Jacques Chirac : rester ? Pour quoi faire ?

 

Devenue la risée de l’Europe, le France accumule les handicaps. Un référendum sublimement perdu, un pouvoir affaibli et maintenant un premier ministre jouant les matamores (face à l’opinion publique) et les marionnettistes (avec le Président de la République), ce pays est dans un bien triste état.

 

Incapable de trancher dans le sens de l’intérêt national (cette loi est bonne on l’applique, elle est imparfaite on la retire…au lieu de quoi, on la promulgue sans l’appliquer, une solution -inconstitutionnelle !- offrant 100% d’inconvénients et aucun avantage !), Jacques Chirac vient de démontrer qu’il n’était plus apte à faire les choix élémentaires qu’imposent l’intérêt du pays.

 

Laissant libre cours à des grèves et des manifestations à répétition – et pour quoi au fait ? -,  le duo Chirac-de Villepin démontre sa nocivité. Du piège qui vient de se refermer sur lui, mais dont les Français vont payer les conséquences, on ne pourrait sortir que par le départ précipité de Jacques Chirac qui réussit le prodige de rendre séduisante et attirante une gauche pourtant totalement déconfite, démago et ringarde !

 

Il serait grand temps de partir, Monsieur le Président !

 

Philippe Escalier

 

On pensera de l’homme ce que l’on voudra. Mais sur un plan politique, VGE a prouvé que depuis qu’il n’était plus au pouvoir, ses prises de position étaient tout sauf sottes.

Voici son avis publié sur le CPE avec lequel, mot pour mot, nous sommes d’accord.

 

Valéry Giscard d’Estaing plaide pour une abrogation du CPE

LEMONDE.FR | 09.04.06 | 08h37  •  Mis à jour le 09.04.06 | 08h37

Dans une tribune publiée dimanche 9 avril dans le Journal du dimanche, et intitulée "Pour sortir du bourbier", l’ancien président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, ne mâche pas ses mots : "le spectacle donné par la France pendant ces dernières semaines (…) a été consternant" et "la désorganisation des institutions a atteint un niveau inconnu depuis le début de la Ve République".

 

Ses critiques, il les adresse d’abord au chef de l’Etat. "Le président de la République, auquel la Constitution fixe comme première mission de ‘veiller au respect de la Constitution’, a signé et promulgué une loi votée par la Parlement. D’une manière surprenante, il annonce le même jour que cette loi ne sera pas appliquée. En vertu de quels pouvoirs ?", s’interroge-t-il.

"Il est grand temps de sortir de ce bourbier", assène-t-il, car "le fonctionnement normal des institutions doit être rétabli".

Sans parler nommément du premier ministre, il en appelle à l’exécutif. "Le gouvernement devrait inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres un projet de loi comportant comme seul article l’abrogation de l’article 8 de la loi instaurant le contrat première embauche", annonçant "simultanément l’entrée en vigueur du reste de la loi", poursuit-il.

C’est "au gouvernement de reprendre l’initiative par un geste clair et sans équivoque", estime l’ancien président. "On objectera qu’il s’agit d’un recul consistant à céder aux pressions de la rue. Le recul a eu lieu lorsqu’on a décidé de ne pas appliquer la loi ! Ce serait plutôt une remise en ordre", affirme-t-il.

Quelle serait l’alternative ? "Attendre le pourrissement", souligne-t-il. Avant de condamner une solution qui "prolonge le désordre des institutions", "fragilise et risque de diviser la majorité, en l’obligeant à voter seule un texte de compromis combattu par l’opposition, accepté du bout des lèvres par les partenaires sociaux", et "vide de toute façon le CPE de son contenu incitatif".

 

 

 

L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo

 

L’institution fêtera ses cent cinquante ans l’an prochain. Cette vieille dame, habituée à se faire courtiser par les chefs les plus prestigieux, a retrouvé une seconde jeunesse avec Marek Janowski, son nouveau directeur artistique et musical depuis 2000. Visite guidée à travers l’histoire de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo que préside la Princesse de Hanovre.

