www.foliesbergere.com

Pauldistefano.org

witches-ride-bicycles.blogspot.com

Davit Galstyan

Européen par excellence, parlant quatre langues, Davit Galstyan est né en Arménie dans une famille d’artistes. À vingt-six ans, après une formation au Royal Ballet d’Angleterre, il intègre la troupe du Ballet du Capitole de Toulouse où il est danseur soliste. C’est sur la scène du théâtre des Champs-Elysées, durant le traditionnel Gala des étoiles de la danse qui aura lieu exceptionnellement à la mi-janvier, que nous pourrons admirer tout le génie de cet artiste exceptionnel.

Ce sera votre première participation au Gala des étoiles ? 

Oui et pour Paris également : je n’étais venu qu’une fois en région parisienne pour danser Don Quichotte, c’est dire si je suis heureux de pouvoir interpréter le solo de L’Idole Dorée de la Bayadère.

Savez-vous pourquoi vous avez été choisi ? 

Cela reste un peu mystérieux, vous ne savez jamais trop pourquoi, à un moment donné, l’on vient vous chercher, mais c’est toujours bon signe ! Les organisateurs ont pu me voir danser, je suis un habitué des galas, j’en ai fait un peu partout dans le monde.

Etre un bon danseur signifie donc que l’on doit beaucoup voyager !

Tout dépend des habitudes de votre compagnie. Avec le Capitole, nous avons fait pas mal de tournées, mais la crise a ralenti le rythme. Du coup, cela me laisse un peu plus de temps pour me produire comme danseur invité, ce que j’ai toujours fait grâce au soutien de la directrice de la Compagnie du Capitole, Nanette Glushak.

Avez-vous un répertoire privilégié ?

Jusqu’à 25 ans, j’ai préféré le ballet classique. Maintenant, je suis de plus en plus attiré vers le néo classique comme La Reine morte qu’a chorégraphiée Kader Belarbi pour le Ballet du Capitole en 2011. C’est un langage classique mais qui permet de s’exprimer et de bouger autrement que dans Casse-Noisette ou Le lac des Cygnes. Sinon, j’aime énormément Jiri Kylian, William Forsythe, Nils Christe, Mauro Bigonzetti mais surtout, je suis ouvert à tous les répertoires et j’aime tout danser !

Allez-vous souvent vous produire en Arménie ?

Tous les ans ! Je viens d’une famille de danseurs. Mon père a été étoile du Bolchoï et directeur du théâtre National d’Arménie pendant trente-cinq ans. Ma mère a été danseuse étoile également. Cet été, j’ai organisé mon premier gala au Théâtre National d’Arménie pour fêter les soixante-dix ans de mon père avec ma sœur, Juliette Galstian, qui est une chanteuse lyrique assez connue maintenant et comme moi, installée en France.

La danse, entre les représentations et les entraînements, doit occuper une bonne partie de votre temps. Que faites-vous de votre temps libre ?

C’est vrai que les loisirs sont assez rares. Je passe du temps avec mon amie et puis je vis comme tout le monde, j’écoute de la musique, je lis… Parfois je m’autorise des restaurants et des bars, ça fait partie de la vie, il faut bien vivre, la danse demande tellement de sacrifices sur tellement de choses !

Votre installation à Toulouse s’est faite facilement ? 

J’arrivais de trois années passées à Londres où il pleuvait tout le temps ! À Toulouse, j’ai pu apprécier le temps, l’architecture, la gastronomie et aussi le dynamisme de la ville où j’ai pu apprendre le français, ce qui était aussi l’un de mes buts en venant au Capitole.

Toulouse où vous avez aussi rencontré votre amie je crois ?

Oui, nous nous sommes connus lorsque j’ai intégré le Ballet, c’est notre première danseuse…

C’est peut-être plus facile de vivre avec quelqu’un qui fait le même métier ?

Vous savez, ça dépend ! (Rires). Elle est aussi maitresse de ballet, alors, on parle beaucoup de danse !

Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr

Théâtre des Champs-Elysées : 15, avenue Montaigne 75008 Paris

Les 13 et 14 janvier 2012 à 20h

Le 15 janvier 2012 à 16h

01 49 52 50 50 – http://www.theatrechampselysees.fr

Compagnie Julien Lestel au TCE le 27 juin

 

 JULIEN LESTEL

Né à Narbonne, Julien Lestel est arrivé à Paris à l’âge de onze ans pour intégrer l’école de danse de l’Opéra de Paris. C’est comme danseur et chorégraphe que nous le retrouverons à la tête de sa compagnie, le 27 juin 2011, au Théâtre des Champs-élysées, pour présenter sa nouvelle création, Corps et Âmes.

