Jupe courte et conséquences

 

Et si tout d’un coup, il nous était donné de voir les
sentiments sous un autre angle ?

Résumer Jupe courte et
conséquences
est inutile (il faut d’abord aller au théâtre pour y être
surpris), du reste, ce qui se passe importe peu, tout le charme de ce spectacle
résidant dans la façon dont il se déroule. Hervé Devolder, musicien, comédien
et auteur du célébrissime Chance,
joue ici l’un de ses textes écrit il y a quelques années. On y retrouve la
poésie et la joie de vivre qui le caractérisent, une philosophie positive et
portée vers l’amour, tellement utile quand on sait combien certains de nos
semblables peuvent parfois être tordus !

Avec la pièce que l’auteur joue avec la pétillante et
convaincante Stéphanie Caillol pendant une heure, nous nageons dans le bonheur,
allant de rebondissement en rebondissement. On se surprend à tout oublier,
riant généreusement face à des interrogations qui essayent de déterminer si
l’amour existe ou pas et surtout s’il est soluble dans le quotidien.

Hymne à l’amour, le texte d’Hervé Devolder parlera au plus
grand nombre. Il a su nous séduire en montrant comment draguer, désirer et
aimer peuvent être non seulement la preuve d’un état particulier mais encore
une activité que certains pratiquent avec un sens artistique développé.

Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr


Le Lucernaire : 53, rue Notre-Dame-des-Champs 75006
Paris

Du mardi au samedi à 20 h et dimanche 17 h

01 45 55 57 34

Les Fourberies de Scapin

 

De cette pièce célèbre, La Compagnie de la Chimère (qui nous a habitués à des spectacles réussis, capables de redonner le goût du théâtre aux plus blasés) nous offre une version décoiffante, propice à de belles interprétations. Personne ne pourra résister !

Arnaud Denis est mû par le désir de faire revivre de grands textes sans les trahir. Une fois encore, il réussit son pari en signant une mise en scène de folie, faisant de la pièce une énorme farce interprétée néanmoins avec beaucoup de finesse. Le rire dans la salle est permanent, déclenché par des comédiens qui n’économisent ni leurs effets, ni leurs efforts. Le metteur en scène, qui assume aussi le rôle-titre, réalise d’ailleurs une prestation remarquable confinant à l’exploit sportif (entre l’art du jeu et la résistance physique, l’on ne sait ce que l’on doit admirer le plus!). Fort bien entouré des formidables Jean-Pierre Leroux et Bernard Métraux (les deux « vieillards » qu’il va rouler dans la farine), il pousse le sens comique jusqu’à ses limites, non sans être capable de nous toucher en montrant que dans cette invraisemblable comédie, le pathétique n’est jamais loin.

Il fallait bien une troupe aussi fraîche et talentueuse (ayant obtenu le prix du jury au festival d’Anjou 2007) pour retracer avec autant de brio les frasques d’une « jeunesse impertinente ». Après son premier succès il y a quelques mois, la pièce fait l’objet d’une reprise fort à propos. On est définitivement séduit et on en redemande !

 Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr


Le Petit Montparnasse : 31, rue de la Gaîté 75014 Paris

Du mardi au samedi à 21 h et le dimanche à 15 h 30

01 43 22 77 74 – http://lescompagnonsdelachimere.com

Mathieu Renard

 

 Par Philippe Escalier pour  Sensitif : http://www.sensitif.fr


Le voici en couverture de Sensitif pour la deuxième fois. Cette récidive est une première.
Elle obéit à l’envie de suivre l’évolution d’un jeune homme dont nous
prédisions, il y a plus d’un an, qu’il saurait trouver sa voie. Depuis, il a eu
la délicatesse de ne pas nous faire mentir.

Mathieu Renard, à vingt-trois ans, démontre que le
mannequinat tient aussi à ce que l’on est capable d’être et d’exprimer, bien
au-delà de l’apparence. L’énergie, le goût de la perfection, la vivacité
d’esprit et une indétrônable bonne humeur sont des qualités qui visiblement
impressionnent l’objectif… et pas que lui !