 

 

Pas plus grand qu’un ensemble de musique de chambre au moment de sa création en 1856, l’Orchestre s’élargit rapidement pour devenir une formation symphonique spécialiste des répertoires français, germaniques et russes. Quand en 1879, Charles Garnier ajoute à l’Opéra de Monte-Carlo, inauguré en 1963, une nouvelle salle qui porte son nom – où Caruso et Chaliapine vont se produire –, l’orchestre peut ajouter le lyrique à ses attributions. En 1911, les Ballets de Serge Diaghilev s’installent dans la Principauté et génèrent une période de création particulièrement riche.

 

Phare du rayonnement artistique de Monaco qui consacre 7% de son budget à la culture, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a été dirigé par une série de grands chefs parmi lesquels Arturo Toscanini, Bruno Walter, Léonard Bernstein ou Lorin Maazel. Les représentations données pour le public monégasque dans les 2000 places du Grimaldi Forum ou dans l’auditorium Rainier III, les tournées organisées à l’étranger ainsi que sa participation à de nombreux festivals (dont naturellement le Printemps des Arts de Monte-Carlo), lui permettent d’asseoir une réputation internationale dopée par l’arrivée de Marek Janowski en septembre 2000.

 

Né à Varsovie en 1939, ce chef, discret et exigeant, actuel patron de trois orchestres, a passé seize ans à la tête du Philharmonique de Radio France qu’il a littéralement métamorphosé. C’est dire si son arrivée sur le Rocher était porteuse d’espoirs. De fait, des évolutions majeures se sont rapidement dessinées. Marek Janowski a lancé des recrutements en vue de rajeunir l’orchestre – la moyenne d’âge oscille actuellement entre 30 et 35 ans – et de porter l’effectif à une centaine de musiciens. Il a également défini un meilleur équilibre entre les répertoires classiques et contemporains, tout en multipliant les initiatives propres à orienter le jeune public vers les concerts.

 

À côté de la trentaine de rendez-vous fixés chaque année avec les mélomanes de la Principauté, dont certains pourront se dérouler, à partir du 4 décembre 2005, dans la salle de l’Opéra Garnier nouvellement restaurée, Marek Janowski, pour sa sixième saison à la tête de l’orchestre, entamera une tournée en Allemagne et en Autriche et poursuivra la collaboration mise en place avec le Chœur de la Radio de Berlin voici cinq ans.

 

Après avoir vécu de multiples évolutions, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la baguette d’un chef prestigieux, est à même de prouver, comme le disait Marcel Pagnol, « qu’à l’ombre de l’olivier et sur le bord de la mer latine, les arts peuvent encore vivre. »

 

 

Philippe Escalier

www.sensitif.fr

 

 

Renseignements et location : +00 377 98 06 28 28 ou sur internet : www.opmc.mc

 

 

 

Marianne James à visage découvert sur SENSITIF

 

Pour les fans, et ils sont nombreux, mais aussi pour tous les autres, l’interview de Marianne James est en ligne sur le site de Sensitif.fr

 

Soit vous téléchargez le magazine, (il n’est pas très lourd, cela prend quelques secondes) soit vous allez dans l’onglet Interview du mois. Dans tous les cas, bonne lecture…

 

Et merci pour votre visite !

 

 

 

Philippe

http://www.sensitif.fr

Romance

 

 

Quelle histoire ! Dès les premiers instants, il apparait évident qu’il va se dérouler sous nos yeux des choses bizarres et l’on n’est pas déçu ! Dans l’enceinte d’un tribunal, un procès présidé par un juge hypocondriaque au comportement assez curieux (joué par Yves Gasc dont il faut saluer la prestation comique exceptionnelle), va rapidement s’orienter vers le burlesque absolu. « Romance » est véritablement une histoire folle (qu’il n’est guère utile de la raconter, du reste elle est inracontable !) dans laquelle David Mamet s’en donne à cœur joie et traite les sujets les plus ardus (homosexualité, antisémitisme, conflit israélo-palestinien) à travers le prisme de la dérision totale. Grâce au laissez-passer fourni par un humour ravageur auquel il est impossible de résister, cette farce totale s’affranchir allégrement du politiquement correct et vient de moquer des inepties du monde actuel. Entre deux fous rires, vous allez apprendre quelle influence le lave-vaisselle peut avoir sur la vie conjugale.