 

Après un beau parcours de danseur, la formation de votre compagnie en juillet 2006 a-t-elle été une suite logique ?

Les danseurs peuvent évoluer vers l’enseignement ou d’autres métiers, mais pour moi la chorégraphie, vers laquelle je me suis tourné assez tôt, était une évidence. Voir les interprètes heureux et le public très réceptif m’a poussé à créer une compagnie pour danser mes propres pièces. Les choses se sont faites par étapes. J’ai d’abord créé des solos, puis des duos, des trios, etc. C’est pour me consacrer uniquement à ma compagnie que j’ai décidé de quitter le Ballet national de Marseille avec lequel j’ai travaillé, avec beaucoup de plaisir, ces dernières années.

Il y a beaucoup de danseurs italiens dans votre compagnie. Quelle en est la raison ? 

Ils sont au nombre de six. En 2010, pour sa comédie musicale Casanova, Pierre Cardin m’a demandé une chorégraphie avec des interprètes italiens. J’ai donc auditionné et recruté des danseurs venus d’Italie auxquels ensuite – parce que je suis fidèle – j’ai proposé d’intégrer la compagnie.

On sent dans votre travail des influences diverses. Comment définiriez-vous votre style ?

Je dirais que je suis un chorégraphe néoclassique avec une influence contemporaine marquée. J’ai une formation classique de l’Opéra de Paris et j’ai travaillé aussi avec des gens comme Pina Bausch, Carolyn Carlson, Angelin Preljocaj… J’ai trouvé et façonné mon style avec ces influences diverses.

Votre chorégraphe préféré ?

Jiří Kylián. J’ai eu la chance de travailler avec lui. C’est le chorégraphe qui me touche le plus, son travail est ingénieux, très limpide, magique. J’aime aussi beaucoup Pina Bausch pour la pureté de ses gestes, danser pour elle m’a beaucoup apporté. Chaque membre de sa troupe, qu’il soit sur le devant de la scène ou au fond, est important et s’exprime avec le sentiment très fort d’appartenir à un groupe.

Venons-en à Corps et Âmes. Comment présenteriez-vous cette nouvelle création ?

Le propos du spectacle a deux aspects, un premier très physique, très terrien, et le second plus fluide, délicat, un mélange du corps et de l’esprit que nous avons tous dans la vie. Le ballet avec onze danseurs commence sur quelque chose de très physique et finit sur un moment fortement symbolique lié à l’âme. C’est un voyage, sans narration, pendant lequel j’ai tenté de décrire avec mon langage les affrontements du corps et de l’âme.

La musique originale est signée Karol Beffa. Aviez-vous déjà passé une commande musicale ?

Non, c’est une première ! J’ai travaillé avec Philip Glass notamment et toujours utilisé des musiques existantes. Pour Corps et Âmes, je voulais que tout soit neuf, y compris la musique, et que l’on puisse travailler avec le compositeur, la main dans la main. Karol Beffa est un grand compositeur ayant écrit beaucoup d’œuvres orchestrales ou de musique de chambre. Sur un plan pratique, on a dû trouver un peu de place dans son planning très chargé et c’était passionnant de travailler avec lui et de trouver un chemin commun. La chorégraphie est venue après.

À ce propos, la création chorégraphique reste une chose assez mystérieuse ! 

C’est vrai, on ne sait pas toujours ce que l’on va créer le jour où on se met au travail. Ce sont des sensations, des émotions, des idées qu’on a reçues auparavant et qui se traduisent par des mouvements. Il faut trouver des formes originales, sortir un peu de ce que l’on a vu ou fait auparavant. Tout est filmé pour éviter l’oubli. Lorsque je visionne, je change parfois des petites choses. Ensuite, je les apprends aux danseurs à qui je laisse une part de liberté car je veux qu’il y ait aussi l’empreinte de leur style. Ce travail avec eux est assez long. Je suis là comme un peintre ou un sculpteur pour arranger, peaufiner. Parfois il suffit de trouver le détail pour qu’un mouvement fonctionne bien.

Pour nous spectateurs, n’avoir qu’une seule date au théâtre des Champs-élysées est un peu frustrant !

Pour nous aussi (rires) ! Maintenant, le théâtre des Champs-Élysées est une chance énorme pour une jeune compagnie. Nous irons jouer au Grand Théâtre d’Aix-en-Provence, le plus beau théâtre de la région, puis en Italie au festival Puccini. Je continue en parallèle à tourner mes autres chorégraphies en Grèce et à Moscou dans les mois qui viennent.

