Suite du feuilleton : j’apprends que la metteur en scène Christine Farenc (avec l’administrateur du "Théâtre du Voir"), vient de porter plainte contre moi… !
On nage en plein délire… c’est plus Salomé, c’est Ubu Roi !
L’allégation de diffamation est infondée (pour ne pas dire farfelue puisqu’elle consiste à confondre "des choses qui ne me plaisent pas mais qui sont exactes" avec "des choses fausses et mensongères"). Cette plainte aura, naturellement, la suite qu’elle mérite
J’aurais peut-être l’occasion de raconter, un peu plus tard, l’accueil au commissariat. D’un mot, je souhaitais dire qu’il a été exemplaire.
Marianne James a pris la place de Christine Farenc. Marianne James est donc sur la home page de www.sensitif.fr
Sans m’avancer, je pense pouvoir dire que nous n’avons pas perdu au change !
En effet, cette grande dame donne une interview très attachante de 3 pages au magazine (communautaire mais ouvert !) gratuit Sensitif qui sort dans quelques jours dans tous les lieux branchés de Paris (il n’est pas interdit de se faire un peu de pub ) ! Interview qui sera sur Artisthea lorsque Sensitif sera sorti. A noter que Marianne James, elle, m’a pas songé à s’en plaindre, ni à demander que l’on retire son visuel…Bizarre non ?
Philippe Escalier
www.sensitif.fr
_____________________RAPPEL DES FAITS _________________________
Découvreur de spectacles, j’ai pour ambition, ici ou là, de parler de troupes, de comédiens ou de metteurs en scène qui me semblent intéressants.
Récemment, j’étais au théâtre de Nesle pour y voir une pièce d’Oscar Wilde, « Salomé », jouée par une jeune compagnie méritante.
Après le spectacle et suite à une interview commandée de Christine Farenc, metteur en scène, j’ai souhaité aider (à mon niveau) la troupe en apposant une vignette mentionnant le spectacle sur la page d’accueil de www.Sensitif.fr accompagnée d’une photo du metteur en scène libre de droit adressée par mail par son collaborateur (administrateur du "Théâtre du Voir") qui, après l’insertion sur le site, m’a remercié chaleureusement…
Mardi dans la nuit, je reçois un mail, titré "urgent" du metteur en scène Christine Farenc s’exprimant dans les termes suivants (je ne retouche aucun mot) :
Bonjour Philippe,
J’espère que tu vas bien.
Je voudrais te signaler qu’en tapant mon nom sur Internet, on arrive rapidement sur une mention nominative et individualisée me reliant au mensuel sensitif.fr qui annonce très clairement la diffusion de l’actualité gay et lesbienne et qui m’associe à une promotion d’ordre communautariste, dans laquelle je ne me reconnais pas .
Je te demande donc de retirer du site, dès aujourd’hui, l’article, la photo et le lien qui me concernent, et de ne pas prévoir de publication écrite dans la version papier non plus, qui me mettrait en référence personnelle.
Je suis convaincue de la bonne intention première de promotion du travail de la compagnie et t’en remercie, mais cette communication là ne me semble pas appropriée.
Tiens moi au courant.
Christine Farenc
Je dirais simplement ceci :
Notre société est constituée de personnes ayant leur caractère et leur identité. Catholiques, socialistes, juifs, homos, musulmans, gens de droite, de gauche ou du centre, chinois, protestants, francs-maçons, chasseurs, que sais-je encore…Reconnaitre toutes ces différences serait du communautarisme ?..Encore faudrait-il définir ce mot, tel n’est pas mon objet. Il est certain par contre que ces gens s’expriment, certains disposent de leur support, de leur radio et en tous cas, tous fondent la société française.
Je note que l’on brandit la peur du communautarisme lorsqu’on entend repousser des choses qui nous gène (au passage parler d’un spectacle n’ayant rien de gay sur un site comme Sensitif est, du coup, tout sauf communautariste…pardon de dire des évidences) !
Autre chose : lorsque l’on œuvre dans le monde du spectacle, l’on s’adresse au public. Non seulement on accepte mais encore on demande que l’on parle de vous. C ‘est pourquoi les spectacles à l’affiche rémunèrent quand ils le peuvent – parfois à prix d’or – des attachés de presse chargés de faciliter ce travail de communication dans les medias. Il m’est arrivé d’entendre "Parlez de nous, même en mal, mais parlez de nous ! "
Il serait naïf, (pour ne pas dire plus) de craindre d’être associé à ces médias tant recherchés : le fait d’avoir un article dans l’Huma signifie-t-il que l’on soit communiste ? Refuserait-on un article dans La Croix au motif que ce quotidien est catholique ? Non, à moins d’avoir des blocages particuliers. Et c’est bien là que le bas blesse !
Rejeter un site tel que Sensitif alors que l’on monte une pièce de l’auteur qui s’est battu pour « l’amour qui n’ose pas dire son nom » est désolant…
Oscar Wilde (auteur communautariste ?) doit se retourner dans sa tombe !
Enfin, il existe chez nous un principe sacré, bafoué dans trop de pays : la liberté de la presse. Ce principe est bâti sur le fait qu’un journaliste s’exprime comme il l’entend, de la façon dont il le souhaite, sans recevoir ni de conseils, ni de consignes, encore moins d’ordres. Il serait bon de ne pas l’oublier !
Quant à moi, je retourne à mon travail, heureux de trouver le plus souvent sur mon chemin du talent et de la générosité !
Philippe Escalier
www.sensitif.fr