 

 

Philippe Escalier

www.sensitif.fr

 

 

Tristan Bernard : 64 rue du Rocher 75008 Paris – M° Villiers – du mardi au samedi à 21h & samedi à 18h – 01 45 22 08 40

A magazine is born

Plus de 70 000 visites sur ce blog !

 

 

Et dans quelques jours, le 17 mars exactement, un nouveau magazine gratuit qui sort à Paris (il sera téléchargeable sur le site internet). Encore imparfait, demande à être amélioré au fil des mois… Pour des infos, des suggestions pour sortir, des regards differents, l’envie de se sentir plus solidaires. Etre utile, tout simplement.

 

 

 

SENSITIF

www.sensitif.fr

SOS Homophobie

 

 

Créée il y a 12 ans, comprenant une quarantaine de membres actifs, cette association nationale est à la pointe du combat pour le respect des gays et des lesbiennes. Flannan Obé, son président depuis juin 2005, s’exprime sur les actions menées par SOS Homophobie.

 

Où se déroulent les cas les plus fréquents d’homophobie et comment réagissez-vous ?

Les témoignages font état de difficultés sur le lieu de travail et en second lieu de problèmes de voisinage. On est d’abord là pour entendre les victimes qui ne sont pas entendues dans cette souffrance. C’est pourquoi nous sommes tous formés à l’écoute. Ensuite, nous les conseillons sans jamais prendre de décisions à leur place. Notre angle d’attaque consiste à rendre utile ce qui existe déjà comme l’inspection du travail. SOS peut aussi intervenir par un courrier officiel rappelant que certains agissements tombent sous le coup de la loi.

 

Vous intervenez aussi en justice, comme lors du procès du député Vanneste qu’avec le Sneg et Act-up vous avez gagné en première instance.

Oui, c’est le premier procès utilisant la loi du 30 décembre 2004 condamnant l’homophobie dans la presse. Dans le cadre de l’hémicycle, ses propos étaient couverts par l’immunité parlementaire. Mais il a récidivé dans La Voix du Nord et là, il tombait sous le coup de la loi. C’est un procès emblématique. On ne peut pas laisser un représentant de la nation tenir pareil discours, qui nourrit le sentiment d’impunité des homophobes.

Nous sommes une association de républicains convaincus. On ne demande ni plus de droits, ni à être protégés davantage. Il faut une défense particulière pour des gens discriminés, non des droits particuliers. On veut l’égalité des droits et l’égalité des droits en tout !

 

Votre action n’est pas uniquement répressive ?

Non ! Notre but est de passer par la formation, la répression étant le dernier recours. Depuis 4 ans, nous avons créé l’IMS (Intervention en Milieu Scolaire) pour intervenir à la demande d’un prof ou d’un élève, partout en France. De la même façon, nous gérons un module de sensibilisation dans les écoles de police. Il faut informer, sortir du fantasme et de la peur dans lesquelles l’homophobie se développe comme le racisme ou l’antisémitisme.

 

D’où provient votre financement ?

Vaste programme… enfin, pas si vaste que cela ! Nous n’avons aucune subvention permanente de qui que ce soit ! Il faut redemander, faire des dossiers. SOS organise quelques soirées aux Follivores ou au Tango. Certains spectacles (comme Torch Song Trilogy) donnent des représentations à notre profit. Il y a aussi les adhérents. Enfin, grâce à l’aide discrète et élégante de la Fondation Pierre Bergé, nous pouvons éditer notre rapport annuel.

 

Ce combat n’est pas uniquement celui des homos ?

Non, SOS accueille des hétéros et c’est important. Ce combat est celui de tout le monde. Si les choses vont mieux, comparées à d’autres pays et à quelques années en arrière, il ne faut surtout pas s’endormir car il y a encore trop de situations inacceptables. Pour cela, il faut parler. Aujourd’hui les victimes ne veulent plus se taire. Elles ont raison : le problème c’est l’homophobie, pas l’homosexualité ! Pour ce combat qui est celui de tous, homos et hétéros confondus, il nous faut de l’aide. Alors adhérez ! Adhérez !

 

Propos recueillis par Philippe Escalier pour

Sensitif – www.sensitif.fr

 

http://www.sos-homophobie.org – N° Azur : 0 810 108 135

 

Notre photo : Flannan Obé, Président de SOS Homophobie

 

Christine Farenc recidive

 

Suite du feuilleton : j’apprends que la metteur en scène Christine Farenc (avec l’administrateur du "Théâtre du Voir"), vient de porter plainte contre moi… !