Les Parisiens vous ont connu avec Les Âmes frères. Je suppose que pour vous, cette œuvre est particulièrement importante ?

Oui, elle occupe une place à part ! C’est l’une des premières pièces que j’ai écrite, un duo avec Gilles, mon assistant chorégraphe. Nous sommes liés par une très belle histoire. Rentrés ensemble à l’école de l’Opéra de Paris, faisant des carrières parallèles, nous nous sommes toujours soutenus. Les Âmes frères racontent cette amitié. Nous les avons données trois fois à l’Espace Cardin. Je garde un souvenir très fort de la toute première fois (il était 11 heure du matin) où nous les avons montrées à Pierre Cardin. Il est venu vers nous, visiblement ému, en nous disant qu’il nous donnait son théâtre pour trois dates. Malgré ce temps très court, le bouche-à-oreille a fonctionné de manière fulgurante. Ces représentations nous ont permis d’avoir des contacts qui nous ont amenés plus tard à la salle Gaveau et au théâtre des Champs-Élysées.

C’est un ballet que nous allons revoir ?

Oui, les 8 et 10 juillet au théâtre Marsoulan. On va le danser en Nouvelle-Calédonie (nous avons un partenariat pour la création l’an prochain d’un Sacre du printemps avec ma troupe et une compagnie kanak). On a aussi le projet de redonner Les Âmes frères à l’Espace Cardin.

Et si l’on veut vous voir danser en France dans les prochains mois ?

Le programme, assez chargé, est exposé en détail sur notre site Internet. Il faut noter que nous sommes au Havre le 24 juillet pour Anastylose, un trio (deux garçons et une fille) accompagné par François-René Duchâble au piano qui, du fait de sa personnalité, fait partie intégrante du spectacle !

PORTRAIT DE DANSEUR : Marco Vesprini

Son incroyable assurance sur scène pourrait faire oublier que ce danseur a tout juste vingt ans. Ayant débuté par l’acrobatie, Marco Vesprini est venu au classique après avoir ressenti beaucoup d’émotions durant ses premières leçons de danse. Il entrevoit alors très vite quelle pourrait être sa voie. Il déménage de Vigevano pour Milan où il va étudier plusieurs disciplines : classique, hip-hop, moderne. Cette large palette lui donne aujourd’hui une aisance toute particulière, quasi innée, rare chez un danseur de cet âge.

Il rencontre Julien Lestel lors d’un casting pour Casanova qu’il danse le soir de la création, place Saint-Marc à Venise, le 12 juillet 2010. Depuis, le chorégraphe travaille régulièrement avec lui et après un travail assez intense, lui donne une place importante dans ses créations, dont un rôle dans Constance. Personne ne sera surpris que Marco Vesprini affirme avec enthousiasme et beaucoup de conviction : « Pour ma première expérience, c’est une chance énorme d’intégrer une compagnie et de m’imprégner d’un style que j’aime beaucoup. C’est nouveau, je travaille en groupe avec des danseurs venus de l’Opéra de Paris, dans des grands théâtres, et j’adore le travail avec Julien, je demande juste que tout cela continue encore longtemps ! »

La création de Corps et Âmes (son troisième ballet) lui prend du temps et beaucoup d’énergie sans lui donner toute la liberté qu’il voudrait pour découvrir Paris qu’il adore. « Cette ville est incroyable, tellement différente et attirante, surtout pour moi qui viens d’une petite ville à côté de Milan. Ici, je me sens très bien ! »

Un bien-être qui transparaît sur scène où son énergie et son élégance font merveille. C’est dire l’impatience que nous avons de le voir se produire sur la scène du théâtre des Champs-Élysées !

 

Corps et Âmes se donne au Théâtre des Champs-Élysées : 15, avenue Montaigne 75008 Paris

Lundi 27 juin 2011 à 20 h – 01 49 52 50 50

Les Âmes frères seront données les 8 et 10 juillet 2011 au théâtre Marsoulan : 20, rue Marsoulan 75012 Paris – 01 43 41 54 92

www.compagniejulienlestel.com

 

 

 

 

 

 

 

 

« Mines de plomb » par Marc Ming Chan

Nous vous conseillons vivement Mines de plomb, la nouvelle exposition de Marc Ming Chan présentée dans le quartier Saint-Antoine à Paris jusqu’au 9 juillet 2011. Deux particularités singulières pour cet artiste, comme deux pôles d’attraction dans son œuvre. La première est de nous proposer des « croquis préparatoires inachevés ». Il fallait oser. La seconde est que cette audace est soutenue par une technique à la maîtrise parfaite qui oscille entre dessin et photo.