 

Passé le choc de son sourire lumineux et de son regard,
c’est sa modestie qui frappe au premier abord. Aucune envie de se mettre en
valeur : dans un milieu où l’on dit avoir fait un film dès que l’on a
intégré un groupe de figurants, lui tient surtout à souligner qu’il a encore
tout à faire. De ses débuts, on retiendra les catalogues de mode jumelés à des
campagnes d’affichage qu’il a réalisés pour Kappa notamment, des éditos pour
différents magazines, ses participations à des show-rooms (Nike) et la nouvelle
communication de la boutique Armani de la rue des Rosiers qu’il incarne. En
neuf mois, ce n’est pas si mal !

Mathieu débarque en effet à Paris durant l’été 2007. Aussi
bouillonnant qu’elle, il s’adapte à la ville instantanément, heureux de pouvoir
associer à ses shootings un poste d’assistant de production adjoint sur des
plateaux télé, un travail source de satisfactions multiples.

S’il a dû mettre pour des raisons de temps son activité de
pompier volontaire entre parenthèses, ce maître nageur, détenteur d’une licence
STAPS, continue le sport pour canaliser son énergie et garder la forme. Une
discipline indispensable si l’on considère que son métier et sa sensibilité aux
arts de la table ne font pas forcément bon ménage !

Ce gourmand de la vie entend continuer à diversifier ses
expériences. À ce titre, il va aborder la rentrée prochaine avec des cours de
théâtre, réalisant ainsi l’un de ses « vieux » rêves. Et il y a chez
lui trop de volonté (elle lui a permis de dompter une impatience chronique)
doublée de clairvoyance pour qu’il n’atteigne pas les buts qu’il s’est fixés.
Et pour dévoiler une autre de ses qualités (prenant le risque de nous faire
taper sur les doigts après qu’il aura lu ce texte !), on ne peut passer
sous silence sa véritable humanité donnant à ses photos cette chaleur et cette
profondeur si particulières. Photos que vous êtes d’ailleurs invités à
découvrir maintenant.

Dans Le Monde.fr ma défense du Tibet

 
Ce résumé de ma position sur le Tibet dont une phrase d’accroche est sur la home page du journal Le Monde depuis mardi 8 avril 2008:

ujourd’hui,
chaque événement mettant le Tibet en avant et appelant à une forme de
boycott est une chance de faire bouger la situation et de montrer à ce
pays pacifique mais martyrisé que nous ne l’oublions pas !

Face
à une hyperpuissance économique totalitaire, les moyens de réagir sont
peu nombreux. La menace de boycotter les Jeux olympiques (ou du moins
la cérémonie d’ouverture) en est un. Beaucoup ont du mal à accepter
l’idée de faire la fête à Pékin pendant que les dirigeants chinois
continuent leur répression dans le sang (sans parler du soutien à la
politique policière du régime birman, aux responsables du génocide au
Darfour…), mais comment ne pas s’incliner devant l’avis du dalaï-lama
qui souhaite la tenue des JO ?


Pour autant, il est indispensable que la
Chine comprenne que son degré de développement économique lui interdit
aujourd’hui des pratiques politiques moyenâgeuses. D’aucuns prétendent
que les JO pousseront la Chine à plus de libéralisme. C’est fort peu
probable, il faudra toute la pression extérieure pour que les citoyens
chinois éclairés puissent faire triompher leurs positions. Il est dès
lors indispensable de ne pas rester les bras croisés. Des sportifs
français, des ONG comme Reporters sans frontières ont pris des
initiatives pour appeler solennellement au respect des droits de
l’homme et des promesses faites au moment du choix de Pékin comme ville
olympique.  Ces initiatives vont toutes dans le bon sens.

 

Philippe Escalier

 

Flamme olympique : Paris sauve l’honneur !

Aujourd’hui, les nombreuses réactions du "peuple de
Paris" nous ont remplis de joie et de fierté.

Paris, fidèle à sa tradition, soutenue par l’immense
majorité silencieuse du peuple français a dit son amour du Tibet et des
libertés publiques et a crié son refus du totalitarisme et son rejet de la
propagande (écœurante) du gouvernement chinois.

Piteux arguments de sportifs sans tête venant dire que l’on gâchait une belle fête : mais baptisée dans le sang de tibétains,
ces JO ne seront jamais une fête ! La Chine est une dictature, meurtrière
et sauvage. Et nous ne voulons pas cautionner ce régime, regrettant au passage que
la police française vienne s’attaquer à ceux qui s’oppose au martyr du
Tibet.