On nage en plein délire… c’est plus Salomé, c’est Ubu Roi !

 

L’allégation de diffamation est infondée (pour ne pas dire farfelue puisqu’elle consiste à confondre "des choses qui ne me plaisent pas mais qui sont exactes" avec "des choses fausses et mensongères"). Cette plainte aura, naturellement, la suite qu’elle mérite 

 

J’aurais peut-être l’occasion de raconter, un peu plus tard, l’accueil au commissariat. D’un mot, je souhaitais dire qu’il a été exemplaire.

 

Marianne James a pris la place de Christine Farenc. Marianne James est donc sur la home page de www.sensitif.fr

Sans m’avancer, je pense pouvoir dire que nous n’avons pas perdu au change !

En effet, cette grande dame donne une interview très attachante de 3 pages au magazine (communautaire mais ouvert !) gratuit Sensitif qui sort dans quelques jours dans tous les lieux branchés de Paris (il n’est pas interdit de se faire un peu de pub ) ! Interview qui sera sur Artisthea lorsque Sensitif sera sorti. A noter que Marianne James, elle, m’a pas songé à s’en plaindre, ni à demander que l’on retire son visuel…Bizarre non ?

 

 

Philippe Escalier

www.sensitif.fr

 

 

_____________________RAPPEL DES FAITS _________________________

 

Découvreur de spectacles, j’ai pour ambition, ici ou là, de parler de troupes, de comédiens ou de metteurs en scène qui me semblent intéressants.

 

Récemment, j’étais au théâtre de Nesle pour y voir une pièce d’Oscar Wilde, « Salomé », jouée par une jeune compagnie méritante.

 

Après le spectacle et suite à une interview commandée de Christine Farenc, metteur en scène, j’ai souhaité aider (à mon niveau) la troupe en apposant une vignette mentionnant le spectacle sur la page d’accueil de www.Sensitif.fr accompagnée d’une photo du metteur en scène libre de droit adressée par mail par son collaborateur (administrateur du "Théâtre du Voir") qui, après l’insertion sur le site, m’a remercié chaleureusement…

 

Mardi dans la nuit,  je reçois un mail, titré "urgent" du metteur en scène Christine Farenc s’exprimant dans les termes suivants (je ne retouche aucun mot) :

 

Bonjour Philippe,

 

J’espère que tu vas bien.

 

Je voudrais te signaler qu’en tapant mon nom sur Internet, on arrive rapidement sur une mention nominative et individualisée me reliant au mensuel sensitif.fr qui annonce très clairement la diffusion de l’actualité gay et lesbienne et qui m’associe à une promotion d’ordre communautariste, dans laquelle je ne me reconnais pas .

Je te demande donc de retirer du site, dès aujourd’hui, l’article, la photo et le lien qui me concernent, et de ne pas prévoir de publication écrite dans la version papier non plus, qui me mettrait en référence personnelle.

Je suis convaincue de la bonne intention première de promotion du travail de la compagnie et t’en remercie, mais cette communication là ne me semble pas appropriée.

 

Tiens moi au courant.

 

 

Christine Farenc

 

 

 Je dirais simplement ceci :

 

Notre société est constituée de personnes ayant leur caractère et leur identité. Catholiques, socialistes, juifs, homos, musulmans, gens de droite, de gauche ou du centre, chinois, protestants, francs-maçons, chasseurs, que sais-je encore…Reconnaitre toutes ces différences serait du communautarisme ?..Encore faudrait-il définir ce mot, tel n’est pas mon objet. Il est certain par contre que ces gens s’expriment, certains disposent de leur support, de leur radio et en tous cas, tous fondent la société française. 

 

Je note que l’on brandit la peur du communautarisme lorsqu’on entend repousser des choses qui nous gène (au passage parler d’un spectacle n’ayant rien de gay sur un site comme Sensitif est, du coup, tout sauf communautariste…pardon de dire des évidences) !