Une chose est sûre : la main de l’artiste ne vagabonde pas sur le papier. Le geste est précis, sensuel, puissant, dompté, saisissant de réalité… Car il bien question de désir et d’hyperréalisme… Approchez-vous donc et venez effleurer de votre regard le dessin. Vous remarquerez que l’artiste maîtrise son sujet sans donner dans le compromis : le sens du détail extrêmement fouillé est le moteur obsessionnel de sa création.

Dans Chan : Jusqu’à l’invisible Olivier Gérard a écrit : « L’ascèse du vide… Chan l’a sans doute recueillie de sa culture orientale. Né à Londres, mais ayant vécu son enfance à Hong Kong, Marc Ming Chan a d’abord renié toute son ascendance chinoise quand il est revenu en France. Puis, soudain, à l’adolescence, il est revenu irrésistiblement vers ses racines et va périodiquement puiser en Asie un renouveau d’énergie. Cette ascèse là, Chan la répète dans les silhouettes de ses personnages, plages blanches inscrites entre le torse et le coude replié d’un nu, ou bien les blancs qu’il laisse le long des muscles d’une cuisse. Ces vides-là se reportent à ceux de l’écriture chinoise où le blanc est aussi significatif que le trait tracé. Le dessin de Chan, c’est un idéogramme où l’espace vide parle à travers ses courbes».

Point Rouge Gallery : 4, rue Dahomey 75011 Paris

Jusqu’au 9 juillet : du mercredi au samedi de 14 h à 19 h

www.pointrouge.com – 01 43 67 62 81

Remerciements à Monsieur Agency

Mamma Mia!

Par Philippe Escalier pour : http://www.sensitif.fr

Après le long succès du Roi Lion, le Théâtre Mogador, avec la réussite de Mamma Mia!, est en train de devenir le temple de la comédie musicale à Paris.

On ne va jamais voir un spectacle mythique sans appréhension. Les chanteurs seront-ils à la hauteur, la mise en scène efficace, et surtout la traduction des chansons en français ne relève-t-elle pas d’un crime de lèse-majesté ? Le suspens ne durera pas longtemps, au bout de quelques minutes, on constate que la machine fonctionne parfaitement. L’adaptation de Stéphane Laporte est irréprochable, et puis on ne vient pas entendre des vers mais bien de la musique. Cela tombe bien, les comédiens chanteurs sont plus qu’à la hauteur. Claire Guyot dans le rôle de Donna est parfaite, avec une voix superbe. Face à elle, Jérôme Pradon, habitué des comédies musicales, laisse tout son talent s’exprimer. Karen Gluck et Marion Posta sont deux « vieilles » copines aussi efficaces vocalement que scéniquement. Face à l’équipe senior (à laquelle il faut ajouter Francis Boulogne et Patrick Mazet), les « jeunes » sont assez bluffants. Gaëlle Gautier et Dan Menasche forment un couple talentueux fort bien assorti et dans les seconds rôles, on remarque Tristan Chapelais, tout à la fois chanteur, acrobate et danseur.

L’histoire du groupe Abba, devenu célèbre un soir d’Eurovision en 1974, ne se raconte pas plus que la trame de Mamma Mia! et de Sophie à la recherche d’un père. Le retrouvera-t-elle ? Une chose est sûre, nous sommes tous des enfants d’Abba comme le prouve la fin du spectacle, transformant Mogador en boîte de nuit le temps de deux bis mémorables. Superbe spectacle intergénérationnel, Mammia Mia! a tout de même un défaut : pendant des jours vous n’allez pas cesser de fredonner Dancing Queen ou Money Money !

 

Théâtre Mogador : 25, rue de Mogador 75009 Paris

Du mardi au samedi à 20 h ; matinées samedi et dimanche à 15 h

01 53 32 32 00

 

Les Miséreuses

Par Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr

Imaginez aujourd’hui Victor Hugo plaqué par son ex, en tee-shirt moulant Dolce Gabana, iPhone collé à l’oreille et écrivant l’histoire de Jean Valjean et de Cosette en terrasse de l’Open Café entre deux messages sur Facebook, et vous aurez déjà une petite idée des Miséreuses, spectacle musical désopilant écrit par Christian Dupouy pour la compagnie Les 3 Versatiles.