A défaut de changement rapides et concrets (bien incertains)
des autorités chinoises, les JO ne seront qu’une mascarade, qu’une succession
de honte et de capitulation !

FAME à la Comédia

Pour
ceux qui vont chercher sur Internet des indications pour savoir s’il faut aller
ou non voir ce spectacle, la réponse sera simple et claire : Non !

Quoique
bon public, amateur de spectacles musicaux, plutôt fan du traducteur Stéphane
Laporte, je dois convenir que Fame est raté et sur quasiment toute la
ligne… Pour résumer, avec un brin de méchanceté, mais pas mal de réalisme, on a
l’impression que toute l’équipe chargée de monter ce spectacle a péri dans un
accident d’avion et que l’on a constitué une troupe à la va-vite pour les
remplacer !

Alors
oui, le travail des jeunes comédiens est plein de bonne volonté, certains ont
un vrai talent mais avec une traduction nulle, une mise en scène pas top et une
chorégraphie qui laisse songeur, des voix pas extra, des chansons sans texte,
on est saisi par l’envie de s’évader par le sommeil. Hélas, le son
« dégueu » empêche cet échappatoire !

Bref,
Fame, pas fame..ux !

Philippe Escalier
http://www.sensitif.fr

MARIE STUART

Par Philippe Escalier pour http://www.sensitif.fr


 

Adaptateur et metteur en scène inspiré, Fabian Chappuis nous
propose une Marie Stuart servie comme
une reine par une distribution parfaite.

 

Tout les oppose et pourtant elles sont appelées sur le même
trône. Marie la catholique, ancienne reine d’écosse,
a toujours fait primer le cœur tandis qu’Élisabeth d’Angleterre, la
protestante, a tout sacrifié à la raison d’état.
Si elles auraient pu se comprendre, notamment parce qu’Élisabeth n’était pas la
souveraine odieuse que l’on décrit parfois, la religion et le pouvoir
sépareront irrémédiablement les deux femmes. Face aux Anglais, refusant de
devenir papistes, Marie n’avait que peu de chance dans ce combat où le
fanatisme religieux prend une large part.

 

Dans un langage très subtil (fluidifié par une traduction et
une adaptation remarquables), la pièce de Friedrich Schiller démonte avec
subtilité les rouages politiques et humains de ce combat royal. La beauté du
texte et la dimension humaine du drame pourraient bien transformer le
spectateur en voyeur d’autant que l’art souverain d’Isabelle Siou (le
rôle-titre) et Marie-Céline Tuvache (Élisabeth) nous permet de croire, sans
retenue aucune, à leurs deux personnages. À coté de Jean Tom et de Stéphanie
Labbé, qui magnifient deux seconds rôles, la distribution masculine
(Jean-Christophe Laurier, Benjamin Peñamaria, Sébastien Rajon, Aurélien
Osinski, Paul et Philippe Ivancic) s’accorde sans fausse note, soutenue, comme
toute la troupe, par la mise en scène exemplaire, sobre et majestueuse de
Fabian Chappuis.

 

N’écoutant pas Schiller selon qui le silence est le dieu du
bonheur, nous entendons faire grand bruit autour d’un spectacle qu’il faut
avoir vu !

 

Théâtre 13 : 103 A, boulevard Auguste Blanqui 75013
Paris – M° Glacière

Jusqu’au 20 avril 2008 à 20 h 30 mardi, mercredi, vendredi,
à 19 h 30 jeudi et samedi et 15 h 30 le dimanche

01 45 88 62 22

Je suis…

Je suis pour Schubert, pour la culture, pour l’intelligence,
pour la douceur, pour Michel-Ange, Oscar Wilde et Voltaire, je suis pour
Einstein, Newton et Copernic, pour Beethoven, Brahms, les châteaux en Bavière
ou en Espagne, je suis pour la sauvegarde des espèces menacées, pour les
artistes, les vrais, pour Balzac, pour Notre-Dame, les Invalides et les
terrasses de Paris,  les nuits câlines,
les repas entre amis, pour la montagne et les espaces verts, pour le thé, le
café et le chocolat noir, je suis pour l’égalité des hommes et des femmes, pour
l’humour et le rire, pour Van Gogh, Rembrandt et Jérôme Bosch, pour le droit
des gens, pour le cinéma de Lubitsch, d’Otto Preminger et de Billy Wilder, je
suis pour Liza Minnelli, pour Marguerite Yourcenar et pour Baudelaire, pour les
émotions, le partage et les sourires rayonnants de mon meilleur ami, je suis
pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la poésie, pour la
résistance à l’oppression et le combat ancestral contre la sauvagerie de l’homme,
je suis pour le boycott des pays totalitaires !