 

Autre chose : lorsque l’on œuvre dans le monde du spectacle, l’on s’adresse au public. Non seulement on accepte mais encore on demande que l’on parle de vous. C ‘est pourquoi les spectacles à l’affiche rémunèrent  quand ils le peuvent – parfois à prix d’or –  des attachés de presse chargés de faciliter ce travail de communication dans les medias. Il m’est arrivé d’entendre "Parlez de nous, même en mal, mais parlez de nous ! "

 

Il serait naïf, (pour ne pas dire plus) de craindre d’être associé à ces médias tant recherchés : le fait d’avoir un article dans l’Huma signifie-t-il que l’on soit communiste ? Refuserait-on un article dans La Croix au motif que ce quotidien est catholique  ? Non, à moins d’avoir des blocages particuliers. Et c’est bien là que le bas blesse !

 

Rejeter un site tel que Sensitif alors que l’on monte une pièce de l’auteur qui s’est battu pour « l’amour qui n’ose pas dire son nom » est désolant…

 

Oscar Wilde (auteur communautariste ?)  doit se retourner dans sa tombe !

 

Enfin, il existe chez nous un principe sacré, bafoué dans trop de pays : la liberté de la presse. Ce principe est bâti sur le fait qu’un journaliste s’exprime comme il l’entend, de la façon dont il le souhaite, sans recevoir ni de conseils, ni de consignes, encore moins d’ordres. Il serait bon de ne pas l’oublier !

 

Quant à moi, je retourne à mon travail, heureux de trouver le plus souvent sur mon chemin du talent et de la générosité ! 

 

Philippe Escalier

www.sensitif.fr

 

Pygmalion

“Shaw“ must go on !

 

Connu du grand public grâce à My Fair Lady, comédie musicale signée George Cukor, la pièce de George Bernard Shaw est à l’affiche du théâtre Comedia mise en scène par Nicolas Briançon avec Barbara Schulz dans le rôle d’Eliza Doolittle.

 

 

Barbara Schulz : l’énergie et la grâce

 

Le duo qu’elle forme avec Nicolas Vaude assure actuellement à Pygmalion un succès qui fera des jaloux. Rencontre souriante et décontractée avec une comédienne pétillante dans la vie comme sur scène.

 

Depuis vos débuts, vous n’avez eu que de très beaux rôles. Lequel vous a le plus marquée ?

Le public m’a connue avec Joyeuses Pâques et m’a assimilée à la fille marrante du Boulevard. Mais Antigone a marqué le début de plein de choses. Cette pièce m’a rassurée en me montrant que je pourrais être crédible dans la tragédie. Pour moi, c’était plus qu’un rôle, c’était une mission !

 

Comment se passe votre cohabitation avec les deux Nicolas ?

Idéalement ! Avec Nicolas Briançon, je suis en terrain de connaissance, je savais que je pouvais le suivre aveuglément. Avec Nicolas Vaude, nous avons la même énergie de jeu, la même vitesse, les mêmes défauts…

 

Lesquels ? 

(rires)… Parler parfois trop vite, mais bon, pour Pygmalion ça tombe bien ! En tout cas, entre nous cela a fonctionné tout de suite. Un peu trop même… puisqu’il vient chiper mes gâteaux dans la loge quand je ne suis pas là !

 

Est-ce pour cela que sur scène  vous lui jetez vos pantoufles à la figure… ce qui pourrait être dangereux !

J’ai un strabisme divergent qui fait que je suis nulle pour viser ! J’ai dit à Nicolas “ne t’inquiète pas, je vais te viser mais je ne t’aurai jamais” ! Mais à force de m’entraîner, je me demande si je ne vais pas finir par l’avoir !

 

Avez-vous conscience qu’avec cette pièce vous allez aux Molière ?

Non, pas du tout ! Vous savez, je me vois toujours petite ! J’ai l’impression que je ne peux prétendre qu’à des récompenses comme l’espoir ou à la révélation. Ensuite, je me dis “mais zut, tu as 33 ans, tu es une femme, tu as un enfant !”.

 

Une jolie petite fille qui explique que depuis quelques mois, vous ayez pris un peu de recul !

Oui, j’ai d’abord voulu penser à mon bébé et puis je savais que j’allais faire Pygmalion, alors j’ai été un peu feignante. Je n’avais pas envie d’autre chose.

 

Avec la nature que vous avez, vous parvenez à rester sans rien faire ?