Avec Les Caramels fous, Les 3 Versatiles ont été à bonne école. Jeux de mots, piratage de grands tubes de la chanson, anachronismes, la recette est un peu la même. Sauf qu’ici, c’est l’œuvre la plus célèbre de la littérature française qu’ils ont décidé de cuisiner à leur sauce. Principal ingrédient qui a fait leur succès : la réécriture bourrée d’humour des chansons de tous horizons, une technique parfaitement maîtrisée provoquant des fous rire qui n’empêchent nullement de rester proche (pas dans la forme certes, mais dans le fond) d’une œuvre culte. Luc Carpentier, Christian Dupouy, Louis Marcillac et Jean-François Dewulf, passés maîtres dans l’art du travestissement, se donnent sans compter. Entre le chant, la danse et la comédie, ils nous offrent une petite comédie musicale sans prétention mais qui démontre qu’avec de l’amour et du savoir-faire, on peut réussir à emporter l’adhésion du public, et c’est bien la seule chose qui importe !

Il vous reste trois courtes semaines pour réserver vos places avant d’aller au Clavel passer deux heures avec Les Miséreuses que vous ne regretterez pas !

Théâtre Clavel : 3, rue Clavel 75019 Paris

Du 3 mars au 9 avril 2011 : jeudi, vendredi et samedi à 21 h 30

01 42 38 22 58

Hervé Claude

Par Grégory Moreira Da Silva

Il rentre, s’installe et répond aux questions de manière affable. Il dégage quelque chose de rassurant, de paternel. Puis, soudainement, tourne les talons et s’échappe. Comme un coup de vent. Insaisissable, impalpable, Hervé Claude est de ce point de vue comme son héros Ashe dont les péripéties ponctuent son dernier polar Les ours s’embrassent pour mourir.

 

Quand on pense « Hervé Claude », on songe d’abord à ce présentateur de JT un peu trop sérieux sur la 2… Mais votre vie a bien changé depuis. Pouvez-vous nous la résumer en quelques mots ?

En fait, elle n’a pas changé. J’ai continué ma carrière mais de manière plus ou moins médiatisée. J’ai présenté le JT sur Antenne 2 puis France 2 jusqu’en 1995. J’ai enchaîné sur la présentation de soirées sur Arte pendant dix ans. J’ai également animé des débats sur Forum Planète, et aussi l’émission « Agapè » sur France 2. Je n’ai aucun regret sur tout ce que j’ai pu faire. Contrairement à d’autres, je ne me suis pas accroché à mes différents postes en télé. Il faut savoir laisser sa place… Au fond, j’ai eu un parcours assez linéaire bien que je ne me sois jamais ennuyé une seule fois !

N’avez-vous pas l’impression d’avoir eu plusieurs vies, entre celle du journaliste parisien marié et celle du romancier aventurier ouvertement gay ?

Je n’ai jamais rien caché. Mais personne ne m’a jamais posé la question de ma sexualité. Il a fallu attendre le début des années 2000 pour qu’un journaliste de Libération me la pose et que je lui réponde en toute franchise. Pour moi, la vie privée doit a priori le rester. Je ne suis pas militant dans l’âme mais j’ai toujours été très attentif à l’homophobie.

Votre nouveau roman Les ours s’embrassent pour mourir semble placer les rencontres sur les sites Internet gay au cœur de l’intrigue. Pourquoi avoir choisi cette option d’emblée ?

Dès le départ, j’ai élaboré cette idée selon laquelle les sites de rencontres gays pouvaient être assez dangereux. Les mecs sont incroyables : ils sont capables de se déplacer pour une « rencontre » sans connaître rien ou presque sur cette personne…

Par ailleurs, pourquoi avoir situé l’action en Australie, au-delà de l’affection que vous avez pour ce pays ?

Mes sept romans policiers se sont tous situés là-bas. J’ai eu cette idée en allant la première fois en Australie dans un des plus grands complexes gays du pays. Un complexe complètement isolé du reste du monde. Cela m’a donné l’idée d’un huis clos génial qui pouvait faire l’objet d’un vrai roman noir.

On vous le répète souvent, mais votre héros Ashe vous ressemble beaucoup, sauf physiquement. Les aventures que vous lui inventez ne sont-elles pas des expériences que vous auriez aimé vivre vous-même ?

C’est peut-être ça… y compris tuer quelqu’un ! La vérité, c’est qu’au début cette personne est complètement moi. Puis, au fil de ses pérégrinations, le personnage évolue et m’échappe presque. Les seuls vrais points communs que j’ai avec Ashe, ce sont l’humanisme et la tolérance.