 

Je suis contre l’emploi de la force et le gouvernement
chinois !

 Je vous demande aussi souvent que possible d’installer ce drapeau sur
votre blog en signe de compassion et d’émettre le souhait que les
violences s’arrêtent au Tibet……..         MERCI!       

I
ask you as often as possible to install this flag on your blog as a
sign of compassion and hope that the violence stop in Tibet ……..
THANKS!
          

我想请问,你尽可能经常地安装在这面旗子上你的博客,以示同情,并希望有关暴力停止在西藏……..谢谢!
 
나는 가능한 한 자주 물어보고 귀하의 블로그에이 플래그를 설치하려면 연민과 희망의 표시로 티베트의 폭력을 중지 …….. 감사합니다!
 
Ich
bitte Sie, so oft wie möglich zu installieren, dieses Flag auf Ihrem
Blog als Zeichen des Mitgefühls und der Hoffnung, dass die Gewalt
stoppen in Tibet …….. DANKE!

 

聞いてもよろしいですなるべく頻繁にこのフラグをインストールして、ブログの印としての思いやりと期待して暴力行為をやめ、チベット……..ありがとう!

Yo
le pido que lo más a menudo posible la instalación de esta bandera en
su blog como un signo de la compasión y la esperanza de que la
violencia escala en el Tíbet …….. ¡GRACIAS!

 Vi
chiedo il più spesso possibile per installare questa bandiera sul tuo
blog come un segno di compassione e di speranza che la violenza fermata
in Tibet …….. GRAZIE!

      

Pour que vive le Tibet !

 La dictature chinoise agissant en puissance coloniale a
envahi le Tibet qu’elle martyrise depuis 1951.

Face à elle, les appels au boycott des JO sont la seule attitude sensée et
digne si l’on veut espérer entrevoir un assouplissement de la violence chinoise
sur ce pays en ébullition, pourtant pacifique dans l’âme.

 

Il faut, par tout moyens, maintenir la pression sur le complexe militaro-industriel chinois qui a toujours fait passer ses chars sur les droits de l’homme (cf aussi ses positions au Darfour, en Birmanie) et ce même si sa puissance économique et militaire laisse peu d’espoir d’évolution rapide !

Pour l’heure, la France est restée bien silencieuse.
L’Allemagne et les États-Unis ont été, par chance, plus réactifs et courageux que
nous.

Quant aux problèmes des athlètes, on voudra bien, dans les
circonstances présentes, les laisser à leur place, c’est à dire loin derrière
les droits de l’Homme (dont le droit à la survie ) !

Philippe Escalier

Jean-Luc REVOL

 

Véritable homme de théâtre, Jean-Luc Revol est à la fois
acteur et metteur en scène. Trois ans après Vincent
River
, il vient signer la superbe mise en scène d’Une souris verte, créée pour la première fois à Paris, au Tristan
Bernard. Si sa modestie – presque maladive – l’empêche de se mettre
en avant, il défend énergiquement ses projets avec le souci d’aborder chaque
fois des registres différents : spectacle musical, théâtre ou opéra. Le
molière décroché par Le Cabaret des
hommes perdus
a heureusement contribué à mettre en lumière un artiste
auquel nous devons de grands moments de bonheur !

 

 

Dans Une souris verte, le texte, savoureux,
est mis en valeur par une distribution exemplaire. Comment a-t-elle été choisie ?