Pas vraiment parce que j’ai mauvaise conscience. Quand je joue, je suis incapable de me reposer parce que j’ai toujours le cœur qui fait boum-boum !

 

Ça s’arrête quand ?

Quand je dors ! En fait, ce n’est pas vraiment du trac, c’est un état particulier de fébrilité. Mis à part lors des premières représentations, je n’ai jamais peur avant d’entrer en scène où je m’amuse vraiment.

 

Avec Pygmalion, tout repose sur vous et Nicolas Vaude. N’est-ce pas éprouvant ?

Jusqu’à présent, j’ai toujours eu des “boucliers“. Si ma première pièce a été faite avec des amateurs, j’ai enchaîné avec Jérôme Savary à Chaillot. Ensuite j’ai joué avec Depardieu, puis Arditi, enfin en compagnie de Robert Hossein. J’étais Antigone certes, mais Hossein était là. Et maintenant, en effet, il n’y a que nous deux !

 

Vous êtes en train de devenir des “boucliers“ !

Vous voulez dire qu’on est plus des “petits“ ?

 

Exactement !

 

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La pièce

 

En adaptant à l’Angleterre du XIXe siècle le mythe grec de Pygmalion, jeune sculpteur qui façonne une statue de femme d’une beauté parfaite, George Bernard Shaw a écrit une comédie irrésistible, pleine de subtilité.

 

L’excentrique professeur Higgins est un éminent linguiste, indécrottable “vieux garçon“ malgré son jeune âge. Au sortir d’un théâtre, il croise le chemin d’une jeune fleuriste mal dégrossie. Suite à un pari, il entreprend d’en faire en quelques mois une femme du monde reçue dans les plus hautes sphères. De cette formation à base d’impossibles exercices de prononciation et de cours de maintien éclôt une femme sublime qui, à son tour, va transformer la vie de son mentor en lui laissant découvrir l’amour.

 

Après avoir vu et revu la mythique comédie musicale qu’en 1964 George Cukor a tirée de la pièce de Bernard Shaw – avec Rex Harrison et Audrey Hepburn –, on ne peut aller voir Pygmalion sans quelques appréhensions. Barbara Schulz et Nicolas Vaude font tomber toutes nos craintes. Aussi fascinant l’un que l’autre, ils campent leurs deux personnages avec une force et une vérité devant lesquels même les critiques les plus ronchons vont devoir déposer les armes. Accompagnés notamment de Danièle Lebrun et d’Henri Courseaux, dans les très beaux décors de Jean-Marc Stehle, ces deux magnifiques comédiens nous font revivre les péripéties de la vie agitée d’un duo qu’au départ tout oppose. Mis en scène par Nicolas Briançon, ce texte irrésistiblement drôle, misogyne en apparence mais en réalité féroce envers les hommes et la bonne société, nous fait passer par toutes les émotions. En nous apportant du bonheur, le théâtre donne ce qu’il a de plus beau.

 

Philippe Escalier

www.sensitif.fr

Etroitesse d’esprit

 

 

Découvreur de spectacles, j’ai pour ambition, ici ou là, de parler de troupes, de comédiens ou de metteurs en scène qui me semblent intéressants.

 

Récemment, j’étais au théâtre de Nesle pour y voir une pièce d’Oscar Wilde, « Salomé », jouée par une jeune compagnie méritante.

 

Après le spectacle et suite à une interview commandée de Christine Farenc, metteur en scène, j’ai souhaité aider (à mon niveau) la troupe en apposant une vignette mentionnant le spectacle sur la page d’accueil de www.Sensitif.fr accompagnée d’une photo du metteur en scène libre de droit adressée par mail par son collaborateur (administrateur du "Théâtre du Voir") qui, après l’insertion sur le site, m’a remercié chaleureusement…

 

Mardi dans la nuit,  je reçois un mail, titré "urgent" du metteur en scène Christine Farenc s’exprimant dans les termes suivants (je ne retouche aucun mot) :

 

Bonjour Philippe,

 

J’espère que tu vas bien.

 

Je voudrais te signaler qu’en tapant mon nom sur Internet, on arrive rapidement sur une mention nominative et individualisée me reliant au mensuel sensitif.fr qui annonce très clairement la diffusion de l’actualité gay et lesbienne et qui m’associe à une promotion d’ordre communautariste, dans laquelle je ne me reconnais pas .