La « communauté bear » semble vous avoir pas mal inspiré, notamment pour ce polar. Pourquoi ?

À n’en pas douter parce que c’est celle que je connais le mieux. De plus, mon intrigue part d’une rencontre sur un site bear. C’est une communauté que j’affectionne et qui me fait un peu rire.

Vous qui voyagez beaucoup, quel regard portez-vous sur la « communauté gay » parisienne ?

C’est une communauté que je connais peu au final, ce qui me gêne pas mal… Les gays français ne vivent pas trop en ghetto. À Sydney, il y a deux quartiers gays très ouverts. Mais en France, ça me paraît encore plus mélangé.

Et quand vous venez à Paris, quels sont les endroits que vous aimez fréquenter ?

Je ne sors jamais pour ainsi dire. Une question d’âge je suppose… Je sors beaucoup plus quand je suis à l’étranger. Je n’ai jamais été très boîte en fait. Mais quand je suis en Australie, j’adore aller voir des spectacles de drag-queen.

De quoi êtes-vous le plus fier dans votre riche vie ?

Je suis d’abord content de la diversité de ma carrière en télé : j’ai fait du reportage, présenté le JT, des émissions, j’ai pu beaucoup voyager… Mais je suis aussi heureux d’être toujours édité depuis vingt-cinq ans ! Peu arrivent à durer autant dans le monde de l’édition.

Avez-vous déjà une vague idée du titre de votre prochain polar ?

Non, pas encore. J’ai la chance d’avoir deux polars* qui sont édités en même temps actuellement. Mais l’Australie m’inspire toujours et j’aimerais beaucoup aborder le thème des Aborigènes dans mon prochain livre.

Grégory Moreira Da Silva

Les ours s’embrassent pour mourir (« Actes noirs », aux éditions Actes Sud) et Mort d’un papy voyageur, le Poulpe (aux éditions Baleine).

 

Avec les garçons de « Encore un tour de pédalos »

Par Johann Leclercq

Trente ans après Essayez donc nos pédalos, Alain Marcel nous propose une vision actualisée, à la fois mordante, drôle et réaliste de notre milieu gay. Séduit par ce nouveau Tour de pédalos, nous avons rencontré les quatre interprètes de ce spectacle musical au théâtre Marigny, Yoni Amar, Philippe d’Avilla, Steeve Brudey et Djamel Mehnane, un cast interethnique de chanteurs-comédiens, généreux et pétillants !

Sur quels critères Alain Marcel vous a-t-il choisis ?

Steeve Brudey : Alain Marcel voulait une cohérence de groupe, vocale et physique, avec quatre personnages pour l’harmonie des voix. Idéalement, il voulait une vraie multiethnicité par souci d’universalisme et pour des raisons également politiques et religieuses. Il voulait des artistes ayant un niveau équivalent de jeu, de chant et complètement à l’aise avec le propos. Hétéros ou homos, on a bien sûr été jugés sur notre « gayttitude », notre ductilité à paraître gay.

En plus d’être auteur et compositeur, Alain Marcel est également metteur en scène de ce spectacle. Sa direction n’est-elle pas trop perfectionniste ?

Yoni Amar : Il est très technique et sait ce qu’il veut musicalement et scéniquement. Il sait ce que le spectacle doit raconter mais veut également nous voir sur scène. Dès les premières répétitions, il nous a laissé libres. Il arrivait toujours dans un esprit de proposition : « Qu’est-ce que vous en pensez ? Quel est votre avis ? » Il a appris à nous connaître au fur et à mesure. Du coup, les chansons nous ressemblent, ça coule de source. Le jeu vient immédiatement par rapport à la mélodie. Ainsi, Bibi est bi devait durer quelques secondes mais est devenu un numéro pour Steeve. Sex Toy est vraiment devenu une évidence pour Djamel.

Pourquoi avoir monté un deuxième Tour de pédalos ?

Djamel Mehnane : Alain Marcel avait notamment écrit le premier Pédalos suite à la violence qu’il avait ressentie en voyant La Cage aux folles et à l’image de l’homosexualité qui s’en dégageait. Trente ans plus tard, le contexte politique et social a changé. L’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mais l’homophobie existe toujours. On est passé d’une acceptation à une ghettoïsation. Par ailleurs, la vie de beaucoup de gays ne correspond pas toujours à l’image de fête et de paillettes qu’on peut en avoir. Sans même parler d’Iran ou d’Égypte, il y a encore des gens qui en meurent.

Ce spectacle fait-il de vous des artistes engagés ?