Quand Eddy Saiovici,
directeur du Tristan Bernard, a retenu cette pièce, il avait déjà pensé à deux
actrices, Raphaëline Goupilleau et Julie Debazac. Lorsque je suis arrivé sur le
spectacle, j’ai validé ce choix avec joie (je les aime beaucoup toutes les
deux) avant d’organiser un casting pour les deux garçons. J’ai contacté Édouard
Collin en pensant qu’il serait réticent à jouer à nouveau le rôle d’un jeune
gay et pourtant il a accepté de passer l’audition parmi quarante autres jeunes
comédiens. Avec Arnaud Binard leur duo me semble tout à fait à la hauteur.

 

Je confirme ! Comment travaillez-vous une mise en scène ?

À la lecture d’une pièce, si elle me parle, j’ai des images
qui me viennent immédiatement à l’esprit. Je n’ai pas vraiment de méthode
précise. Je travaille beaucoup en amont sur le texte, puis avec ma décoratrice,
ma costumière, avec les lumières pour ne pas avoir des périodes de répétition
trop longues. Je sais exactement ce que je veux faire, je déteste les metteurs
en scène qui ne savent pas ce qu’ils veulent. J’essaie de donner un cadre
précis, surtout ici, dans une pièce qui comporte vingt-trois changements de
décor. Pour Une souris verte, je
voulais travailler sur le fondu enchaîné en m’inspirant du cinéma.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

D’abord le théâtre amateur ! J’étais professeur
d’anglais et au bout d’un an et demi d’enseignement, je suis allé dire à mon
proviseur que je démissionnais.

Ensuite, c’est le parcours d’un jeune homme de province qui
monte à Paris faire le cours Florent où, tout de suite après ma formation, j’ai
enseigné. J’ai aussi été assistant d’Éric Rohmer sur trois films, dont un pour
Arte. Puis j’ai été engagé par Robert Hossein et ensuite je suis resté plus
d’un an sans travailler avant de créer – il y a quelques années
maintenant – ma compagnie, le Théâtre du Caramel fou, à ne pas confondre
avec la troupe des Caramels fous !

 

Le succès du Cabaret des hommes
perdus
est une belle récompense ?

Oui, ce spectacle représente tout de même quatre années de
travail intensif pour convaincre les gens. Il a fallu se battre contre la
frilosité des directeurs de salles qui me disaient « Ah, mais pour mon public »… Déjà quand ils parlent de
« leur public », c’est fichu, cela prouve qu’ils pensent à eux et
surtout pas au public. Bref, ils trouvaient que ce n’était pas assez…
hétéro ! Et pourtant, actuellement, nous faisons une tournée triomphale
qui brasse un public très large et pas uniquement la cellule gay de
Pithiviers ! À Brest par exemple, on a fait deux soirs pleins, donc deux fois
1 200 personnes, c’est formidable ! Forcément le molière nous a énormément
aidés. Pour le public, c’est une porte d’entrée.

 

Ce molière peut-il
réduire durablement ce que vous appelez la frilosité de certains directeurs de
salles ?

Non, et d’ailleurs pour Une
souris verte
, j’entends déjà les mêmes arguments. On me dit que Le Cabaret (dont personne ne
voulait !) était plus facile parce que musical et dansé… et là je me dis
que je ne peux plus rien pour eux. Finalement je fais peut-être un théâtre
militant !

 

C’est la preuve que l’on peut faire un théâtre militant, de qualité et
soutenu par le public ! Venons-en à l’opéra : est-ce un domaine où
vous avez envie de revenir ?

Oui, mais c’est encore une autre famille ! Je suis sur
un projet d’opéra à Istanbul qui se réalisera peut-être dans quelques mois.

 

Et dans vos cartons, qu’avez-vous d’autre en attente ?

Il faut travailler sur cinq spectacles en même temps pour
pouvoir en faire aboutir un ou deux. Je suis concentré en ce moment sur une
pièce anglaise de Tom Stoppard que j’ai traduite, une fausse pièce policière,
sorte de Cluedo géant et déjanté. Et puis il y a trois projets musicaux, dont
un avec Christian Siméon. En attendant la commande passée à un jeune auteur
belge, Vincent Daenen, sur une musique de Thierry Boulanger qui sera le
prochain grand spectacle musical de la compagnie, prévu pour 2010.


Une souris verte
se joue au Tristan Bernard : 64, rue du Rocher 75008 Paris
M° Villiers

Du mardi au samedi à 21 h et le
samedi à 18 h

01 45 22 08 40

 

http://www.theatrecaramel.asso.fr

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