Je te demande donc de retirer du site, dès aujourd’hui, l’article, la photo et le lien qui me concernent, et de ne pas prévoir de publication écrite dans la version papier non plus, qui me mettrait en référence personnelle.

Je suis convaincue de la bonne intention première de promotion du travail de la compagnie et t’en remercie, mais cette communication là ne me semble pas appropriée.

 

Tiens moi au courant.

 

 

Christine Farenc

 

 

 Je dirais simplement ceci :

 

Notre société est constituée de personnes ayant leur caractère et leur identité. Catholiques, socialistes, juifs, homos, musulmans, gens de droite, de gauche ou du centre, chinois, protestants, francs-maçons, chasseurs, que sais-je encore…Reconnaitre toutes ces différences serait du communautarisme ?..Encore faudrait-il définir ce mot, tel n’est pas mon objet. Il est certain par contre que ces gens s’expriment, certains disposent de leur support, de leur radio et en tous cas, tous fondent la société française. 

 

Je note que l’on brandit la peur du communautarisme lorsqu’on entend repousser des choses qui nous gène (au passage parler d’un spectacle n’ayant rien de gay sur un site comme Sensitif est, du coup, tout sauf communautariste…pardon de dire des évidences) !

 

Autre chose : lorsque l’on œuvre dans le monde du spectacle, l’on s’adresse au public. Non seulement on accepte mais encore on demande que l’on parle de vous. C ‘est pourquoi les spectacles à l’affiche rémunèrent  quand ils le peuvent – parfois à prix d’or –  des attachés de presse chargés de faciliter ce travail de communication dans les medias. Il m’est arrivé d’entendre "Parlez de nous, même en mal, mais parlez de nous ! "

 

Il serait naïf, (pour ne pas dire plus) de craindre d’être associé à ces médias tant recherchés : le fait d’avoir un article dans l’Huma signifie-t-il que l’on soit communiste ? Refuserait-on un article dans La Croix au motif que ce quotidien est catholique  ? Non, à moins d’avoir des blocages particuliers. Et c’est bien là que le bas blesse !

 

Rejeter un site tel que Sensitif alors que l’on monte une pièce de l’auteur qui s’est battu pour « l’amour qui n’ose pas dire son nom » est désolant…

 

Oscar Wilde (auteur communautariste ?)  doit se retourner dans sa tombe !

 

Enfin, il existe chez nous un principe sacré, bafoué dans trop de pays : la liberté de la presse. Ce principe est bâti sur le fait qu’un journaliste s’exprime comme il l’entend, de la façon dont il le souhaite, sans recevoir ni de conseils, ni de consignes, encore moins d’ordres. Il serait bon de ne pas l’oublier !

 

Quant à moi, je retourne à mon travail, heureux de trouver le plus souvent sur mon chemin du talent et de la générosité ! 

 

Philippe Escalier

www.sensitif.fr

 

Passez-moi Dieu s’il vous plait

Les hommes se sont toujours servis de la religion pour asservir.

Depuis peu, l’Europe est sortie de l’oppression religieuse dont il reste encore des traces non négligeables (voir les réactions hystériques de l’Église espagnole face à la loi autorisant le mariage homosexuel par exemple.)

Les événements qui se déroulent ces jours-ci au Moyen-Orient, dirigés contre le Danemark et la Norvège notamment, ne manquent pas d’inquiéter. Plus inquiétants encore, les compromis que certains pays sont obligés de faire pour préserver leurs intérêts économiques et surtout la récupération de ses agissements par des mouvements religieux musulmans implantés sur le sol de pays européens et qui doivent nous interroger.

Pour l’heure, il convient de saluer la position courageuse du gouvernement danois présidé par Anders Fogh Rasmussen qui n’entend pas intervenir dans le débat et respecte, ce qui est tout à son honneur, la liberté de la presse, sans céder aux pressions et aux violences de ceux qui n’hésiteront jamais à tuer au nom d’un dieu qu’ils ont fait à leur image !

La liberté est un droit sacré, pour lequel il faut se battre, toujours et sans répit.

 

Philippe Escalier

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