Steeve Brudey : À partir du moment où on a accepté d’incarner la voix d’Alain, ce spectacle fait évidement de nous des artistes militants. Mais ce n’est pas qu’une histoire de militantisme anti-homophobie, il y a plein de choses. Toute la fin se soulève et s’ouvre. C’est un spectacle sur toutes les différences, les discriminations, les persécutions…

Certains critiques reprochent à Alain Marcel de tomber un peu dans le cliché. Qu’en pensez-vous ?

Philippe d’Avilla : Le cliché n’est pas négatif. C’est une photo de quelque chose qui existe. En l’occurrence, j’ai parmi mes amis des folles encore plus exubérantes que celles du spectacle, des pédés de droite abominables qui ne pensent qu’au fric, des fiottes qui crachent leur venin sur tout le monde, des gars qui veulent adopter, etc. Ce sont des gens que l’on croise tous les jours ! Et puis, au théâtre tout personnage dramatique est un cliché, ça marche comme ça. Pour parler d’universalité, il faut chercher la particularité.

Votre scène ou chanson préférée et pourquoi ?

Djamel Mehnane : Le début et la fin. Le début parce que c’est réglé au millimètre vocalement et scéniquement et que ça donne le ton du spectacle. La fin parce que les mélodies sont absolument sublimes avec une gradation des voix du plus grave au plus aigu, et avec des textes très forts fondés sur des faits réels.

Yoni Amar : En règle générale, je préfère les numéros d’ensemble. Il y a une vraie force qui ressort du groupe et que l’on prend en pleine tête. J’ai une légère préférence pour Petite souris de penderie parce que c’est lié à l’enfance et qu’il y a beaucoup de tendresse et d’amour dans ce morceau.

Steeve Brudey : J’aime De cul, de culte et de culture parce que ça chante, ça joue, c’est politique, ça parle de religion. Cette chanson fait réagir et donne une assez bonne idée de ce que fait Alain : l’humour, le côté grinçant…

Philippe d’Avilla : C’est un peu difficile de couper le spectacle en tranches, pour moi, il forme vraiment un tout. Il y en a néanmoins une qui me touche. Il s’agit de la chanson d’un homme qui sourit face à la maladie et qui en remercie un autre de l’y avoir accompagné.

Cette expérience semble vous avoir sincèrement beaucoup apporté !

Philippe d’Avilla : On est effectivement tous devenus très fans du travail d’Alain Marcel. Ce mec a une vraie rigueur dans le travail, une rigueur devenue rare dans le métier. On est également tous spectateurs du travail des autres. Je suis subjugué parce ce que font mes potes sur scène, chose que je n’avais jamais vécue jusqu’ici. C’est aussi un bonheur d’avoir Stan Cramer pour arrangeur et accompagnateur. Si on est tous aussi nickel au niveau vocal c’est grâce à lui, à son travail, à son calme et à sa précision.

Encore un tour de pédalos se joue jusqu’au 24 février au théâtre Marigny : Carré Marigny 75008 Paris, lundi à 20 h 30, du mardi au samedi à 19 h et dimanche à 17 h

01 53 96 70 00 – http://www.theatremarigny.fr

Jean-Luc Lemoine

Par Grégory Moreira Da Silva

Entre sa nouvelle émission  Le bureau des plaintes et son nouveau spectacle  Jean-Luc Lemoine ne chôme guère. À quarante ans, il fait le bilan sur scène et avec nous. Comme il est convaincu d’avoir encore vingt ans, il nous a forcés tout au long de l’interview à le tutoyer. Nous nous sommes bien sûr exécuté. Après tout, on ne sait pas ce qu’il cache sous son ample veste noire…

Ce spectacle, est-ce du vécu  ?
Il y a pas mal de choses qui sont effectivement issues de mes observations personnelles, notamment concernant les enfants puisque je suis moi-même père, ou concernant la vie de couple. Mais je travestis pas mal la vérité dans mes sketchs. Ainsi, quand je dis que je suis avec ma femme depuis quinze ans, en fait, je ne suis avec elle que depuis huit ans.

Justement, comment a-t-elle réagi en découvrant le spectacle ?
J’ai la chance d’avoir une femme qui a beaucoup d’autodérision… Aussi rit-elle lorsque je dis, dans mon spectacle, que si je suis toujours avec elle, c’est parce que je n’ai jamais été sollicité depuis par une autre fille !

En parlant de choses drôles, quels sont les humoristes qui te font particulièrement rire actuellement ?
J’aime surtout les comédiens et les personnes capables de faire des choses très différentes de ce que je fais. J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui font du stand-up, par exemple. Je citerai notamment Tony Saint Laurent ou encore Anne-Sophie Girard. Après, j’ai aussi beaucoup d’empathie pour les grands humoristes comme Timsit. Pour qu’un humoriste me parle, il faut qu’il ait un véritable univers.

Comment définirais-tu ton travail aujourd’hui : humoriste ou animateur télé ?
Mon métier, c’est la scène. Honnêtement, j’espère que c’est comme ça que les gens m’identifient. Quand je suis à la télé, c’est toujours pour faire quelque chose relatif à l’humour. Je n’ai jamais démarché une chaîne pour proposer un projet, sauf la fois où j’avais envoyé ma cassette vidéo à l’émission « La classe » et où je m’étais mangé un râteau !

Et si tu n’avais pas choisi ce métier, qu’aurais-tu fais précisément ?
Un truc en rapport avec mes études, sachant que j’ai fait Sup de pub notamment. J’aurais bien aimé faire de la rédac en publicité. Un métier qui laisse la part belle à la création et à l’humour.

Pourquoi es-tu toujours habillé en noir ? Tu tentes de te déguiser en Thierry Ardisson ou tu as quelques kilos superflus à dissimuler ?

C’est avantageux pour cacher les kilos en trop, c’est vrai. Et même si j’ai beaucoup de respect pour Ardisson, je n’irai pas jusqu’à l’imiter. Disons que c’est surtout par paresse. Ça m’évite de me poser la question de ce que je vais mettre comme couleur chaque matin. Je me sens bien en noir. Sur scène, cela permet aussi de se fondre dans le décor. Et puis je trouve ça classe d’être habillé tout en sobriété pour balancer de grosses conneries !

Enfin, la question que tout notre lectorat de quadras se pose : quel est ton secret de beauté pour paraître toujours aussi jeune à quarante ans ?
Je pense que c’est une question de génétique ! Ma mère est vietnamienne et j’ai hérité de ses traits lisses sur le visage. Il faut avouer aussi que j’ai la chance de faire un travail qui physiquement n’est pas d’une grande pénibilité !

Le bureau des plaintes  : Émission de divertissement bimensuelle en deuxième partie de soirée sur France 2

Lemoine man show au théâtre de la Gaîté-Montparnasse : 26, rue de la Gaîté 75014 Paris
         du 6 octobre 2010 au 2 janvier 2011
        Du mardi au samedi à 21 h, matinée samedi 16 h 30 – 01 43 22 16 18

RENDEZ-VOUS

C’est un classique du cinéma et de Broadway. Jean-Luc Revol, avec qui le spectacle n’a jamais été aussi vivant, a paré cette adaptation musicale française d’un charme fou. Rendez-vous fonctionne au Théâtre de Paris comme une machine à donner du bonheur avec deux copilotes exceptionnels, Kad Merad et Magali Bonfils.
Nous sommes en Hongrie, dans les années 30. Cette histoire d’amour épistolaire pleine de surprises (signée Miklos Laszlo et si bien adaptée par Ernst Lubitsch dans The Shop Around the Corner) qui se tisse dans la parfumerie de M. Maraczek est pleine de fraîcheur. Jean-Luc Revol a su garder cet humour si léger, cette façon si désopilante de décrire ce qu’un sociologue appellerait une étude de l’amour dans les relations de travail !
Mais là n’est pas le plus important. L’adaptation française est une vraie réussite, pleine d’allusions et de petits clins d’œil. Elle est surtout bourrée d’originalité (on ne s’inspire ni de Broadway ni, a fortiori, d’autres productions musicales françaises). Certes, il faut quelques bonnes minutes pour entrer dans ce mélange parlé-chanté, au début un peu déconcertant. Puis très rapidement, on est entraîné par la magie du spectacle et porté par une belle distribution d’une homogénéité rare (avec notamment Laurent Lafitte et Pierre Santini) accompagnée en live par une équipe de musiciens : ensemble, ils font merveille. Avec ces artistes, le théâtre nous apporte sur un plateau ce qu’il a de meilleur et cette comédie dansée et chantée, où tout est un peu décalé, est vraiment drôle et émouvante. Un magnifique spectacle vous tend les bras… Lâchez tout et courez à votre Rendez-vous de la rentrée. Ceux qui le rateront ne savent pas ce qu’ils vont perdre !

Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr

Théâtre de Paris : 15, rue Blanche 75009 Paris
Du mardi au samedi à 20 h 30, matinée samedi à 16 h
01 48 74 25 37 – http://www.theatredeparis.com

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